Editoriaux - Religion - Société - 8 mai 2019

La coupe est pleine !

Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui lui revient… Il y a César, et il y a Dieu.

César, c’est la vie quotidienne du Français lambda saoulé d’allusions au ramadan quand il achète ses lardons au centre Leclerc (et cela va durer un mois…).

César, c’est la cité, la vie politique, l’engagement de l’élu, le temporel.

César, c’est le combat politique quotidien. C’est la lutte, ou pas, contre l’islamisme qui gangrène la société et, petit à petit, nos institutions et notre vie quotidienne : écoles, armée, transports, associations de quartier…, résultat de tant et tant de compromissions et de soumissions plus ou moins volontaires (en politique, naïveté et angélisme sont des fautes éminemment graves).

César, c’est notre combat quotidien, à nous, élus ET catholiques, élus catholiques. Notre foi n’est pas une bannière politique. La foi ne s’affiche pas, elle se vit ; elle vient évidemment renforcer l’engagement politique, elle y ajoute également les notions de fidélité et de persévérance dans cet engagement de l’élu.

Et c’est précisément parce que nous vivons cet engagement catholique que nous sommes amers quand de hauts responsables de l’Église, gangrenés par le marxisme culturel et logiquement gavés de cosmopolitisme, prônent un immigrationnisme forcené. Et cette amertume, ce sentiment de trahison de l’élu n’est que le reflet du sentiment de trahison de nombre de catholiques lorsqu’ils entendent, abasourdis, les déclarations officielles de leurs pasteurs, souhaitant par exemple un bon jeûne du ramadan à nos amis musulmans.

N’y aurait-il donc rien de mieux à faire ? En quelques chiffres, le constat est sans appel : en 2010, 4,5 % de catholiques se rendent à la messe dominicale quand les musulmans sont des pratiquants bien plus assidus (41 % selon Le Figaro). En seulement dix-sept ans, le nombre de prêtres catholiques a été divisé par deux, passant de 28.694, en 1995, à 14.786, en 2017 ; les mariages sont passés de 120.000 à 50.000 et les baptêmes de 400.000 à 230.000 sur la même période.

La politique avant, la foi après ?

À l’occasion de la 104e Journée mondiale du migrant et du réfugié en 2017, le pape François citait 21 mesures soumises aux pays d’accueil. On croirait lire un manifeste de LaREM ou autre, au choix, et en la matière, le choix est vaste !

Ce dimanche 2 mai 2019, lors de son voyage en Bulgarie, le pape, s’inquiétant de l’hiver démographique, invitait les Bulgares à ne pas fermer la porte aux étrangers.

Le 15 mars 2019, lors de l’inauguration de la mosquée de Reims, Monseigneur de Moulins-Beaufort clamait sa « joie de partager ce moment avec les musulmans ». Et la liste est longue…

Si nos pasteurs sont légitimes à se saisir de certains sujets politiques, le salut des âmes et l’évangélisation n’en restent pas moins leur mission essentielle.

Aux verbes favoris de François – accueillir, protéger, promouvoir, intégrer -, je réponds : priez, évangélisez, baptisez, enseignez les nations.

À ce message politique devenu pour le moins ambigu, le cardinal Sarah (Le soir approche et déjà le jour baisse) répond sans ambages :
« J’ai peur que l’Occident ne meure. Il y a beaucoup de signes. Plus de natalité. Et vous êtes envahis, quand même, par d’autres cultures, d’autres peuples, qui vont progressivement vous dominer en nombre et changer totalement votre culture, vos convictions, vos valeurs… »

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