Trois semaines de procès. Du 13 septembre au 1er octobre, douze après-midi, pas moins. Pas pour Nordahl Lelandais ou pour un tueur en série, ni pour une organisation terroriste ; mais pour Alexandre Benalla ! Trois baffes place de la Contrescarpe, assorties de l’usage légèrement abusif par un gommeux narcissique d’un passeport pour happy few, justifient-elles vraiment une telle mobilisation ? Mais qui sait, avec un peu de chance, nous apprendrons peut-être comment un coffre-fort arrive à s’envoler miraculeusement d’un appartement gardé par la

En a-t-on entendu depuis des lustres, des chats-fourrés de la magistrature et de tristes robins du syndicat des petits Cauchon au mur fameux, se lamenter sur leur manque de moyens ! Mais quand on manque de moyens – ce qui est sans aucun doute le cas, à commencer par celui d’incarcérer ceux qui devraient l’être -, la moindre des choses est d’utiliser ceux qu’on possède à bon escient.

On peut douter que ce fut le cas pour « l’affaire » qui vient de se conclure par la relaxe de Marine Le Pen. Gloire au procureur et à tous ceux qui, certainement très soucieux de leur indépendance, ont permis de faire mousser pendant six ans (!) une eau où il n’y avait pas de savon, et qui pourrait même connaître encore un appel du parquet.

Plus de moyens pour faire ça, ce n’est peut-être pas vraiment la peine…

On pense à l’anecdote de ce ministre qui, visitant une administration, s’enquiert auprès du chef de service : « Combien de personnes travaillent ici ? »
– Hum, à peu près la moitié…
Ce qui manque à notre , ne serait-ce pas quelques logisticiens et directeurs des ressources humaines ?

Et ça tombe à pic, une palanquée de spécialistes de ces questions, plus précisément des généraux en retraite, viennent de se rappeler à notre bon souvenir par une lettre bien sentie… Ne voici pas une occasion toute trouvée d’utiliser leurs compétences ?

6 mai 2021

Les commentaires sont fermés sur cette publication.

À lire aussi

7 Français sur 10 veulent voir les étrangers condamnés en France emprisonnés dans leur pays

Quant à l'Algérie, après nous être bien excusés et repentis d'y avoir bâti routes, ponts, …