Voilà, c’est fait. On le sentait, maintenant on le sait : ne sera pas le prochain président des États-Unis. Le coup de grâce ? Le fantasque milliardaire a le Covid, « atteint par un virus qu’il n’a jamais pris au sérieux », déclare France Inter. Il n’y a vraiment que ça de positif chez lui. Tous ses murs n’auront pas pu endiguer cela. En pleine Amérique « #MeToo », il pousse même le vice en emportant avec lui la Première Dame dans sa quarantaine. La belle Melania, « raillée par les humoristes du monde entier, souvent caricaturée en potiche figée », nous dit Gala, n’était de toute façon plus un atout : trop guindée, trop mystérieuse et moins bien habillée que la sémillante épouse du rival démocrate Joe Biden qui, après tout, ne fait pas si vieux, en tout cas moins que Bernie Sanders.

Le débat ? Un naufrage : un homme agressif, usé. Le tout après une nouvelle faute morale et politique, la nomination d’une nouvelle juge à la Cour suprême : catholique, conservatrice, mère de famille nombreuse et qui, d’après France Info, aura une lecture « très rigoriste » sur des « questions très problématiques comme celle de l’avortement, mais également la question de l’immigration ».

Une spirale de défaites, une suite d’échecs, un chemin de croix de raté : voilà à quoi se résume la campagne de Donald Trump, et même tout son trop long mandat qui n’aurait jamais dû commencer. Car Donald Trump ne devait pas être président. Il n’en avait pas le droit. Pas les codes. C’était Hillary Clinton qui devait être présidente. On ne remplace pas Obama, on ne lui succède pas. Sauf si on est une femme, démocrate, ayant surmonté les infidélités de son mâle blanc de mari.

Impossible de « Make America Great Again » si on est à la fois milliardaire et populaire, américain et républicain, politiquement et capilairement incorrect. Ce n’est pas ça, l’Amérique, ce ne peut être cela. L’Amérique, ce sont les séries, c’est New York, c’est le Coca et les success stories. C’est la Californie, Starsky et Hutch, Hollywood, les westerns, Michelle et Hillary. C’est le melting-pot de l’immigration heureuse et de la mondialisation réussie.

Alors voilà, après quatre trop longues années, le cauchemar et, selon Le Monde, « toutes les inquiétudes apparues depuis quatre ans sur la démocratie aux États-Unis » vont enfin se terminer. Mais, au fait, l’élection n’a pas eu lieu ? Ce sont les Américains qui vont voter ? Et les prévisionnistes ne se sont-ils pas déjà largement trompés ?

Pour élire enfin le président américain démocrate, il va falloir être un peu démocrate. Laisser les urnes parler. Et respecter le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Mais il faut bien l’avouer : si les journalistes, les artistes et les acteurs du triste cinéma français pouvaient enfin être écoutés, si même ils pouvaient être les seuls à voter, on en aurait évité, des années de malheurs, des dépouillements interminables et des mauvais présidents aux États-Unis d’Amérique ! « Quatre ans de trumpisme ont largement contribué à fragiliser l’une des plus grandes démocraties du monde. C’est une leçon pour toutes les autres ».Si c’est Le Monde qui le dit…

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