L’utilisation du est suspendu dans une dizaine de pays européens, dont la France. Que peut faire l’Europe, à qui Joe Biden vient de refuser de livrer des doses de vaccins supplémentaires ? Que peut espérer Emmanuel de cette ?

Réponse de Jérôme Rivière au micro de Boulevard .

Une quinzaine de pays d’Europe ont suspendu l’utilisation du vaccin AstraZenaca contre le Covid-19. Y a-t-il une stratégie européenne de vaccination ?

Non, il n’existe aucune stratégie européenne de vaccination. L’Union européenne a tenté de se substituer aux différentes nations en proposant des contrats collectifs. Je vous rappelle que cela ne fait pas partie des compétences de l’Union européenne. Cette dernière n’a même pas su fonctionner correctement en tant que centrale d’achat. Aujourd’hui, nous sommes dans une situation particulièrement défavorable au sein de l’Union européenne. Je donnerai, comme exemple, le . Depuis qu’il est sorti de l’Union européenne, il se débrouille bien mieux pour obtenir son approvisionnement. Comme simple centrale d’achat, c’est un échec.

Les pays européens en ont tiré les conséquences avec des stratégies totalement individuelles et nationales. Nous n’avons même pas de coopérations existantes entre ces différents pays, tant l’échec est flagrant. D’ailleurs, je regrette que nous n’ayons pas eu des coopérations. Au Rassemblement national, nous proposons une Europe des coopérations. On aurait pu se concerter avant avec nos voisins l’, l’Espagne et l’. On ne se concerte pas et nos politiques de suivisme amènent des paniques absolument irréfléchies.

L’Europe a demandé aux États-Unis de lui céder quelques millions de doses de vaccins. Ce à quoi Joe Biden a répondu qu’elles serviraient comme réserve stratégique aux États-Unis. Finalement, on en est réduit à faire la quête auprès de nos alliés.

Ce n’est malheureusement pas simpliste, mais c’est bien la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Certains pays comme la France d’Emmanuel Macron ont choisi de mettre tous leurs œufs dans un seul et même panie, qui est celui de l’Union européenne. Lorsque l’échec est là, c’est un échec terrible pour la France. Pour notre pays, j’aurais souhaité que l’on engage une politique nationale nous permettant d’avoir, nous aussi, des réserves. On doit immédiatement étudier le vaccin russe pour que l’Agence française de la du médicament puisse donner ou non son accord pour que nous puissions négocier, comme l’on fait les Italiens, un contrat de licence permettant de le fabriquer sur place. Il faut s’intéresser au vaccin chinois et demander à notre Agence française de sécurité du médicament de vérifier s’il est bon ou non. On doit explorer toutes les voies et toutes les options, puisqu’il en va de la sécurité des Français.

Emmanuel Macron continue à faire preuve de confiance à l’égard de l’Union européenne. Y a-t-il une forme d’acharnement de la part du président de la République de reconnaître l’Union européenne comme une sorte d’entité supranationale ?

Vous connaissez le proverbe errare humanum est, perseverare diabolicum. Emmanuel Macron persévère. Il l’a fait, il y a un an, avec l’histoire des où il a refusé le contrôle des frontières françaises, aggravant la pandémie en France, alors que l’ensemble des pays européens contrôlaient plus ou moins leurs frontières. Il fait exactement la même chose aujourd’hui. La plupart des grandes nations européennes ont choisi de s’affranchir de cette tutelle de l’Union européenne. Lui, dans une idéologie mortifère pour les Français, continue à dire que rien ne se passera sans l’Union européenne. Il est soumis non pas, comme je peux le lire, à Angela Merkel, mais à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission. Elle n’est qu’une haute fonctionnaire qui n’a aucune notion des peuples et de la responsabilité qui est la sienne aujourd’hui. Je trouve cela extrêmement grave et inquiétant pour le pays.

16 mars 2021

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