Pas une communication politique sur les incendies qui ravagent en ce moment la France sans y voir accolé le « réchauffement climatique ». À chaque épisode caniculaire, chaque incendie, en bref, à chaque coup de chaud, le réchauffement climatique est immédiatement présenté comme la raison numéro un du désastre. Au point de masquer les autres raisons, souvent bien plus concrètes et plus pertinentes. Comme l’a rappelé le Premier ministre Élisabeth Borne, 80 % des incendies sont pourtant dus à une main humaine, qu’elle soit accidentelle ou criminelle.

En Gironde, l’incendie qui gêne les écologistes.

L’incendie de la forêt de La Teste-de-Buch a ainsi mis un coup d’arrêt aux récriminations de la gauche qui dénonçait déjà l’inaction de l’exécutif et les conséquences directes d’une forme de punition divine s’abattant sur la nature. 14.000 hectares de forêts sont déjà partis en flamme. « Deux incendies de cette ampleur et de cette virulence en même temps sur un département, c’est une première en Gironde et même en France », souligne Fabienne Buccio, préfète du département auprès du Monde (18 juillet). Le quotidien parle d’ailleurs de « réfugiés climatiques ». Mais est-ce le cas ? Si le feu ne peut être freiné, c’est parce que cette forêt ne bénéficiait plus d’un « plan simple de gestion de la forêt usagère ». Cette décision du gouvernement avait été prise en juillet 2021, à la suite de la demande de la sénatrice écologiste de Gironde Monique de Marco. Or, dans les plans de gestion forestière sont compris des travaux de prévention d’incendie. En bref, en raison d’un dogmatisme écologiste, la forêt n’avait pas bénéficié d’un quelconque plan incendie qui, certes ne l’aurait pas empêché, mais en aurait drastiquement limité les effets.

Vers des incendies de nature terroriste ?

Aux Sables-d’Olonne, en Vendée, le maire Yannick Moreau a déploré, le 16 juillet dernier, le départ d’une dizaine de feux. « C’est criminel », tempête l’élu vendéen qui espère une juste punition des coupables. Selon les premiers éléments de l'enquête qui est en cours, une partie de ces feux serait due à l’utilisation de mortiers et autres engins pyrotechniques.

Pour l'instant, personne n'évoque une origine terroriste aux les feux qui consument actuellement une partie des forêts françaises. Mais la menace existe. En 2019, les organes de communication de l’État islamique vantaient la terreur par l’incendie. « Le principe est simple : allumer des incendies en utilisant des produits inflammables pour détruire les propriétés des croisés et les tuer avec le feu de l'enfer. Le moudjahid n’a qu’à acheter le produit inflammable qu'il souhaite utiliser, sélectionner sa cible, avant de déterminer le meilleur moment pour passer à l'exécution », affirmait, dans son cinquième numéro, le sympathique média Rumiya, l'organe de presse de Daech. Et le magazine de poursuivre : « Les incendies ne doivent en aucun cas être considérés comme moins efficaces. Ils provoquent de gros dégâts économiquement parlant et un choc émotionnel tout en pouvant être très facilement répétés. Même si de telles attaques ne se traduisent pas toujours par la mort d’ennemis, Allah a promis de récompenser le moudjahid qui leur nuit ou les provoque simplement. » Une information que l’avocat spécialisé Thibault de Montbrial, contacté par SMS, définit comme « parfaitement exacte ». En bref, si les températures caniculaires aggravent le phénomène, force est de constater que le réchauffement climatique n’a aucune responsabilité dans le déclenchement des incendies cités plus haut. La chaleur est un facteur aggravant, mais elle ne provoque pas de tels départs de feux. Comme s’il avait fallu attendre 2022 pour s’apercevoir qu’en effet, il faisait chaud et sec entre juillet et août !

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18 juillet 2022

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