Audio - Editoriaux - Entretiens - Médias - Politique - 24 juillet 2017

Identité-Souveraineté : veines jugulaires de notre architecture programmatique

Le week-end dernier s’est tenu le séminaire du Front national sur la refondation du mouvement. Jean Messiha, qui fut coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen, répond aux questions de Boulevard Voltaire.

Je crois avoir été assez clair dans un certain nombre de tweets sur ce point.
Il ne faut pas confondre les principes et le programme.
Il y a les principes à partir desquels nous déclinons un projet présidentiel.
Ils peuvent être formulés dans un diptyque Souveraineté-Identité ou Identité-Souveraineté.
Souveraineté et Identité sont les deux grandes veines jugulaires de notre architecture programmatique.
Ces deux principes irriguent l’ensemble de notre vision sur tous les sujets qu’ils soient économiques, sociaux, sociétaux, sécuritaires, de défense, etc.
Il ne faut pas confondre les principes desquels procède le programme et le programme lui-même.
Les principes sont effectivement restreints dans la formulation, mais leur implication et les sous-entendus qu’ils impliquent sont énormes.
Le cas de la souveraineté est un bon exemple.
Le mot est prononcé en une fraction de seconde. En revanche, il se décline de multiples façons par la souveraineté économique, monétaire, alimentaire, sanitaire, écologique, énergétique, etc.
Vous voyez bien que nous avons deux colonnes vertébrales, la souveraineté et l’identité. C’est ensuite une question de panachage et de dosage entre ces deux principes traduits en projet. Cela explique la différence de sensibilité.


On a quand même l’impression de deux lignes stratégiques fondamentalement différentes au Front National…

Je ne suis pas d’accord.
Il ne faut pas confondre le cœur du projet présidentiel et la communication politique qui en a été faite.
Les 144 engagements constituent le projet. C’est l’architecture programmatique que nous avons présentée aux Français.
Vous voyez bien que les 144 engagements traitent aussi bien de souveraineté, d’identité et de sécurité.
C’est un projet assez équilibré dans le panachage sécurité-identité.
L’équilibre était d’ailleurs relativement neutre.
On ne peut pas dire que c’était un projet particulièrement identitaire ou souverainiste.
Concernant la communication, nous ne sommes pas maîtres de la façon dont le projet est traité, une fois sorti.
Vous voyez bien que les médias partent d’une idée préconçue et cherchent à l’appliquer sur ce qu’ils voient.
Vous voyez bien sur la dernière séquence, avant même que le séminaire arrive.
Ils disent que oh la la, il y a deux lignes politiques, cela va être un bain de sang, cela va se jouer à couteaux tirés et Florent Philippot joue son va-tout…

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