Grenoble : un candidat LFI embarrassant entre au conseil municipal

Par le passé, il avait déclaré que son équipe n’aurait « pas vocation à faire la chasse aux dealers ».
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Les unions incestueuses donnent parfois naissance à de drôles de créatures. À Grenoble, l’écologiste Laurence Ruffin, battue par le LR Alain Carignon lors du premier tour des municipales, a été contrainte de chercher des alliés en vue du second tour. Elle a ainsi tendu la main aux extrémistes de LFI, qui avaient pourtant déclaré avant les élections que « voter pour Laurence Ruffin, c’est la garantie d’être trompé ». Une petite tambouille qui s’est avérée payante : cette « alliance technique » a permis à Laurence Ruffin d’arriver en tête dimanche soir. Grenoble reste donc à gauche, malgré l’état déplorable de la ville et le bilan désastreux d’Eric Piolle…

Le fruit de cette union de circonstance est aussi l’entrée au conseil municipal de l’Insoumis Allan Brunon, qui figurait en 4e position sur la liste d’union de la gauche. Un profil pour le moins particulier qui avait déjà fait couler beaucoup d’encre. En novembre 2025, il avait défrayé la chronique en déclarant que, s’il arrivait au pouvoir, lui et son équipe n’aurait « pas vocation à faire la chasse aux dealers ». Un message reçu cinq sur cinq dans les cités.

Entre autres propositions délirantes, le jeune homme a proposé la gratuité totale des transports en commun… alors que la ville de Grenoble est endettée à hauteur de 300 millions d’euros et a vu ses dépenses fortement augmenter depuis 2020.

Un représentant caricatural de l’extrême gauche

Sur ses réseaux, Allan Brunon rabâche avec la délicatesse d’une enclume les éléments de langage fournis par son parti. « Front antifasciste », « extrême droite », « génocide »… Des termes qu’il aurait sans doute du mal à définir, mais qui font mouche auprès de son électorat. Ses discours et prises de parole se distinguent par la même finesse, comme ce fut le cas en ce jour de février 2026, où il déclara lors d’un meeting avec Manuel Bompard que l’identité française « n’existe pas ».

Incroyable mais vrai, Allan Brunon serait un « récent diplômé de Sciences Po ». D’aucuns y verraient peut-être l’illustration flagrante de la chute du niveau scolaire et du nivellement par le bas d’institutions autrefois prestigieuses…

Haine et insultes

Au-delà de son niveau intellectuel, le jeune mélenchoniste se distingue surtout par son comportement. On se souvient qu’en 2022, alors qu’il était déjà collaborateur parlementaire pour LFI, Allan Brunon avait suscité l’indignation en moquant la mort d’un jeune militant RN atteint d’un cancer. « Il retrouvera en enfer ses idoles. Les Léon Gaultier, les Pierre Bousquet, et les autres Waffen-SS, fondateurs du FN », avait-il vomi dans un tweet rapidement effacé face au tollé. En 2024, il avait fait partie des jeunes « antifas » qui avaient honteusement perturbé la minute de silence dédiée à Philippine, violée et tuée par un migrant sous OQTF à Paris.

Mis en examen en 2022 pour des faits de diffamation et d’injures publiques à la suite des propos publiés sur les réseaux sociaux, Allan Brunon ne s’est nullement calmé depuis. En septembre 2025, l’homme a été accusé d’avoir traité un Grenoblois de « sale Arabe ». Dans une autre vidéo récente, on le voit s’adresser de manière virulente à un individu, semblant le provoquer en duel et l’inviter à le rejoindre dans la rue pour en découdre. « Sale tapette », peut-on encore entendre dans l’extrait. Pas très LGBT-friendly, tout ça.

Le verdict des urnes est sans appel, et ses effets aussi. En votant pour des candidats LFI tels que M. Brunon, les Grenoblois n’ont que ce qu’ils méritent.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

22 commentaires

  1. N’est-ce pas là encore la droite la plus bête du monde qui permet à l’ultra-gauche de conserver cette ville ? Carignon, 76 ans (vous me direz qu’il n’a que deux ans de plus que Mélenchon), corrompu passé par la case prison, quel merveilleux symbole à proposer aux électeurs ! Il aurait dû avoir le bon goût de s’inscrire en dernière position sur sa liste…

    • Il a payé sa dette à la société, et tout plutôt que LFI! Ceci dit, que les grenoblois se débrouillent, ils ont eu ce qu’ils souhaitaient, et méritent, basta!

  2. Entre cette élue écologiste et cet individu lfiste à priori pas fréquentable , la frontière est pour le moins invisible , car les discours de nombre d’écolos sont plus arrogants et provocateurs que leurs partenaires mélenchonistes . Le narcotrafic a de belles heures devant lui , et les dealers peuvent faire leurs petites affaires dans la ville en toute quiétude. Il est à déplorer que les instances de droite aient remis en place M. Carignon, ses frasques passées ne semblaient pas être un atout de réussite.

  3. Les habitants de Grenoble ont ce qu’ils ont choisi et c’est bien dommage pour cette ville qui était pleine de promesses.

  4. Que les Grenoblois se débrouillent avec ce qu’ils méritent ! Et les près de 39% d’abstentionnistes aussi.

    • Qui donc a encore envie de vivre à Grenoble … Surtout que les Grenoblois qui restent assument leur inconscience et qu’on ne les entendent plus se plaindre

  5. Malgré le bilan catastrophique de l’ex-maire, les grenoblois en redemandent ! Qu’ils assument !

  6. Un désastre pour Grenoble ! Alors que 70% des grenoblois se disaient mécontents de Piolle et voulaient que « ça change »… c’est à n’y rien comprendre. Ou plutôt si, Carignon a fait un très bon travail depuis de nombreuses années avec une équipe efficace pour proposer un programme, mais il aurait dû laisser la tête de liste à quelqu’un d’autre. Que les grenoblois ne viennent pas se plaindre, la situation de la ville ne va que s’aggraver.

  7. Quand on pactise avec le diable on ne doit pas s’étonner d’avoir à faire face à tous ses démons !

  8. Punaise, mais qu’est-ce qu’il est arrivé à la France ? Que font la police, la justice, les politiciens et les élus ? Pas d’article 40 ? Pas de signalement ? On montre, on dénonce, on s’indigne, pour ça nous sommes excellents… et puis ? Rien. Tout continue, en pire. La preuve est là, sous nos yeux, tous les jours.
    Ce mec est élu, et il se comporte ainsi ???
    Ce pays est déjà mort. Il y a eu trop d’infiltration dans tous les organes de l’État, trop de regards détournés et de compromissions.

  9. Quand à Grenoble, on laisse se présenter des anciens repris de justice de droite et de gauche, faut pas s »étonner du résultat et ensuite jouer les vierges effarouchées ! faut pas s’étonner non plus du taux d’abstention !!

  10. Curieux que « médiapart » ne fasse pas la chasse aux « brebis galeuses » de L.F.I, pourtant il y a matière à en rechercher et en trouver.

    • Vous avez déjà entendu qu’un mouton avait égorgé un autre mouton ? …
      Je trouve que la mort de Jospin ce dimanche de deuxième tour est « un signe de L’HISTOIRE DE FRANCE » …
      Il est celui qui a « laisser faire » ! … Le pourrissement arrive à sa putréfaction et il « se barre » pour ne pas voir NI entendre ce que ses décisions ont eu comme impact sur la société civile française ! …

    • @pinomajo

      C’est Frontières d’Eric Tégner qui s’est consacré à cette tâche en publiant un magazine sur les 100 brebis galeuses de LFI.

Commentaires fermés.

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