Le XXIe siècle s’ouvre sur le mandat de car il remet en cause l’illusion de la heureuse et de la fin de l’Histoire. Donald est la conséquence de la montée des populismes dans un Occident tiraillé par les deux grands défis du troisième millénaire que sont l’explosion démographique de l’hémisphère sud déversant son trop-plein dans l’hémisphère nord et la montée en puissance de l’.

“The” Donald n’est pas un politicien de carrière aveuglé par l’idéologie mais un pragmatique riche de sa longue expérience d’entrepreneur l’animant d’un bon sens donnant des résultats impressionnants. Grâce à ses baisses de taxes sur les entreprises, à ses dérégulations massives, à ses renégociations des traités commerciaux et ses sanctions envers la Chine, l’ américaine renoue avec la prospérité d’avant les chocs pétroliers, affichant 4 % de croissance au dernier trimestre et un taux de chômage particulièrement bas de 3,7 %, bénéficiant, entre autres, aux minorités ethniques qui n’ont jamais été autant employées.

À ces succès économiques s’ajoutent de grandes victoires diplomatiques : sa rencontre avec le dictateur nord-coréen a stoppé des tirs des missiles qui duraient depuis des années ; son soutien aux milices arabo-kurdes du Front syrien libre et son laisser-faire accordé aux troupes irakiennes ont eu raison du proto-État islamique ; son retrait de l’ et l’imposition de nouvelles sanctions asséchant l’économie des mollahs entravent leur expansion au et sa guerre économique déclarée à l’empire du Milieu gêne sa montée en puissance.

Néanmoins, malgré ces réussites, le “trumpisme” souffre de quelques limites. Dans le domaine migratoire, si les saillies de sa campagne musclée et sa volonté de construire un mur frontalier avec le (qui verra probablement le jour avant la fin de son mandat, en dépit des réticences du Congrès) ont, à elles seules, réduit l’immigration illégale de 73 %, rien n’est réellement décidé pour amoindrir l’immigration légale d’un million d’entrées annuelles.

Plus encore, la fin de toute immigration n’empêcherait pas le Grand Remplacement de population du fait d’une dynamique démographique favorable aux minorités ethniques (les nourrissons blancs étant déjà minoritaires, et l’ensemble des Européens le sera vers 2040). Or, comme le rappelle le politologue Patrick Buchanan, les minorités ne se pensent pas comme membres de la nation américaine mais mettent leurs intérêts communautaires devant ceux du pays, favorisant ainsi sa désintégration.

De plus, si l’« l’America First » du Président a le mérite d’ébranler l’idéologie mondialiste faisant le jeu des trafiquants d’êtres humains et des pays émergents, elle ne peut contenir, à terme, l’ascension de l’empire du Milieu qui (ayant bien compris que le nationalisme seul ne peut offrir la domination mondiale) est en train de constituer sous sa férule un vaste empire eurasiatique (composé de vassaux régionaux tels que la Russie, le Pakistan ou l’Iran, emmaillotés par l’Organisation de coopération de Shangaï, la Banque asiatique d’investissement ou encore le gigantesque projet commercial et énergétique de la route de la soie) capable de renverser la puissance américaine, à moins que celle-ci ne s’unisse à l’Europe et arrime la Russie, établissant à son tour un empire occidental pouvant défier l’Eurasie chinoise.

Cependant, ces limites ne doivent pas décourager le patriote français, car le “trumpisme” montre que le fatalisme n’existe pas en politique, que le progressisme de gauche est vulnérable et, surtout, que le mandat de Trump est une première étape de la droitisation de l’Occident qui débouchera, grâce à nos efforts, sur la généralisation de la démocratie illibérale (contre l’impuissance de la démocratie libérale), de la remigration de ceux qui refusent de s’intégrer et de la constitution d’un vaste empire occidental à même de juguler les flux migratoires et la progression chinoise.

19 octobre 2018

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