Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas entendu parler de , ancien porte-parole du gouvernement qui entendait briguer la mairie de Paris, dut ensuite un peu sauter du train en marche pour cause de divulgation d’une vidéo intime, par ses soins tournée et qui ne le montrait pas exactement en train de respecter les gestes barrières les plus élémentaires.

Au terme d’un confinement, dont on espère pour lui qu’il n’a pas été trop synonyme de soupe à la grimace – les filles n’ont aucun sens de l’humour et les épouses encore moins –, le sémillant quadragénaire est désormais de retour. Et pas n’importe où : à la Base industrielle et technologique de défense, l’un des organes de l’Union européenne, pour une mission de deux mois, nous apprend Jean-Dominique Merchet, journaliste spécialiste des questions de défense à L’Opinion.

L’acronyme de « Base industrielle et technologique de défense », ça se prononce , mais malheureusement, ça peut s’entendre un peu différemment, surtout pour les esprits les plus mal tournés. Et ce même journaliste de préciser : « Bien conscient du ridicule de la situation, compte tenu du passé récent de l’ancien candidat à la mairie de Paris, la commission de la défense, dont il est membre [si l’on peut dire en la circonstance, NDLR], va modifier cette appellation qui deviendra, pour l’occasion, Base industrielle de souveraineté de la défense. »

Comme toujours, il s’agit d’une affaire de doigté. Pourtant, une fois de plus, Benjamin Griveaux n’a pas eu la main tout à fait heureuse dans le choix de ses nouvelles occupations en solitaire, ce job étant consacré à « la place des industries de défense dans le plan de relance post-Covid ». Voilà qui tombe, une fois de plus, une fois encore, à point nommé, s’agissant d’un « virus chinois ». Ainsi l’expression voulant que l’on se « polisse le chinois » pourrait bien reprendre tout de son lustre d’antan.

À ce titre, on ne peut que saluer l’heureuse initiative de nos fonctionnaires qui n’ont pas hésité à se mettre en branle pour changer in extremis l’appellation de cette commission. Et ce, en évitant les gaffes les plus évidentes, soit dit en passant.

En effet, quid de ces autres acronymes administratifs auxquels nous avons sûrement dû échapper et qui auraient fait un peu tache, non seulement à l’international, mais aussi dans notre PAF hexagonal ? Zone d’observation boréale, Fonds indépendant d’objectifs nationaux, Plan interne névralgique européen ou encore la plus huppée Commission de recherche européenne des territoires internationaux et nationaux.

Le lecteur attentif a dix minutes pour dénicher les blagues odieusement dissimulées dans le paragraphe précédent. Ensuite, on ramasse les copies et ça risque de noter vache !

En attendant, Onan en emporte le vent, comme dit le sage, et actualité crétine oblige.

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