Formée et médaillée grâce à la France, la gymnaste Djenna Laroui rejoint l’Algérie
Une de plus ! La gymnaste Djenna Laroui a annoncé ce week-end, sur son compte Instagram, qu’elle quittait la délégation française. Non pas pour prendre sa retraite ou pour cause de blessure, mais parce qu’elle a décidé de changer de nationalité sportive.
Sur le réseau social, elle indique : « Après presque dix années passées au sein de l’équipe de France, il est temps pour moi d’annoncer une nouvelle étape importante de ma carrière. J’ai pris la décision de quitter l’équipe de France afin de rejoindre l’équipe nationale algérienne de gymnastique. » Elle justifie sa décision en expliquant qu’elle n’a pas été prise « à la légère » et qu’elle a toujours eu cette idée en tête.
Le choix du cœur…
Si tel est le cas, pourquoi n’a-t-elle pas choisi le pays de ses ancêtres dès le début de son apprentissage et de sa carrière ? À la lecture de la suite du message, et plus exactement de la partie remerciements, cela semble assez clair : « Je tiens à remercier sincèrement toutes les personnes qui m’ont accompagnée tout au long de ces années. Merci à mes coachs Éric et Monique, qui m’ont accompagnée durant mes années au pôle France de Saint-Étienne. Merci à l’INSEP ainsi qu’à mes coachs Fred, Jérôme, Greg et Tara, qui m’ont soutenue lors de mon retour après ma suspension… »
Avant de tourner le dos à la France, Djenna Laroui a profité de ses infrastructures et de ses compétences. Ainsi, elle a pu s’élever au plus haut niveau et remporter « de multiples médailles aux championnats de France, ainsi que des médailles aux Jeux méditerranéens, en Coupe du monde, aux championnats d’Europe et aux championnats du monde ». Maintenant, elle n’a qu’une envie : « rendre fier le peuple algérien ».
Ce choix, qu’elle revendique comme venant du cœur, pourrait en réalité être plus opportuniste qu'affectif. Sa sélection en équipe de France pour les Jeux olympiques de 2028, à Los Angeles, était loin d’être acquise. Sa suspension pour contrôle antidopage positif en 2024, qui lui a fait perdre sa place de remplaçante dans le groupe tricolore, aurait pu peser dans la balance au moment des choix pour cette nouvelle olympiade.
En se tournant vers l’Algérie, Djenna Laroui prend donc les devants et éloigne le risque de déconvenue. C'est d’autant plus probable que le niveau pour intégrer l’équipe des Fennecs pourrait être plus faible que celui requis pour porter la tunique bleu-blanc-rouge. La gymnaste le sait : elle a plus de chances de faire partie des athlètes qui se rendront aux États-Unis si elle porte un justaucorps vert et blanc.
…mais pas de la morale
Elle n’est pas la première à suivre ce chemin discutable, et c’est bien parce qu’il y a eu des précédents, notamment dans le football, qu’il conviendrait d’établir des règles. S’il y a peu de chances que les fédérations internationales changent leur politique en matière de nationalité sportive, la France pourrait avoir un protocole propre. À l’image de ce qui est fait dans les grandes écoles françaises telles que Polytechnique, l’École normale supérieure (ENS) ou encore l’École navale, où les élèves - en échange de la gratuité de la formation - doivent des années de service à l'État, les sportifs formés en France pourraient devoir des années de service à la France. BV a pris contact avec le ministère des Sports pour savoir si une telle suggestion, qui assurerait à la France un retour sur investissement, pourrait être envisageable. Cette demande n’a pas, pour l'instant, obtenu de réponse.
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148 commentaires
Pas de souci mais c’est bizarre de ne pas aller au bout de la logique en gardant la nationalité française.
et dire qu’ils sont 3000000 au moins en France et en plus la France augmente le nombre d’étudiants de ce pays qui préfere poutine pour y acheter les armes entre autre ,c’est ça la France
Bon vent !
Comme cela elle sera plus proche de sa fin de carrière. Aucun soucis, c’est son choix éclairé non ?
Quoi attendre d’autre ?
C’est exactement ce que ses congénères ont fait en 1962 après avoir mis la France à la porte de chez elle (l’Algérie c’était la France) en siphonnant son économie, ces ressources et j’en passe. Il est de tradition pour ces personnes d’êtres de parfaits commensaux. Ne vous étonnez donc pas du geste de cette jeune opportuniste, mais j’ai comme l’impression qu’on la reverra bientôt chez nous…
Que l’on retienne le coût de sa formation sur le pognon qu’on verse annuellement et inutilement à l’Algérie : environ 130 millions d’Euros. Ce n’est rien, mais ça fait du bien! C’est comme une baffe, ça soulage!