Editoriaux - Politique - 13 juillet 2019

Fin du monde, fin de la France, fin du peuple, fin du mois : quatre questions, une même réponse

La « fin du monde », prophétisée par de vertes pythies, c’est avant tout l’épuisement des ressources naturelles dû à la surpopulation et aux graves pollutions qui en résultent. La fin de la France, elle, adviendra si l’immigration de masse non européenne continue. La fin du peuple est déjà là : ce n’est plus lui qui décide librement de son destin. Et la fin du mois, c’est l’angoisse qui étreint désormais, tous les vingt jours, les chômeurs, retraités, travailleurs pauvres, mères de famille, commerçants, artisans, professions libérales, fonctionnaires, harcelés fiscaux…

Ces angoisses sont bien dues à des causes réelles et chacun les éprouve, dans un ordre de priorités ou d’intensités qui varie selon la période de l’année et selon les personnes.

Or, le plus grand nombre sait parfaitement qu’une petite caste non seulement échappe à ce système mortel, mais encore s’en félicite et entend bien le maintenir à son profit. Tout un discours s’est forgé et relayé pour contester, mystifier ou déconsidérer ceux qui souffrent de ces échéances. Une perverse rhétorique utilise la « fin du monde » comme cache-misère, une priorité matraquée, pour taire les autres soucis. Le fait que ce soit Kouchner, Fabius, Hillary ou Macron qui sont les bardes de cette croisade aurait dû alerter. Les mêmes, d’ailleurs, tentent de diffamer le combat pour l’identité de la France – qui est un droit de l’homme – en insultant les Français qui souhaitent simplement choisir avec qui « vivre ensemble ». Cet écolo-immigrationnisme des bobos est partisan de la fin du peuple : si le peuple vote contre le système de Bruxelles, on dira de lui qu’il est « anti-européen », « replié sur lui-même », « fermé au monde », « franchouillard », « égoïste », « raciste », etc. : le mépris en cascade, dont Mirabeau savait qu’il précédait les grands malheurs. Quant à la fin du mois, c’est un problème de « petits Blancs » des périphéries inadaptées, qui ne parlent même pas anglais et passent leurs vacances à La Grande-Motte. D’ailleurs, ces gilets jaunes sont incapables de dire ce qu’ils veulent, sont contradictoires, dérangent quand on fait les courses et cassent tout.

Il y a, heureusement, une autre lecture et une autre pensée ; celles que ces quatre maladies sociales ont la même cause que la même solution pourrait guérir : le retour à la démocratie. Car la démocratie, c’est le libre choix, par la majorité, des solutions qui conviennent le mieux à cette majorité. La majorité va d’abord se choisir le cadre de l’exercice de cette démocratie, et cela ne peut être que la nation, cette cohérence affective, culturelle, historique, territoriale, contractuellement reconnue et consentie. Quant aux règles qui s’y appliquent, elles sont sacrées : les grandes orientations constitutionnelles, sociétales ou internationales ne doivent être décidées que directement par référendum. De lourdes peines criminelles (comme à Athènes) devraient être édictées contre tous ceux qui portent atteinte, d’une façon ou d’une autre, à la démocratie. Quel peuple digne, libre et vrai accepterait qu’on le prive de sa liberté de choisir par lui-même, pour lui même ? Jamais il n’accepterait que ses entreprises quittent son territoire ou que celles qui ne le peuvent y soient détruites par des importations étrangères. Jamais il n’accepterait que l’on puisse fabriquer de l’argent sans travailler pendant que le vrai travail rapporte si peu d’argent. Jamais il n’accepterait que, pour compenser un déficit budgétaire chronique ou croissant du fait de la baisse d’activité productive nationale, sa nation continue à emprunter de la fausse monnaie pour, ensuite, rembourser sans fin sa dette avec le vrai impôt qui accable son vrai travail. Jamais il n’accepterait que des flots de plus en plus grands de malheureux poussés hors de chez eux par la surpopulation, l’incompétence de leurs dirigeants ou la mondialisation viennent sur son sol aggraver les tensions et la pauvreté. Jamais il n’accepterait qu’en son nom, on déclenche des guerres spéculatives, puis que l’on abandonne les peuples du Sud à leur misère et au terrorisme s’il n’y a rien à spéculer là-bas. Jamais il n’accepterait que l’on taxe les carburants dont les gens modestes ont besoin pour travailler, mais pas le kérosène, les porte-conteneurs géants qui polluent tout en transportant les produit de l’exploitation des pauvres et détruisent nos emplois, les centrales à charbon allemandes et chinoises qui détruisent la santé des Parisiens et de la planète.

La fin du monde, de la France, du peuple, du mois viennent bien d’une même maladie et, donc, n’ont qu’une seule solution : la liberté des nations. L’Europe qu’il va falloir reconstruire se fera de bas en haut et plus jamais de haut en bas. Comme la France, qu’il faudra, elle aussi, reconstruire de bas en haut et dans la liberté.

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