Les massacres d’innocents qui se multiplient avec les actes criminels de dévastation et de profanation de l’espace public culturel et chrétien français, perpétrés par une minorité de lâches sauvages, frustrés et hostiles aux valeurs de la France, seront-ils les gouttes de sang qui feront déborder le vase de la colère citoyenne ?

Les habituels commentaires officiels minorants et pusillanimes tentent de faire passer ces assassinats pour des accidents imprévisibles ou des incivilités regrettables, voire pour des revanches sociales légitimes. Ils évoquent systématiquement la tristesse et une fausse compassion. Or, il ne s’agit plus de subir mais de réagir par la force d’un sentiment profond, intense et tabou dans le registre politicien : la colère, une saine et sainte colère qui rejette l’inexcusable et refuse l’inévitable, qui condamne et lutte contre ces actes délibérés.

Combien de victimes expiatoires des discours indignes de repentance historique et politique, membres de nos familles et de notre communauté nationale, seront encore supportées avant de réagir ? Faudra-t-il attendre que chaque famille française soit meurtrie dans la chair de ses membres pour qu’on organise enfin une résistance active face à ces bêtes enragées qui profitent de l’inaction publique, de la lâcheté politique, de la passivité d’une majorité de Français engourdis dans un confort et une liberté qu’ils croyaient acquis, abasourdis, assis mais pas encore à genoux ?

Or, cette exaspération qui monte irrésistiblement, justifiée et légitime, est un puissant moteur capable de libérer et de transformer une énergie potentiellement dévastatrice en une violence de vie propice à un réveil et à une renaissance des Français de culture et de cœur. À condition de la reconnaître, de la nommer et de la canaliser. Car feindre d’ignorer cette colère qui bout favoriserait les débordements et d’inévitables affrontements armés, guerre civile intercommunautaire que les défenseurs de l’ordre et de la liberté ne souhaitent pas mais que le déni public et la haine racialiste, raciste, encouragent alors que la France dispose de tous les moyens nécessaires au rétablissement et au maintien de l’ordre.

Facteur aggravant et non fortuit, le déconfinement en cours, inadapté à la réalité sanitaire, entretient une psychose collective de diversion et développe toujours plus la dépendance psycho-médicale individuelle. Les propos indignes du président Macron et de hauts responsables et fonctionnaires dépassés par les événements, sont en réalité inspirés par la peur de perdre trop visiblement le contrôle de la rue qu’ils ont eux-mêmes livrée à des individus primitifs et sanguinaires.

Face à cette barbarie envahissante, reprenons le contrôle physique des zones de non-droit dans nos espaces de vie. Réveillons-nous pour reconquérir notre espace de liberté. Cessons de tolérer ces actes de violence en organisant des actions collectives et légales d’auto-protection, préventive, et d’auto-défense en réaction justifiée et immédiate, nécessaire et proportionnée à un danger pour soi ou autrui. Que peuvent quatre ou cinq sauvageons face à dix, vingt et souvent davantage de citoyens en colère ?

La résignation n’est pas digne d’un peuple héritier d’un tel patrimoine national. Le silence est aussi un acte de lâcheté, souvent camouflée derrière l’invocation d’une supposée inefficacité. On croit souvent que l’action serait le contraire de la parole, et que tout grand acte naît et s’accomplit dans le silence. Or, toute action humaine se réalise pour atteindre des fins définies préalablement par la parole et le langage, qui en sont l’inspirateur et le moteur : justice, sécurité, solidarité, charité sont d’abord des choses dites.

Ainsi s’agit-il de sortir de la torpeur et de mépriser la peur. Non pas “sauve-qui-peut”, mais “aide-toi et le Ciel t’aidera” – à condition de faire notre part !

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