Épuisée, maltraitée, la police est à bout. Et si le code 562 se généralisait ?
C’est Valeurs actuelles qui nous l’apprend : « La colère gronde au commissariat de police du VIIIe arrondissement de Paris », si bien que « de la hiérarchie à la brigade de police secours (BPS), la brigade territoriale de contact (BTC), en passant par la brigade anticriminalité (BAC), les effectifs ont cessé toute activité, hormis les missions de police secours ». Ils dénoncent « un abandon politique et judiciaire » et s’élèvent contre les propos toujours minimalistes du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez s’étant félicité d’une situation demeurée « globalement sous contrôle » alors que de véritables émeutes secouaient une nouvelle fois la France.
Marre du deux poids deux mesures
Samedi dernier, des individus assurément amoureux du football ont tenté d’attaquer ce commissariat du VIIIe arrondissement. Ils ont été rapidement dispersés. Pour cette fois. En attendant mieux, en attendant pire. Si ce n’est aujourd’hui, ce sera dans les jours prochains : fête de la Musique, 14 Juillet… ils reviendront. Car ces gens-là n’ont pas été attrapés, ou s’ils l’ont été, ils n’ont pas eu à subir les foudres de la Justice, toujours clémente à leur endroit. Une Justice qui peut néanmoins se montrer sévère, mais c’est alors pour la police, pas pour les casseurs et les pilleurs.
En effet, les émeutes du week-end dernier, autour de la victoire du PSG, n’ont été que l’élément de trop dans une série vécue par les personnels comme de l’acharnement à leur encontre. Ainsi, le 18 mai dernier, le tribunal correctionnel de Paris a condamné quatre policiers de la BAC de ce commissariat à des peines allant de trois à douze mois de prison avec sursis, cela, pour « des violences en marge de la Coupe du monde de football en 2022 ». Plus trivialement, un pétage de plomb en forme de défoulement sur des passants. À la procureur qui dénonçait « une violence purement gratuite », l’un des accusés avait alors plaidé « le ras-le-bol », accusant à mots couverts les autorités de « laisser s'installer l'anarchie sous couvert d'un événement festif ».
Quatre agents de ce même commissariat ont également été placés en garde à vue à la suite d’une intervention pour un vol à l’étalage qui a mal tourné. Ils passeront en jugement l’année prochaine. Enfin, parmi les comparutions immédiates, suite aux violences du week-end dernier, la seule personne à avoir été écrouée est un policier qui, hors service et en état d’ébriété, a braqué des fêtards. Il a pris 14 mois de prison ferme avec mandat de dépôt.
À ce sujet — Émeutes après la victoire du PSG : heureusement que la France est un « grand pays de gestion de l’ordre public » !
Qu'on se comprenne bien, loin de nous l’idée de défendre de tels comportements, mais force est de constater que, du point de vue de la justice, les circonstances ne sont jamais atténuantes pour la police, quand elles le sont quasi systématiquement pour les délinquants.
Gare à la contagion
Usés, lassés, épuisés physiquement et moralement, dégoûtés par ce deux poids deux mesures judiciaire, les agents de ce commissariat proche de l’Élysée sont donc aujourd’hui à l’arrêt. « Trop, c’est trop », disent-ils, dénonçant derrière ces condamnations en cascade une manœuvre politique dictée par l’approche des élections présidentielles.
C’est pourquoi ils appliquent, depuis le 3 juin, le « code 562 », comme l’avaient fait leurs collègues de Marseille, après les émeutes de juillet 2023. Dans le jargon de la police, à qui la grève est interdite, cela désigne le service minimum, à savoir la seule réponse aux appels d’urgence. Dans le contexte d’émeutes, de pillages et de saccages qui ravageaient la France en ces premiers jours de vacances, un policier de la BAC de Marseille était placé en détention provisoire, accusé d’avoir délibérément visé et blessé un jeune homme par un tir de LBD ; trois autres de ses collègues, accusés eux aussi de violences en réunion, étaient placés sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer.
S’étaient ensuivis, en réaction, des débrayages en masse ainsi qu’une multitude d’arrêts maladie chez les forces de l’ordre (plus de 300, rien qu’à Marseille). Devant ses troupes invoquant le fameux code 562 – soit l’arrêt total des activités hors les services d’urgence –, le directeur général de la police, Frédéric Veaux, réclamait alors la libération du policier incarcéré.
Le 31 janvier dernier, le syndicat Alliance police nationale appelait ses partenaires « et tous les policiers de France, indépendamment de toutes organisations syndicales », à une grande marche citoyenne, dans toutes les villes de France, pour dire : Stop aux promesses sans actes, Stop à l’effondrement de l’autorité, Stop à l’insécurité, Stop à l’impunité. À bout, les policiers en appelaient à leurs concitoyens autant qu’à l’État : « La France doit choisir : la résignation ou la sécurité. » Aujourd’hui, c’est le commissariat du VIIIe arrondissement de Paris qui est à l’arrêt. Le gouvernement devrait se méfier : partout, les policiers sont à bout. La contagion pourrait gagner.
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163 commentaires
Dans la série Netflic : Les émeutes. Saison 4 : la Fête de la Musique, 14 juillet…
Je ne veut pas me faire le défenseur des juges, toutefois , il serait bon de se rappeler que ces derniers rendent des jugements en fonction de ce que la loi permet.
Ces lois sont l’œuvre des législateurs qui sont des élus.
Depuis des années, nous assistons au détricotage des lois, en votant des nouvelles, sans abolir les anciennes.
Le Code Pénal est un véritable mille feuilles, comprenant une multitude de contradictions, sans parler du Code de Procédure Pénale, héritier du Code d’instruction criminelle.ce dernier si à l’époque était justifié, donnait la qualité d’OPJ aux Maires,a été repris par le CPP, véritable ineptie.Aujourd’hui, ces derniers sont en demande de plus de pouvoirs, ils demandent même que les policiers municipaux puissent consulter les fichiers ! Ce qui permettrait à ces élus d’interférer dans la vie des citoyens, étant les patrons de ces Agents.
Le politique d’aujourd’hui veut un système à l’américaine.
Il serait temps d’instituer le référendum comme la Suisse par exemple, et d’autres pays.
C’est aux administrés d’imposer aux maires d’user de leurs prérogatives judiciaires en qualité d’officier de police judiciaire (article 16 du code de procédure pénale). Lors de refus des édiles d’intervenir, signaler les faits au parquet et ministre des collectivités territoriales. Quant aux Policiers Municipaux, ils n’ont pas à obtempérer aux ordres illégaux.
Mais enfin, TF1 France 2 BFM France Inter libération Mediapart le monde ont tous dit qu’il ne s’est rien passé en France samedi dernier, et surtout que tous les jeunes de banlieue sont des anglais et des Suédois prénommés Mathéo et Kévin.
Je ne comprends pas que vous puissiez dire le contraire y aurait-il des images qui circulent sur Internet montrant la vérité ?
Je comprends vraiment le ras le bol des policiers, en première ligne, mais jamais soutenus par leur hiérarchie, les politiques et la justice. C’est honteux pour la France !
Courage et force à eux pour leurs justes revendications ! Comment rester intègre dans un système corrompu ??!
Tenez bon, grâce à vous notamment, les choses peuvent peu à peu s’améliorer…
Je rêve depuis longtemps de l’attitude d’un escadron dont les membres d’un commun mouvement retourneraient le mousqueton canon en direction du sol, ôteraient leur casque et s’effaceraient devant les hordes de pillards et d’enragés manipulés imité en cela rapidement par un phénomène de contagion . Car il ne faut pas oublier que l’Etat ne tient que par ses forces de l’ordre, ce que de Gaulle avait bien compris car dès son arrivée au pouvoir il a augmenté notablement les salaires de ces fonctionnaires et leur a donné beaucoup d’autorité. Ne survivrait alors que la haute administration qu’il faudra mettre au pas car elle a tous les pouvoirs, même celui de tout saboter.
Comme vous, j’aimerais que cela se passe, et même mieux, que policiers et gendarmes déposent leurs armes en même temps.Pas seulement en maintien de l’, ordre, mais pour les missions journalières.
Les Gendarmes à une époque, disposaient d’un décret organique permettant l’ouverture du feu dans certaines conditions.
Au lieu de m’accorder également à la police, il a été abrogé, permettant ainsi aux malfrats et la racaille de commettre quotidiennement des actes qui mettent en danger la vie d’autrui ! Pour les politicards, la vie d’une racaille est plus importante que celle de ceux chargés de notre protection.
Le décret organique du 20 mai 1903 donnait une certaine efficacité aux Gendarmes, tout cela est fini.
Contre la « MARABUNTA » il n’y a rien d’autre à faire que… La fuite…
Encore et toujours ce sont les juges les coupables de cette situation la police en prison sûrement parce qu’ils ne peuvent pas être rééduqués et pour les pauvres délinquants sans repères et complètement aptes à être rééduqués, alors pour eux les TIG, une rééducation à la sauce mélanchoniste, et le laissé faire de macron pour qui la destruction de la France est une obsession avec les prochaines élections présidentielles pour terme à son action délétère.
Il est beaucoupe question de la police et peu de la gendarmerie. Pourtant je pense que dans cette dernière Institution, celà doit être bien pire.
Est ce que dans le Code 562 entre la fonction de garde du corps pour « protéger » certaines personnalités politiques ou non, et qui mobilisent un grand nombre de policiers
Les dysfonctionnements de ces institutions
Sont tellement nombreux, qu’il y a de quoi en faire des cauchemars.
Ainsi lorsque vous déposez plusieurs plaintes dans une gendarmerie en Vendée, que vous vous rendez compte qu’a la suite, aucune enquête n’est diligentée, cela donne envie de se faire justice soit même.
Mieux, le compte rendu au Procureur de la République laisse pantois.
Mieux encore, si vous adressez une réclamation au Procureur Général, vous recevez une fin de non recevoir, tout ayant été fait selon lui dans les règles.
En conclusion, la victime devient coupable.
Vous avez de la chance si vous pouvez entrer dans la brigade de Gendarmerie, la porte est fermée, vous ne pouvez accéder librement, comme cela doit être le cas dans toutes les administrations publiques. Ensuite encore de la chance si votre plainte est recueillie, bien souvent vous ressortez avec main-courante. Les statistiques sont le nerfs de la guerre, qui dit plainte dit délinquance, ce n’est pas bon pour l’avancement. Alors les Gendarmes bottent en touche.
Vous avez toujours la possibilité dans ce cas, d’adresser votre plainte au Procureur de la République.Ce dernier donnera instructions aux Gendarmes ou Policiers de vous entendre par PV . cette procédure déplaît énormément aux intéressés.
Au même titre, en cas de classement sans suites, vous pouvez demander la raison au PR, si la réponse ne convient pas, possibilité d’adresser réclamation au Procureur Général.
Vous pouvez même déposer plainte en ligne.
CA SUFFIT !!! Compte tenu de la situation actuelle – sans entrer dans les détails –, je trouve que des mesures telles que le service minimum, les grèves partielles, les marches de protestation, le renforcement de je ne sais quoi, deux policiers supplémentaires, des déclarations standard inutiles et inefficaces et autres mesures similaires, sont non seulement ridicules, mais révèlent surtout les limites de la législation actuelle. À mon avis, il faut soit modifier IMMÉDIATEMENT la législation, soit organiser de nouvelles élections. Dans le manque de sécurité actuelle du pays et du chaos qui règne, il est nécessaire d’introduire des peines PLANCHER SÉVÈRES et pour les actes de violence grave contre les enfants la prison à perpétuité sans AUCUNE possibilité de libération anticipée. Tout le reste n’est qu’un sparadrap sur la jambe de bois de la société d’aujourd’hui.
Je suis plutôt d’accord avec ce qui constatent que la police n’est pas là pour défendre le citoyen, mais pour obéir aux ordres qu’on lui donne. Cependant il faut voir qu’à l’heure actuelle la police est le dernier rempart contre les émeutiers et elle seule maintient un semblant d’ordre dans ce pays. Si elle n’était pas là, toute inefficace qu’elle semble être, la situation serait désespérée. C’est comme ça que commence le roman d’Obertone Guérilla.
L’urgence est de se débarrasser de ceux qui donnent les ordres actuellement et de modifier la loi pour que les juges soient (enfin) contraints de faire leur travail. Sinon on peut aussi faire fermer les tribunaux, je ne pense pas que ce serait pire.
Il est temps de mettre de l’ordre dans les idées …..
La Police est là pour FAIRE APPLIQUER LA LOI. Pour déférer devant les Tribunaux ceux qui ne la respectent pas. Et les Tribunaux pour juger et condamner, conformément à la LOI, ceux qui ont enfreint la LOI.
C’est à grands traits, la Constitution.
Sauf que…. La Police est placée sous les ordres du gouvernement, les juges sont syndicalisés et largement politisés (à gauche) Et la LOI est votée par deux gauches dont l’une se nomme la droite. Et ces votes sont de plus en plus la transcription des oukases de Bruxelles (cf article BV sur les demandeurs d’asile)
Résultat : La France a tué mon mari. (Harmonie Comyn)
Résultat : La Justice n’est plus rendue au nom du Peuple Français (Philippe de Villiers)
Résultat : Emeutes PSG un mort 219 blessés. 780 interpellations Un policier en prison mais pas une seule racaille.
Etc, etc, jusqu’aux tragédies qui ne cessent de se répéter en endeuillent les familles françaises qui perdent leurs enfants dans des circonstances atroces.
Virer les juges rouge est il un element de soution envisageable?
Les ordres viennent en fonction des lois que le législateur à voté (députés) !
Ensuite, on pleurniche plus sur une racaille eborgnee, que sur les blessures graves dont sont victimes les forces de l’ordre.
Si par malheur un voyou reçoit un projectile qui doit lui faire le plus grand bien , l’agent est immédiatement en détention. Des racailles auront brisé sa vie avec la complicité des politicards sans courage.
A quand l’autodéfense et les milices privées ? Le pays sombre dans le chaos .
En cas de « guerre » même civile : pas d’élection…
Apparemment ça commence, discrètement mais avec un peu de patience les choses vont évoluer. Un vrai peuple qui se met en colère ne connait pas de limites.
Il faut dire qu’avec une police paralysée et une justice en roue libre, on ne se sent pas vraiment en sécurité.
Que peut on encore dire devant cette France abandonnée ? Ou donc finira t elle ? Dans quel état?
Le pouvoir n’a toujours pas compris que même si les forces de l’ordre ne sont pas à son service mais au service de la nation, il tombe automatiquement dès que ces forces décident enfin de revenir à leur mission première: celle de protéger le peuple.
Sauf que les forces de l’ordre en ont marre d’être les victimes des lois imbéciles prises par les députés, remises en question par les dinausores du conseil constitutionnel.
Le pouvoir appartient aujourd’hui à la racaille.
Direction Cayenne il y a du désherbage a faire
A Saint Pierre et Miquelon, il y a moins d’herbes et le climat est plus vivifiant.