Editoriaux - International - 15 février 2019

En août dernier, Matteo Salvini a fait tout l’inverse des députés LREM… et rétabli père et mère !

Pour justifier le remplacement des mentions “père” et “mère” des formulaires scolaires, Jennifer de Temmerman, députée LREM et collègue de Valérie Petit, n’a rien trouvé de mieux que d’avancer : « On a des familles qui se retrouvent face à des cases figées dans des modèles sociaux et familiaux un peu dépassés. Aujourd’hui, personne ne devrait se sentir exclu par des schémas de pensée un peu arriérés. Pour nous, cet article est une mesure d’égalité sociale. » Mais sur quelle planète vivent ces deux femmes ? Le ras-le-bol fiscal, le mouvement des gilets jaunes, ça ne leur dit rien ? Car, enfin, en février 2019, en France, soyons sérieux, qui, de la grande majorité de Français, se sent exclu des schémas de pensée ?

Les enfants des familles homoparentales ? Ils ne sont pas légion ; si les statistiques sur les enfants sont difficiles à établir, selon l’INSEE, les couples homoparentaux ne représentent que 0,6 % des couples en général. Pour l’année 2016, par exemple, le mariage homosexuel n’a concerné que 7.000 couples pour 228.000 mariages de personnes de sexe différent. Ces familles homoparentales à qui on a déjà tant donné (mariage, droit d’adoption et bientôt PMA) ne sont pas si mal loties. Loin de représenter la majorité des Français et leur cortège de revendications, on leur en donne toujours plus, mais à quel titre ?

Il paraîtrait même (vrai ou faux ?) que Valérie Petit s’est bien marrée : « Avec cet amendement, le bordel que j’ai mis, ça me fait rire.” En pleine révolte des gilets jaunes, si cette remarque est avérée, elle est tout simplement indécente ! Mais malheureusement tellement emblématique de cette déconnexion totale entre nos responsables politiques et le peuple français.

Le gouvernement italien, lui, ne se moque pas de son peuple : en refusant l’immigration clandestine, il souhaite promouvoir la famille traditionnelle. Pour Matteo Salvini :“Nous ressentons l’exigence d’aider nos enfants à faire des enfants et pas à avoir de nouveaux esclaves pour remplacer les enfants que nous ne faisons plus. » « L’avenir et la santé de l’Italie doivent être basés sur son taux de fécondité plutôt que sur le PIB.” En Italie, c’est refus de la main-d’œuvre issue des migrations, relance de la natalité, non-concession aux lobbys LGBT et promotion de la famille !

Ironie du sort, c’est au mois d’août dernier que ce même Matteo Salvini a fait exactement l’inverse de ce que propose Valérie Petit en remettant les mentions “pères” et “mères” dans les formulaires du ministère de l’Intérieur italien. Les bambini italiens ont un “papà” et une “mamma” ; nos écoliers français, eux, attendront sagement à la grille de l’école que parent 1 ou parent 2 vienne les chercher… Un tout autre programme, à l’heure où la France se précipite à Marrakech pour signer le pacte de l’ONU d’organisation des migrations sûres, ordonnées et régulières…

Mépris des préoccupations des Français qui souffrent, souci de complaire à une idéologie d’un côté, enracinement et volonté de redonner fierté au peuple de l’autre. On comprend mieux pourquoi le gouvernement italien ne fait pas mystère de sa sympathie à l’égard du mouvement des gilets jaunes français. Plus préoccupé du sort des classes moyennes. Ce doit être ça, un gouvernement populiste… ça fait envie.

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