Julien Odoul, tête de liste Rassemblement national aux élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté, réagit au micro de Boulevard . En deuxième position au soir du premier tour, il appelle à faire barrage à la et analyse les raisons de la forte .

 

Le premier tour des élections régionales vous place en deuxième position, à 23,19 %. À peine trois points derrière la présidente sortante Marie-Guite Dufay. On imagine que 68 % d’abstention est trop et que vous le déplorez.

Oui, c’est une catastrophe démocratique, mais cela sert d’avertissement à tous les électeurs du Rassemblement national pour se réveiller au second tour. Les conséquences de l’abstention sont de reconduire la gauche pour six ans de plus. J’appelle tous mes électeurs à se réveiller dans les urnes, à faire gagner leurs idées et à faire barrage à la gauche. J’appelle aussi les électeurs des Républicains à se joindre à nous et à se rassembler autour de ma candidature pour faire barrage à la gauche. J’ajoute que la gauche vient de fusionner avec la liste Europe Écologie Les Verts. Cette fusion est une catastrophe pour la région. Des accords programmatiques sont en train d’être faits dans le dos des Bourguignons et des Francs-Comtois. Ces accords vont pénaliser à la fois le secteur du transport routier avec l’écotaxe, nos avec peut-être des menus sans viande dans les cantines des lycées, nos éleveurs qui vont voir le loup dans toutes nos campagnes décimer les troupeaux et puis les producteurs de sapins du Morvan qui vont être pénalisés puisque avec Les Verts, il ne peut pas y avoir d’arbres morts pour . Il ne faut pas que ces politiques complètement dingues entrent au conseil régional. J’appelle au barrage et au vote utile qui est le vote RN.

Vous appelez les électeurs des Républicains à vous rejoindre, pourtant Gilles Platret, votre concurrent tête de liste Les Républicains, se place tout juste derrière vous avec deux points de moins. Est-ce suffisant pour qu’il y ait un report de voix ? On ne voit pas comment l’un pourrait se désister en faveur de l’autre.

Je ne parle pas de désistement mais de responsabilité. J’ai été placé par les électeurs comme le premier opposant à Marie-Guite Dufay. J’ai été placé comme l’alternance à Marie-Guite Dufay. Et, surtout, j’ai été placé en deuxième position (à peine 20 000 voix) derrière la candidate sortante, alors que 70 % des électeurs RN ne se sont pas déplacés. Les réserves de voix sont chez moi et non chez Gilles Platret. C’est pour cette raison que je tends la main à ses électeurs. Nous partageons à peu près les mêmes valeurs avec ses électeurs. On veut plus de sécurité, moins d’ et plus de patrimoine, d’, on veut des terroirs et des paysages qui soient respectés. Pour faire gagner nos idées et nos valeurs, il faut faire barrage à la gauche en se rassemblant et en votant RN. C’est la seule solution, sinon on partira pour six années de gauche dévastatrice pour notre région.

Ce score décevant est-il dû au fait que le RN a peut-être trop nationalisé ce scrutin ?

Que devrions-nous dire pour Xavier Bertrand ? Ce dernier a déclaré sa candidature à l’élection présidentielle en pleine campagne des régionales. Il n’a fait que des plateaux pour parler de sa campagne présidentielle. Le débat n’est pas là. La sur ces élections a été totalement floue. C’était une volonté du gouvernement de faire monter l’abstention. Le confinement a, lui aussi, diverti les Français au moment où il fallait se concentrer sur deux élections majeures. Certains Français ne croient plus non plus à la politique et à la démocratie. Cela ne date pas d’hier et c’est profond. Ils pensent que l’abstention est un bras d’honneur au gouvernement et au système, alors que c’est tout l’inverse. Emmanuel Macron et le gouvernement se nourrissent de l’abstention qui glisse sur eux comme de l’eau sur les plumes d’un canard.

J’appelle nos électeurs à se réveiller. Ils peuvent nous faire gagner. Ils ont la possibilité, dimanche prochain, de nous faire gagner en Bourgogne-Franche-Comté, en PACA, de porter haut leur conviction et leurs valeurs, mais aussi les élus qui vont les défendre. On ne peut pas les défendre si les électeurs ne nous font pas confiance et s’ils ne se déplacent pas dans les urnes.

21 juin 2021

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