Dans les coulisses de l’Élysée envahies par les catastrophistes de tous poils, un homme résiste : . À contre-courant des recommandations de l’armada de scientifiques et professeurs de son sérail personnel, il décidait, il y a trois semaines, de ne pas reconfiner le pays. D’un coup de poing rageur sur son bureau, il entrait en . « Ici l’Élysée… Les carottes ne sont pas cuites. On les aura… » Sur des TSF, les complotistes recevaient le message 5 sur 5. Il était des leurs.

Depuis cette décision classée « funeste » par les annonceurs de cataclysme, les professionnels de la conjugaison au conditionnel s’accordent à reconnaître qu’il semblerait, que, sous toutes réserves, il pourrait y avoir comme une baisse de 10 % de nouveaux cas. Un niveau d’hospitalisations et de réanimations qui reste stable. Une ambiance guitare et feu de camp dans les urgences. « Amis complotistes, chers collègues, la victoire est proche », se retenait d’annoncer Emmanuel dans le micro de son poste à galène.

Gagner une bataille n’est pas gagner la guerre. Meurtris mais toujours debout, les soldats du camp alarmiste ne désarment pas. « Vous ne perdez rien pour attendre », lancent-ils à la cantonade. « Rira bien qui rira le dernier ! » Dès le 9 février, le directeur médical de de l’AP-HP, Bruno Riou, lançait une contre-offensive : « Inéluctablement, le variant dit anglais deviendra prédominant dans quelques semaines sans que personne n’imagine sérieusement pouvoir limiter ce processus. »

Dans son bureau, le Président esquivait le tir, retranché derrière son porte-parole. « L’épidémie connaîtra alors une accélération comme cela est déjà survenu dans d’autres pays. Je suis intimement persuadé que seul un est à même d’éviter ce scénario. » Cette deuxième salve émanant de la même personne mettait à rude épreuve les nerfs du résistant. Le Figaro cite un « poids lourd » de l’exécutif : « Toutes les prévisions pessimistes des scientifiques, qu’on entend en boucle avant chaque Conseil de , ne se vérifient pas dix à quinze jours plus tard […] Ça agace énormément le Président. »

Bravant l’agacement, la mascotte de  Karine Lacombe, arrive en renfort et largue, lundi dernier, un tweet atomique dans la cour de l’Élysée : « Bien loin de la sortie de crise en mars… [de quelle année ?]  les semaines gagnées “maintenant” risquent d’être perdues x 3 au printemps. » Stupeur et tremblements dans les couloirs. « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine », s’écrie . « La Moselle tiendra. »

Emmanuel Macron passé du camp « Nous sommes en guerre » à « Tout ira bien, madame la marquise ». Karine Lacombe, devons-nous nous inquiéter de ce nouveau variant ?

17 février 2021

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