[ÉDITO] Cour des comptes : nos grands chantiers patrimoniaux risquent « l’impasse financière » !
Le ministère de la Culture engloutira 4 milliards d’euros, environ (soit la moitié de son budget), dans le gouffre France Télévisions mais, pour le Louvre ou l'Opéra Garnier, les caisses sont à sec.
La Cour des comptes se penche sur les grands chantiers patrimoniaux du ministère de la Culture : ils sont confrontés à « un risque avéré d’impasse financière ». La Macronie aura détruit au-delà de ce qu’on pouvait imaginer. Le sujet n’est pas neuf. La Cour rappelle qu’elle a plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme sur les coûts de rénovation qui prennent l’allure d’un « mur d’investissement ». Quels seront les grands travaux (soit les chantiers de plus de 50 millions d’euros) à financer, entre 2026 et 2035 ?
Première surprise : les bâtiments les plus gourmands ne sont pas les plus beaux. La mégalomanie de certains Présidents, leur folie des grandeurs et leur mauvais goût coûtent cher au pays. Ils auront rêvé de grandir leur empreinte dans l’Histoire : ils laissent des bâtiments problématiques, entre laideur et coûts pharaoniques. Ainsi, note benoîtement la Cour des comptes, « les "grands travaux" de la fin du XXe siècle, comme le Centre Pompidou, ouvert en 1977 et d’ores et déjà fermé pour restauration pendant cinq ans jusqu’en 2030, la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette, inaugurée en 1986, et l’Opéra Bastille, inauguré en 1989, pourraient absorber une grande partie des dépenses ». Ces bâtiments nécessitent « une réhabilitation complète, comprenant "une mise aux normes environnementales et techniques" ». Nettement plus esthétiques et directement liés à l’Histoire et au prestige de la France, le Louvre et l’Opéra Garnier ont eux aussi besoin de rénovation…
Priorités...
Mais l’État est comme d’habitude à sec alors que la facture... explose. Pour ses grands chantiers culturels, la France avait dépensé 2 milliards d’euros, entre 2015 et 2025 : elle devra débourser… 5 milliards pour la période 2026-2036. Quand on aime, on ne compte pas, mais le bilan macroniste étant ce qu’il est, il va falloir compter quand même… « Au regard de finances publiques contraintes, des priorités devront être établies, des choix opérés et une planification rigoureuse des chantiers jugés prioritaires devra être mise en œuvre », signale la Cour des comptes. Entre le Louvre et la Villette, on a bien notre petite idée des priorité, mais elle relève sans doute d’un vilain réflexe réactionnaire.
Soyons juste : on ne peut pas dire que rien n’ait été fait. La Cour signale l’effort de l’État en faveur du Grand Palais (160 millions d'euros), du château de Villers-Cotterêts (174 millions d'euros) et du château de Versailles (48 millions d'euros). L’opération du Louvre Abou Dabi, fort contestable à bien des égards, a permis de ramener un milliard dans les caisses du ministère de la Culture impécunieux. Comme ces héritiers désargentés, la France tend la main aux fortunes récentes pour redorer le blason, refaire la toiture et restaurer la grille…
Mais voilà, curieusement, nos mécènes ont eux aussi leurs inclinations. Ils préfèrent financer l’Opéra Garnier (l’État ne financera que 25 % des travaux) que le Centre Pompidou. À Pompidou, le ministère financera à ses frais la rénovation (une de plus !) de ce bâtiment décidément très lourd d'entretien. Les ressources propres et le mécénat tenteront de financer le seul « projet scientifique et culturel ». Nos monuments crient famine ? L’État tente tout de même de diminuer la facture. « La loi de finances initiale pour 2026 réduit de 18 % les autorisations de programme et de 9 % les crédits de paiement du programme affecté aux grands travaux », explique la Cour. Quant aux mécènes, ils prennent la tangente : « La manne issue de l’accord intergouvernemental entre la France et les Émirats arabes unis arrivera bientôt à terme », préviennent les magistrats.
Amateurisme
Au fond, cette facture d’entretien salée de nos grands bâtiments culturels est-elle évitable ? Oui, répond la Cour des comptes. En réalité, les contribuables s’apprêtent à payer cher, une fois de plus, l’impéritie de l’État le plus coûteux du monde. « Un entretien plus régulier des bâtiments et des infrastructures aurait pu et permettrait d’éviter une part des surcoûts dus aux dégradations bâtimentaires », écrit, noir sur blanc, la Cour des comptes. Tout est prêt, du reste : les plans existent, mais voilà... ils ne sont pas exécutés ! Ce qui met en danger « le patrimoine bâti », « les collections qu’il recèle » et « le public lui-même ».
Une des recommandations de la Cour en dit long sur l’amateurisme d'un État qui ruine notre patrimoine : la Cour recommande de « mettre en place dès 2026 un plan pluriannuel des grands chantiers du ministère de la Culture, intégrant l’ordre des priorités, les phasages et une maquette budgétaire des crédits d’investissement et de fonctionnement nécessaires ». Dans un pays qui compte près de six millions de fonctionnaires, le b.a.-ba de la gestion, en somme, n’existe pas. Pas de quoi rassurer les Français, huit mois, pile, après le cambriolage du Louvre. Après neuf ans de macronisme, nos grands bâtiments sont à l’image du pays : menacés.
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30 commentaires
Si il y a des « bâtiments problèmatiques » (sic), qu’on les rase !
Un Centre Pompidou en ruines attirerait aussi son monde…
Tient puisqu’il est question de la cours des comptes, elle pourrait peut-être nous renseigner sur le total des enveloppes remises à zelensky à chaques visite. Personne ne me fera croire qu’il vient juste dire bonjour.
Il est plus que temps de mettre hors d’état de nuire toute cette caste de politicards professionnels véreux et incompétents. Que l’exemple vienne des maires RN particulièrement économes et respectueux des deniers publics.
Peut-être faudrait-il confier la gestion de ces « gouffres culturels » à de vrais gestionnaires…
N’est-ce pas Laurence des Cars [ex Présidente-Directrice du Musée du Louvre], nommée à cause de son Patronyme, sûrement pas pour ces compétences en gestion !
Pour l’ opera bastille faudrait-il encore ne pas transformer les mises en scene comme dans les troyens où l’ on représente la lance par un lance roquette .ou dans Carmen pour voir à la fin les roles inversés .
A noter que le port du casque n’ est plus obligatoire pour accéder à ce monument .
Il y aussi la grande BNF dont l’ architecte ne savait pas que les documents devaient-être protégés de la lumière et que les salles de lecture ne devaient pas être situés dans des endroits sombres …. combien de dépenses pour rectifier le tir ?
Gestion socialiste, kulture socialiste…
Il faudrait ajouter à votre titre « …au profit du maintient du budget consacré à l’immigration…:
La mounarchie de micro léon nous a mené à la ruine ,et nous en voyons les effets dans nos bâtiments historiques .
Vous en riez cesser de critiquer a tout va l’Opera Bastille qui est un lieu unique .Ça m’enerve
Vous devriez cesser de. Critiquer l’Opera Bastille lieu unique pour entendre des opéras.Ça m’énerve.
Allons donc ,Un opera qui ne vaut rien au niveau acoustique si on avait pas pu au dernier moment recourir d’ urgence aux techniques modernes de l’ électronique .
Nous sommes trop riches , il faut encore gaspiller d’avantage .
Et notre jeune roi républicain , Néron aux petits pieds , voulait entreprendre des travaux pharaoniques au Louvre , au mépris de la sécurité et de l’entretien courant .
Mais notre président l’a dit à Évian, nous allons payer pour l’Ukraine, pour l’Afrique et pour l’Iran sans doute.
Et l’entretien du château de Versailles ? Merci Louis 14 qui est parti en laissant les caisses vides. Heureusement notre Mozart de la finance joue bien son jeu dans cet opéra. Donald a été conquis.
Oui, 10 Mds d’euros éparpillés grâce à l’aide publique au développement qui vont en Afrique ou en Asie, pour des projets fumeux ou plutôt dans les poches des dictateurs et autocrates. 10 Mds que l’Etat français détourne de la France pour plaire alors que la France est de plus en plus rejetée, méprisée dans ces pays.
L’état via l’aide au tiers monde.
En 2024 dépense 100.000 pour la rénovation du palais du roi d’Éthiopie a Addis-Abeba.
Ou la rénovation des digues de saint Louis du Sénégal coût 15 millions.
Oui, alors que Chambord tombe en ruines!