Devant le MEDEF, Marine Le Pen défend son épineuse réforme des retraites

La candidate va présenter une trajectoire de redressement des comptes publics avec 125 milliards d'euros d'économie.
Capture écran LCI
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L’exercice était attendu. Ce 27 août, les candidats à l’élection présidentielle étaient rassemblés pour la première fois afin de débattre à l’invitation du MEDEF. Il y avait des plumes à laisser, notamment pour celle qui caracole en tête des sondages et dont la compétence en matière économique est souvent remise en cause par ses détracteurs. La candidate du Rassemblement nationale est apparue déterminée et certaine de ses choix devant les 6.000 patrons rassemblés à Roland-Garros pour l’occasion.

En s’attaquant à la « folie normative » et en vantant les mérites de « l’identité économique de la France » et en plaidant pour la mise en place des « conditions pour que les entrepreneurs puissent créer de la richesse », la députée du Pas-de-Calais a cherché à trouver l’oreille du patronat. « Nous présenterons juste avant le débat budgétaire notre trajectoire de rétablissement des finances publiques avec 125 milliards d’euros d’économies », a annoncé celle qui concourt pour la quatrième fois à l’élection présidentielle et qui souhaite enrayer « l’effet boule de neige de la dette ».

Réforme des retraites : « un choix politique »

Attendue sur le sujet des retraites, Marine Le Pen a présenté la ligne qu’elle défend depuis plusieurs années : « Tous ceux qui ont commencé à avoir un emploi effectif au sens de l’INSEE avant 20 ans cotiseront 40 ans et partiront à 60 ans, puis progressivement, jusqu’à 24 ans et demi, on arrivera à 42 ans de cotisation et un âge légal de 62 ans. » Un plan « d’incitations pour que ceux qui ont dépassé l’âge de la retraite et ont leurs trimestres puissent continuer à travailler s’ils le souhaitent » est aussi annoncé. Celle qui s’opposait à la réforme des retraites portée par Emmanuel Macron fait le constat d’un « taux d’emploi trop bas » et, pour y remédier, veut soutenir notamment la formation, l’apprentissage et l’alternance. Une réforme des retraites qui coûtera « 9 milliards d'euros », selon la candidate, un « déficit assumé » comme un « choix politique ».

Marine Le Pen, malgré les attaques successives de ses adversaires, n’a pas dévié de sa trajectoire. « Dans une AG de copropriétaires, vous êtes celle qui vient aux AG, qui vote contre toutes les provisions, les économies, mais qui se plaint que l’ascenseur soit en panne », lui a adressé Gabriel Attal, visiblement bien préparé par ses communicants, soucieux de permettre à l’ancien Premier ministre de faire diversion quant à une quelconque responsabilité dans la situation catastrophique que connaissent nos comptes publics.

Démission de François Durvye

« Sous Macron : 1.000 milliards d’euros de dette supplémentaire, lui a rappelé Marine Le Pen. Le PLF 2026 : 43 milliards de prélèvements supplémentaires prévus. Le gouvernement Barnier : 30 milliards, dont 20 milliards d’augmentation des impôts sur les entreprises. » « Vous êtes ceux qui avez considérablement aggravé les impôts », a poursuivi la candidate patriote, qui a malignement souligné qu’à la place de ceux qui ont participé aux gouvernements successifs depuis dix ans, elle « n’arriverai[t] pas à se regarder dans une glace ».

Celle qui plaide pour que « l’État baisse drastiquement son train de vie » doit tout de même faire la grimace, ce soir. En fin de journée, au milieu du débat organisé par le MEDEF, Le Figaro révélait que François Durvye, qui conseillait Marine Le Pen depuis cinq ans sur les questions économiques et qui était devenu, il y a cinq mois à peine, conseiller spécial de Jordan Bardella, jetait l’éponge. Notamment « pour ne pas avoir à défendre auprès des milieux économiques des positions en lesquelles il ne croit pas ». Un coup dur, pour la candidate du parti à la flamme, tant ce conseiller qui était passé de l’ombre à la lumière était une pièce maîtresse dans l’opération visant à séduire les milieux économiques.

Picture of Yves-Marie Sévillia
Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire

Vos commentaires

193 commentaires

    • Qu’ils aillent demander à France Travail, combien d’immigrés qui ne cherchent même pas du travail, c’est reconnu en plus, alors pourquoi en faire venir encore plus , puisque beaucoup ne travaillent pas ?

  1. le débat eut été d’un autre niveau si Sarah Knaffo avait été invité!!!!
    hélas il faut bien constater que ces nains roulent pour eux même, de fichent de la France et de son avenir!!

    • Le veilleur sur le seuil. Désolé, mais contrairement à ce qu’on croit ou veut faire croire, la réputation de Sarah Knafo est surfaite. Comme son concubin Eric Zemmour, elle ne maîtrise pas la Constitution française ni le droit européen, loin de là… Ses lacunes lui font dire de grosses contre-vérités sur des sujets importants pour les Français comme l’immigration, mais qui sont à tort prises pour argent comptant par des supporters naïfs. Si vous voulez des exemples, pas de problème, faites-moi signe, on en discute.

  2. La différence entre par exemple M. Attal et autres et M. Le Pen est évidente. Les uns ont été aux commandes au plus haut niveau et n’ont jamais rien fait. Marine le Pen va œuvrer pour la France et les français et pas pour elle même. En premier lieu, elle va rétablir la sécurité (très difficile vu l’inaction de nos gouvernants actuels et notre justice politisée) car nous ne sommes plus en sécurité nulle part. Elle va défendre notre civilisation, notre culture et lutter contre les aides à ceux qui nous haïssent. Quant à l’économie, a t’elle des leçons à recevoir de la droite comme par exemple M. Le Maire, celui qui nous vantait la puissance de la France qui empruntait en dessous de zéro %. Aujourd’hui, nous devons payer presque 4 % pour financer nos déficits.
    Je pourrais écrire des pages sur la destruction de notre société par ces nantis de la République comme F. Hollande qui émarge à plus de 30.000 de retraite par mois. C’est sur qu’il ne lui manque pas de dents !
    Alors assez, balayons tout et M. Le Pen saura trouver des alliés fiables et responsables. Il en va de notre intérêt collectif.

    • @Savoyard

      Le programme de MLP et du RN peut faire l’objet de critique. Cela vaut pour tous les programmes. Mais à lire certains, ils se reconnaîtront, les critiques du programme de MLP sont plus acerbes que celles visant les macronistes. Nul n’est obligé d’être fan de MLP et d’être « subjugué » par ce qu’elle propose. Mais, avant de rendre au RN et à MLP, ce qui lui revient, il faut d’abord et surtout rendre tout ce qui revient à Macron et aux macronistes et ce qui revient à tous ceux qui sont responsables de la débâcle généralisée que nous subissons! J’ai l’impression que chez certains l’animosité envers MLP et le RN est telle qu’ils oublient que dans la panade dans laquelle nous nous trouvons elle n’y est ABSOLUMENT pour rien!

      • Savoyard,Vous allez elire mlp,..grand bien vous fasse! On en fera le bilan dans 6 ans..
        Par contre nous raconter a longueur de post et a priori ce que mlp va « faire »
        ..meme nostradamus n’en a pas parlé..
        Alors va t elle  » sauver la france  » retablir la securite ,arrêter l’immigration,renflouer l’economie, » et lui rendre sa souveraineté.. .?
        Au vu de ses multiples changements d’avis,des votes de ses deputes a l’assemblée nationale,et ses declarations sur l’islam compatible..on peut etre dubitatifs et pas donner sa confiance,sans etre un vilain  » collabos macroniste » ou un adorateur de Philippe voire de melanchouia..

    • La France était un pays puissant, elle est devenue un nain aux pieds d’argile, sa parole ne porte pas, elle est la risée du monde grâce les incompétents qui se sont succédés durant des décennies et qui s’accrochent comme des berniques à leur rocher. Quant aux retraites pharaoniques des politicards, il est temps de réformer le cumul des retraites et de plafonner celles ci .

  3. Les études (que l’on peut balayer d’un revers de main pour se rassurer) montrent que si le RN arrivait au pouvoir, la dette publique, (% du PIB), passerait de 117% à 135% et que le déficit public, (% du PIB toujours), passerait de 5% à 8%. Aggraver les déficits pour ne pas relancer ensuite est problématique.
    Parallèlement Christine Lagarde termine son mandat et un Néerlandais, dont le nom m’échappe, prendra sa place et qui, paraît-il, est beaucoup plus dur… En même temps c’est un bon moyen de nous faire marcher en pas cadencé.
    On va presque la regretter la Christine (non) qui avait demandé aux Grecs, lors de la crise, qu’au lieu de se plaindre de l’austérité, qu’ils devaient plutôt payer des impôts. Et oui toujours plus d’impôts… Nous payons, ils profitent…Humiliant quand même, quand on a faim.

    • C’est vrai. Il paraît également que l’eau de la Seine deviendrait violette, des criquets géants de 10 kg chacun dévasteraient les vignobles, tous les nouveaux-nés viendraient au monde avec 4 bras et Depardieu serait recruté au Bolchoï enqm qualité de danseuse étoile !
      Pourrait-on avoir les sources de vos « études »? C’est juste pour faire rire les enfants.
      Merci d’avance.

      • Vous avez de la chance que ce que je vous ai répondu n’ai pas été publié… Un commentaire comme ça suppose que vous en avez rien à foutre des sources puisque votre seul souci est de ridiculiser quelqu’un qui ne pense pas comme vous. Peu importe je continuerai

    • @TDZ

      Qui sont ceux qui affirment que MLP ferait passer la dette de 117% du PIB à 135%? Ceux qui affirment cela avaient ils prévu l’envolée de la dette de l’Etat qui atteindra plus de 3 600 milliards d’euros lorsque Macron sortira de l’Elysée? Qu’est-ce qui vous fait croire que ceux qui avancent ces prévisions voient juste? Si le programme de MLP peut faire l’objet de critique, son annonce de 125 milliards devraient être salués! Du moins c’est ce que pense. Cela dit, si vous croyez vraiment que MLP creuserai à ce point la dette, votez Edouard Philippe, il a été durant 3 ans à Matignon!

  4. De Gaulle disait qu’il faut se préoccuper d’abord de l’intérêt de la France, puis de celui des Français.
    Quand les deux coïncident c’est parfait, sinon, le chef de l’état doit privilégier l’intérêt de la France.
    Et actuellement, c’est incontestablement le problème de l’immigration. Sujet existentiel, qui devrait arriver en tête des thèmes développés par les candidats. Tout le reste est secondaire, voire démagogique.

  5. Dany. Je réponds à votre question : « Pourquoi attendre le débat budgétaire pour nous dire où le RN va trouver les milliards à récupérer » ? Marine Le Pen a tout à fait raison de présenter son programme économique juste avant les débats parlementaires pour les raisons suivantes.
    ——————————- Calendrier parlementaire (1ère lecture – 1ère partie) ———————————————
    Le PM Lecornu devait présenter aux députés son projet de loi des finances 2027 (PLF 2027) le 30 septembre 2026 mais cette date a été repoussée au 6 octobre.
    —– Du 8 au 11 octobre 2026. Pendant ces 4 jours chacun des 11 groupes politiques peut inscrire sa propre question au titre de sa niche parlementaire.
    —– Du 12 au 19 octobre 2026 (8 jours). Les députés discutent en séance de la première partie du PLF 2027, sur l’équilibre budgétaire entre les recettes et les impôts.
    —– Le 20 octobre 2026, l’assemblée procède au vote solennel en première lecture (approbation ou rejet) sur l’ensemble de la première partie après les questions au gouvernement.

    Compte tenu de ce calendrier parlementaire fixé le 15 juillet 2026, M. Le Pen n’a absolument aucun intérêt à rendre public dès maintenant son programme d’économie de 125 milliards euros. Ce serait très prématuré car cela donnerait plus d’un mois au gouvernement Lecornu soit pour s’emparer des mesures intéressantes en les faisant siennes et en les incluant dans son projet de loi des finances 2027, soit pour travailler à démolir et discréditer le programme du RN en recherchant les points faibles et critiquables.
    Pour ces raisons la cheffe du RN a tout intérêt à attendre le moment propice et à présenter le programme économique de son parti soit le 7 octobre 2026, veille des 4 jours de niches parlementaires, soit le 11 octobre, veille de l’ouverture des débats proprement dits.

  6. Durvye, il roule pour qui maintenant, a-t-il touché une petite enveloppe sympathique pour mettre un tel bâton dans les roues de Marine le Pen et Jordan Bardella, à 8 mois des présidentielles.

  7. Beaucoup de communistes ayant rallié le RN, il est normal que M le Pen pour flatter ses nouveaux électeurs fasse de la démagogie économique dans le domaine des retraites. Tous les mêmes ses bonimenteurs de la classe politique.

    • « kerglien » Si vous avez d’autres solutions au pays des 303 taxes et impôts, des 89 cotisations et 46 contributions » recensés par la fondation iFRAP. Mais aussi dois-je vous le rappeler aux 932,5 milliards d’euros de prestations sociales ? Alors il vous faut vous lancer en politique sans attendre, après tout un candidat de plus… Mais avec tout le respect que je vous dois, sachez que vous n’effacerez pas cinquante ans et plus de perfusions sociales avec des mesures radicales ou excessivement libérales. Il faudra beaucoup de temps et surtout de bon sens de la part des Français pour obtenir une désintoxication, si modérée soit-elle. Ceux qui pensent que demain le soleil ne se couchera plus se trompent.

    • @kerglien

      Vous eussiez préféré que ces communistes rallient Mélenchon ou Macron? Cela dit, si pour vous l’âge de la retraite doit être repoussé, vous pourrez, par exemple, voter pour Edouard Philippe….

  8. Donnez une poule à tous ces « experts économiques » …
    Au bout d’une semaine, ils en auront marre de manger un œuf par jour alors ils « passeront » la poule à la casserole car ils voudront « manger de la viande » ! …
    Pour les oeufs ? … Ils les auront « distribués » aux autres mais pas à leurs « enfants » ! …

  9. En quoi la réforme des retraites par répartition proposées par Marine Le Pen est-elle « épineuse » ?
    Alors, on peut être d’accord ou pas avec ses propositions et militer pour une retraite complète par capitalisation, qui débouchera également sur des inégalités car un salarié à 1800 euros mensuels n’a évidemment pas la même capacité de « capitaliser » qu’un autre à 5000, mais l’honnêteté intellectuelle commande de la présenter objectivement et pas en la déformant comme un vulgaire Christophe Barbier ou une stipendiée comme Verdier-Molinié, l’égérie médiatique lobbyiste des cabinets de conseils, donc du monde de la finance, qui ont ruiné l’Europe en général et la France en particulier.
    En effet, ce que propose le RN et Marine Le Pen, dont je ne partagpas toutes les positions notamment sur le plan sociétal, c’est de prendre en référence le nombre d’années cotisées, donc les annuités. Vous commencez à travailler à 17 ans, si vous cotisez toute votre vie active, vous partez à la retraite à 57 ans si la référence est de 40 annuités, à 58 si la référence est à 41 annuités ou à 59 ans si la référence est à 42 annuités ! Si vous commencez à bosser à 28 ans, vous partirez à 68, 69 ou 70 ans !
    Et dans le cas où un âge légal sera fixé, 67 ans par exemple, si vous voulez partir avant d’avoir toutes vos annuités, vous ferez l’objet d’une décote ! La définition du plafond à 40 années de cotisations ou plus probablement à 41 ou 42, voire 43 ne relève que des modalités à définir pour un équilibre cohérent du système !
    La prise en compte des ruptures de parcours, pour les femmes notamment qui à ma connaissance sont les seuls êtres humains en mesure de donner naissance à des enfants, sont déjà prises en compte dans les règles permettant d’obtenir des annuités bonus en fonction du nombre d’enfants. Si on juge que ce n’est pas suffisant, une amélioration de ces « bonus » peut toujours être discutée. Mais on reste, comme pour le nombre d’annuités nécessaires à l’obtention d’une retraite à taux plein, dans le domaine des modalités.
    Simple, efficace et, surtout, juste ! Il n’y a que les renégats comme Retailleau, qui lui bénéficiera d’un système de retraite scandaleux qui est le seul à ne pas avoir été réformé sous la pression de ses comparses sénateurs, et qui ne verseront jamais une goutte de sueur au travail sauf dans les cocktails parisiens, pour ne pas le comprendre ! Enfin, pour faire semblant de ne pas comprendre !
    D’ailleurs, à ce sujet et au passage, honte à ceux qui militent pour un âge légal de départ calqué sur l’espérance de vie moyenne ! Proposition qui commence à être de plus en plus portée par tous ces incapables, et/ou ces corrompus, dont les traîtres LR, qui ont poussé à la catastrophe actuelle !
    Comme si des fainéants comme Macron, Hollande, Larcher, Tondelier, Rousseau, Mélenchon ou même Retailleau avaient la même espérance de vie qu’un égoutier, un employé des travaux publics ou un couvreur !

    • C’est le sistème US , on peut prendre sa retraite à 62 ans mais on touche moins qu’ a 65 et on peut continuer a travailler sans limite d’âge afin d’avoir une retraite plus grosse .

    • Vraiment drôle et cependant un peu triste. La capitalisation une inégalité, alors que notre système actuel écrase l’ensemble des retraités au profit des fonctionnaires et agents publics. Bien sur que Verdier Molinié et consorts sont des stipendiés de mèche avec ceux qui nous ruinent. Evidémment qu’il n’y a que les années cotisées qui comptent et pas les années d’études. Démarrer à 28 ans pour finir à 70, bravo. La fin est géniale. Retailleau est un renégat et les autres des fainéants. C’est désolant mais voyez vous la France a tout à fait besoin d’égoutiers, d’employés des travaux publics ou de couvreurs et je souhaiterais qu’il y en ait davantage mais pas que. Quant à ne pas tenir compte de l’augmentation de l’espérance de vie n’oublions pas que dans notre système actuel les retraites sont payées par la génération qui travaille.

      • Je n’ai pas dit que la retraite par capitalisation serait inégalitaire, j’affirme qu’elle l’est potentiellement !
        Où alors expliquez-moi par quel miracle mathématique, en tablant par exemple sur une capitalisation de 10% du salaire, un salarié avec un salaire moyen de 25000 euros annuels pourra avoir une retraite proportionnellement juste par rapport à un autre ayant 60 000 euros de revenus annuels moyen sur sa carrière complète.
        Et là, on ne parle que du monde parfait dans lequel, par définition, ces capitalisations seront gérées par des fonds de pension … qu’on peut espérer souverains en rêvant beaucoup et/ou en abusant de produits stupéfiants ! Si vous tombez sur des escrocs de type crise des subprimes, bonne chance !

    • Une retraite » la meme pour tout le monde » c’est pas un truc communiste ça ? Donc si des gens gagnent 6000 euros par mois et d’autres 1500..c’est de l’injustice? Il n’y en a pas qui font des metiers plus difficiles,soit intellectuellement soit physiquement que d’autres ? La vie n’est pas juste un cadeau a se partager « egalitairement »… normal qu’un qui travaille des 14 ans et gravit des échelons au merite en 40 ans de carrière ait plus que celui qui glandouille en fac jusqu’a 28 ans pour avoir un boulot qui n’existe pas et pleurnicher au chômage toute sa vie pour jalouser les autres…ca s’appeler de la justice pas des  » inegalites »

      • Qui a parlé de « même retraite pour tout le monde » ?
        C’est comme pour la proposition faite par Marine Le Pen et le RN !
        Il faut d’abord commencer par essayer de comprendre, honnêtement, ce qui est écrit ou dit ! Après, on peut se prononcer sur le fait d’être d’accord ou pas … si possible en proposant des arguments à peu près cohérents.

      • Je croyais simplement qu’egalitaire voulait dire pareil pour tout le monde ….c’est juste la définition du mot dans tous les dictionnaires.. mais peut etre qu’en politique il y a un autre sens??

  10. Nous sommes quasiment champions du monde des prélèvements par l’Etat. Et malgré cela, nous sommes chaque année davantage en déficit (et là aussi nous sommes au moins champions d’Europe, si ce n’est du mode). Comment ceux qui préconisent de poursuivre une politique similaire espèrent ils que nous revenions à l’équilibre? Marine Le Pen a raison, il faut tailler dans le vif. Et réduire la dépense publique est la seule solution.

    • Beaucoup de pistes d’économies à faire mais si peu de volonté voire aucune depuis des décennies, et les mêmes qui payent pour les autres, et les retraités qui ont bossé toute leur vie montrés du doigt alors que les abus ne viennent pas d’eux

    • @Gafaroun

      Vu l’ampleur des dépenses il y a forcément des économies à faire! Jean Yves Le Gallou parle de dépenses publiques inutiles et de dépenses publiques nuisibles… Dans ces deux catégories il y a forcément un gisement d’économies à explorer en priorité! Quand MLP parle de 125 milliard d’économies, cela me parait beaucoup d’autant que Sarh Knafo avait présenté un plan d’environ 63 milliards d’économies… ou quelque chose de cette ampleur.

      En tout état de cause, il faudra couper de manière conséquente dans les dépenses et aucun poste de dépense ne doit échapper à une évaluation.

  11. A méditer : quel que soit le système retenu et quelles qu’en soient les règles dans le détail, les restes de la France ne pourront bénéficier d’une retraite que dans la stricte mesure où les pillards de la prospérité française gaulliste ne nous auront pas tout pillé !
    Et de cela, maintenant, rien n’est moins sûr !

    • @Parrhesia

      A titre perso je préconise de plafonner à un maximum de 5 000 euros de retraite pour les politiciens encore envie et qui sont responsables de la débâcle financière de ces 45 dernières années! Il est choquant que certains de ces politiciens cumulent les retraites pour un montant dépassant 10 000, 12 000 euros ou davantage de retraite! Avec 5 000 euros par mois un politicien qui a participé à la ruine de la France, doit pouvoir s’en sortir! Que ceux qui ont dilapidé les impôts assument une partie de leur folie dépensière et pas seulement ceux à qui ‘avis n’a jamais été demandé! Comment, en tant que retraité qui n’a jamais voté PS ou PC dois-je avoir mauvaise conscience de na pas (encore) être à la rue?

      • vous etes gentil avec ces traitres a la nation,pour moi ce serait l’aspa avec recuperation sur succession.

  12. « Tous ceux qui ont commencé à avoir un emploi effectif au sens de l’INSEE avant 20 ans cotiseront 40 ans et partiront à 60 ans, » Il me faudrait trop de place pour commenter complètement cette proposition.
    C’est absurde et injuste.
    Absurde : : « emploi effectif au sens de l’INSEE » sur ce sujet, ça ne veut rien dire. L’« emploi effectif » au sens de l’Insee correspond à l’ensemble des personnes occupant un emploi rémunéré ou indépendant, mesuré en équivalents temps plein pour les statistiques sur le marché du travail. C’est un concept purement statistique qui permet de rendre homogène et donc comparables les effectifs au travail. Un exemple type qui démontre l’absurdité de ce concept employé pour le calcul des droits à pension. Je suis étudiant, et dès 18 ans je fais des petits boulots (temps partiels, vacances, nuits, prestations intellectuelles diverses, cours à domicile, etc.) jusqu’à la fin de mes études à 23 ou 24 ans. Je fais ensuite une belle carrière de cadre supérieur et dirigeant. Et je pars avec mes 40 annuités à 60 ans. Pas mal ? Non ? Le diable se cache dans les détails !
    Injuste : L’exemple ci dessus le montre. La « vraie » justice c’est de récupérer au moment du départ à la retraite, à tout moment convenable pour le salarié, le JUSTE fruit de ses efforts : les cotisations « accumulées » au cours de la vie active. Le développement complet des conditions à réunir pour le fonctionnement de cette « justice » dans un système par répartition est trop long pour être exposé dans un commentaire et nécessiterait un article complet. Disons seulement que le régime AGIRC ARRCO s’en approche pas mal ….

    • Et que les vrais problèmes des retraites ce sont les retraites du secteur public d’Etat et les régimes spéciaux (réformés ou non).
      Cela dit le problème des retraites ne doit pas être traité Hors de son contexte économique et démographique.
      Le financement des retraites serait infiniment plus facile à résoudre, si :
      -nous avions une économie plus performante, plus industrielle, moins étatique (moins de fonctionnaires) , plus marchande (la part du PIB marchand dans le PIB global est structurellement de 5 points inférieure à ce qu’elle est en moyenne en Europe), moins assommée par l’impôt, la norme et un code du travail de 4020 pages (100 fois plus que le Suisse) ===> plus de cotisants et de cotisations sur des salaires plus élevés
      -si la part de capitalisation y était plus importante et se trouvait dirigée vers le financement des entreprises françaises ===> des pensions un peu mieux corrélées avec NOTRE performance économique collective et peu moins dépendante des évolutions démographiques.
      -si la démographie se redressait, même si ses effets sont à plus long terme ===> plus de cotisants dans 20/25 ans.
      Dernier point. En l’état immédiat de la situation financière française, au bord de la faillite, aucun alourdissement de charges ne peut sérieusement être annoncé.
      D’abord arrêter la gabegie générale, dégraisser les mammouths de l’Etat, des Agences et des collectivités, et relancer l’économie (alléger charges impôts et normes) , faire repartir l’activité, l’investissement l’emploi et les salaires
      Voir ce qu’on peut faire pour améliorer les retraites.

      • entièrement d’accord avec vous ,je rajouterai la suppression des 35 heures,revenir au minimum de 37,5 heures serait une bonne chose pour notre competitivité ainsi qu’au financement de notre systeme social.

  13. MEDEF ECONOMIE

    ECONOMISTE
    « Un économiste est un expert qui saura demain pourquoi ce qu’il avait prédit hier ne s’est pas produit aujourd’hui. » (Laurence Peter), – celui du principe qui porte son nom.

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