[DECRYPTAGE] Les mensonges de Raphaël Arnault sur le service public
Dans le média de service public ICI Vaucluse (ex-France Bleu), lors de sa première interview « en locale » depuis le lynchage à mort de Quentin Deranque dans lequel seraient impliqués ses assistants parlementaires, le député LFI Raphaël Arnault (Archenault, de son vrai nom) a menti à plusieurs reprises. BV revient sur trois contre-vérités propagées par l'élu sur le service public.
Raphaël Arnault « en convalescence »
Raphaël Arnault qualifie ses quarante-cinq jours d’absence de l’Assemblée nationale de « période de convalescence » (à 13 min 58 s de l'entretien). Un terme impropre. Un menuisier, un maçon ou un tourneur-fraiseur qui se blesse dans le cadre de son travail, après avoir suivi des soins, peut légitiment prétendre à une période de convalescence auprès de l’assurance maladie. Si l’on s’en tient à la définition du Robert, la convalescence est une « période de transition entre la fin d'une maladie et le retour à la santé ». Force est de constater que le cas de Raphaël Arnault ne rentre pas dans cette définition. En outre, se retirer de la vie publique parce que deux, voire trois, de ses assistants parlementaires et son mouvement sont impliqués dans plusieurs lynchages, dont un mortel, ne peut être qualifié de « période de convalescence ».
Un récit contredit par un rapport de police
Dans ce même esprit d'inversion accusatoire, Raphaël Arnault tente, au cours de l’interview, de montrer qu’il est une véritable victime de violences politiques. En revenant sur un événement en particulier, il explique : « Le soir de mon investiture en 2024, quarante militants d’ultra-droite m’attendaient avec des gazeuses, des matraques télescopiques, pour m’attaquer à la sortie du train. Je m’en suis sorti in extremis grâce aux agents de la SNCF. »
🔍"Le soir où j'ai appris mon investiture, 40 militants d'ultra-droite m'attendaient à la sortie de la gare" "Je suis parti par une sortie qui évitait de faire face à ces violences".
Le soir de son investiture, c'est le 13 juin 2024.
🚩Ce soir-là, Raphaël Arnault est cité dans… pic.twitter.com/GfyLacDYZx— Jean Bexon (@jean_bexon) April 14, 2026
Un document de la police émis le jour de cet épisode évoque une tout autre version. Alors qu’il arrive en gare Lyon-Part-Dieu le 13 juin 2024, Raphaël Arnault se sent en effet dévisagé et craint d'être agressé par un groupe d’ultra-droite à son arrivée. Celui qui n’est encore qu’un militant antifasciste contacte directement l'adjoint à la sécurité du maire de Lyon, Mohamed Chihi. Précisons que tout honnête citoyen ne bénéficie pas de ce canal privilégié. En cas de peur pour son intégrité physique, il faut composer le 17 et attendre de longues minutes avant d’espérer une intervention, qui, parfois, n’a pas lieu.
Après l'appel auprès du maire délégué de Grégory Doucet, un officier du centre de commandement du département du Rhône dépêche alors des effectifs, comme l’indique un document exhumé par l’Observatoire des violences en politique. Raphaël Arnault demande une protection en gare Part-Dieu mais préfère, finalement, descendre à Lyon Perrache. Un équipage de police nationale est tout de même envoyé à la gare de Lyon-Part-Dieu, puis un autre, cette fois-ci de police municipale, à la gare Lyon-Perrache pour protéger Raphaël Arnault. Le rapport de police indique que les fonctionnaires ne trouveront jamais le groupe d'ultra-droite.
Sur place, Raphaël Arnault retrouve Jacques-Elie Favrot (soupçonné par la Justice d’avoir mené le lynchage de Quentin) et deux autres antifas, Valentin N. et Lou-Ann P. C'est en réalité un retournement de situation relaté sous la plume du fonctionnaire de police chargé d’écrire le rapport d’intervention, puisque Jacques-Elie Favrot et sa bande agressent en effet un couple qui porte ensuite plainte. Dans le PV de la plainte, le jeune homme victime explique être venu chercher sa fiancée à la sortie du train, avant d’être violemment pris à partie physiquement par ses agresseurs qui l’ont accusé alors d’être d’ultra-droite. « Une fois au sol, j'ai pris des coups de matraque et un gros coup de pied comme un penalty au niveau du crâne », témoigne la victime, le soir-même, au commissariat du Ier arrondissement de Lyon, dans la nuit du 15 au 16 juin 2024, selon les documents que BV a pu consulter. Elle affirme avoir reconnu dans le groupe Raphaël Arnault et désigne l'auteur des coups comme étant Jacques-Elie Favrot, le meurtrier présumé de Quentin.
Raphaël Arnault élève-t-il le niveau de la « société vers moins de violence » ?
À plusieurs reprises, lors de sa prise de parole au micro d'ICI Vaucluse, Raphaël Arnault se fait l’apôtre de la non-violence, affirmant « élever le niveau de la société vers moins de violence », « se défendre en maîtrisant la violence » ou encore « s’émanciper de la violence ».
Mais dans la réalité, nombreuses sont les jeunes femmes de droite engagées en politique et les militants qui ont été agressés par le député de La France insoumise. BV a récolté certains de leurs témoignages.
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C’est le cas d’Agnès Marion qui, en février dernier, réagissait à notre micro, une semaine après la mort de Quentin. « Jamais je n’ai vu dans les yeux de Raphaël Arnault la crainte de blesser quelqu’un. Il était là pour en découdre », racontait celle qui, en 2014, était tête de liste du VIIe arrondissement de Lyon (RN). À cette époque, Raphaël Arnault et sa bande l'avaient prise à partie avec son équipe : « Ce sont les forains de la place Carnot qui nous ont défendus face à eux. »
À son tour, Mélissa, militante lyonnaise Némésis en 2022, raconte à BV : « C’était sur les quais, côté Vieux Lyon. On était sorties d’un parking souterrain avec des pancartes. On était séparées du cortège par des barrières. On a été prises à partie. Raphaël Arnault était en kaki et cagoulé avec d'autres membres de la Jeune Garde comme Blandine B. Ses copains faisaient le sale boulot, pendant que lui, en arrière donnait des ordres. »
Raphaël Arnault :
- condamné pour violences en réunion
- ayant menacé Alice Cordier d’une balle dans la tête
- que j’ai vu à Lyon, cagoulé jusqu’aux yeux avec ses copains, face à moi et mes camarades qui tenions simplement quelques pancartes
- leader d’un groupuscule antifa… https://t.co/4gGvG3U3nm— Mélissa (@Melissa_Nemesis) April 13, 2026
C’est, par ailleurs, en cette même année 2022 que Raphaël Arnault agresse, en groupe, un jeune homme seul de 18 ans. Celui qui deviendra député l’humilie en le forçant à retirer ses vêtements et le frappe. La victime tombe au sol. En mars 2025, Arnault sera définitivement condamné pour violences en réunion à quatre mois de prison avec sursis pour ce lynchage. Une condamnation qui prouve que le député a menti éhontément lors de sa garde à vue en 2022, puisqu'il niait être présent au moment de l’agression.
On relève que ces contre-vérités n'ont pas vraiment rencontré de contradiction de la part de son intervieweuse...
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29 commentaires
Parler de ce type c’est lui faire de la publicité. Cet individu n’est qu’une crapule à vomir.
De quoi a t-il peur subitement ?
QUI écoute encore ce type?.. à part ses affidés bien sûr !
Pauvre Raphaêl, il va me faire pleurer.
Merci madame Agnes Marion !
Arnaud ment, et Léo ment aussi.
Et qui peut s’étonner qu’un neofaciste barbare mente ? Quel honneur, quelle. Moralité peuvent avoir ces chiens enragés, lâches et pleutres, qui s’attaquent toujours en bandes à des victimes isolées ? Ces gens là sont les déchets de notre société et il n’y a qu’en France où dans les républiques bananieres qu’ils ont accès à l’assemblée nationale ou autres postes ou, pourtant,bil semblerait que la moralité devrait être de rigueur
A vomir
Ce type n’a d’importance que celle qu’il se donne : il ne devrait plus être à l’Assemblée
On parle encore de celui là?
On sent le gouvernement très actif contre les fake news hahahaha! En fait c’est un outil qui va dans le sens de la propagande d’état mais surtout de la gauche et du centre. C’est surtout un outil pour bâillonner les faits et laisser des monstres dire ce qu’ils veulent, ce gouvernement est immonde!
Je suis entièrement d’accord avec vous sauf pour le 1er point : peut-être a-t-il subi un choc psychologique en sentant l’assassinat de Quentin se rapprocher dangereusement de sa personne. Il est certes violent (ce n’est plus à prouver) mais il en reste néanmoins un homme qui se croyait intouchable juque là : je lui accorde donc le bénéfice du doute et son médecin lui a donc prescrit un arrêt maladie (je sais, je me fait l’avocat du diable…)
Décidément, il existe en ce pays des droits de l’homme le droit des crapules.
Comme d’autres individus de son parti, Raphaël Arnault brille par sa lâcheté. Courageux quand il s’agit de lyncher en bande une personne désarmée puis n’hésitant pas à réclamer la protection de la police qu’on accuse par ailleurs de tuer.
C’est bien qu’il crie au loup sans arrêt.. comme dans la fable,un jour il n’y aura personne pour le croire..mais le loup sera bien là…et on verra si son crâne a lui est plus solide que celui de quentin..
Et c’est député !!!!!
Pauvre France.
c’est ici que l’on vois a quel niveau nous sommes tombés mais ne vous inquietez pas on vas encore les voter