L’annonce par le gouvernement de nouvelles mesures restrictives de nos libertés dans de nombreuses villes, afin de lutter contre une prétendue deuxième vague de mortalité épidémique, suscite enfin des réactions outragées. La population, mais surtout des élus bien silencieux jusque-là, ruent dans les brancards. Serait-ce le signe qu’enfin, la France commence à comprendre ? Le signal que quelque chose change ?

Des médecins, de plus en plus nombreux, contestent la politique de gribouille de l’État. Ils critiquent ouvertement les annonces alarmistes et les prévisions apocalyptiques. Sortis de la phase de crise du printemps dernier, ils publient leurs analyses et donnent leur avis.

La presse s’en fait l’écho. Même la très docile radio d’État diffuse, parfois, des avis contradictoires ou les propos peu amènes tenus dans les commissions d’enquête parlementaires par l’opposition.

La population, dont on a souvent regretté la soumission et le panurgisme, commence à manifester son désaccord, au moins en privé, et de plus en plus en public. Oh ! timidement, certes, mais une lueur d’espoir apparaît : serions-nous à la fin d’un cycle ?

Renaud Muselier, président de la région PACA, a annoncé un recours contre les décisions absurdes tendant à confiner, de fait, l’agglomérations marseillaise. C’est une initiative jusque-là inédite, et salutaire. Le maire de Marseille s’offusque également. Au-delà des gesticulations politiciennes, faut-il y voir une saine réaction contre l’accumulation de mesures imbéciles et anxiogènes ?

Ce qui ressort des débats qu’on entend ici et là, c’est que le gouvernement a été surpris par la docilité de la population à l’annonce du confinement de mars dernier. Et qu’il craint une forte réaction s’il durcit les mesures. Il faut jouer de cette crainte pour mettre fin aux incessantes restrictions de libertés imposées à notre pays sous un prétexte sanitaire auquel plus personne ne croit sérieusement.

Les simples citoyens que nous sommes peuvent-ils agir, dénoncer eux aussi les délires dont on nous inonde depuis neuf mois ? Et s’il suffisait d’organiser une forme de résistance passive ? Les moyens en sont simples et peu coûteux. Le premier est de manifester ouvertement, quoique courtoisement, son refus d’être inondé de gel à chaque nouvelle porte franchie, en rappelant aux vigiles et autres gardes-chiourmes que nous sommes assez grands pour nous préoccuper nous-mêmes de notre sécurité.

Le second est de refuser de porter le masque en espace ouvert et de braver, ainsi, les regards furieux de certains. Le risque de contravention est très faible : la police ne circule que dans les centres-villes – et encore : dans la limite de ses moyens. Il existe de nombreux moyens de se prémunir, à commencer par l’utilisation des réseaux sociaux. C’est ainsi qu’on trouve, sur Facebook, de nombreux groupes locaux qui préviennent en temps réel de la position des contrôleurs de bus ! En faire autant avec les contrôles de masque est enfantin, nos enfants feront cela très bien. Et, sans en arriver là, il suffit de faire attention.

Le troisième est de se manifester : spontanément dans la rue, par petits groupes de dix, là encore organisés par le biais des réseaux sociaux, séparés les uns des autres par un espace suffisant. En écrivant aux journaux, aux élus locaux, voire en se cotisant pour mettre en œuvre des actions devant les tribunaux administratifs.

Il ne s’agit pas de nier la fragilité de certaines personnes face à une maladie qui existe. Mais simplement de relever la tête, de rappeler que cette maladie ne tue pas les bien portants, et que notre liberté ne peut pas être subordonnée au fantasme d’une « valeur » santé considérée comme supérieure.

Debout, les masqués de la Terre !

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