Réaction à chaud et très sereine de Damien Rieu, candidat aux départementales dans la Somme, après son altercation avec le ministre de la Justice qui est venu l’interpeller vivement alors qu’il prenait un café en terrasse en famille. Il explique l’incident par la « panique » de LREM, donné à 10 % dans les sondages.

 

 

Vous étiez à la terrasse d’un café, en électorale à Péronne dans la Somme, où vous êtes candidat pour les départementales, lorsque Éric Dupond-Moretti, le garde des Sceaux, vous a abordé. Quelle a été votre réaction ?

 

J’étais assis au café en famille à Péronne, comme je le fais régulièrement les jours de marché, et j’y suis souvent durant cette campagne. Tout d’un coup arrive le ministre Dupond-Moretti qui vient m’invectiver. Il n’est pas content car je m’étais moqué de lui sur les réseaux sociaux. En effet, il avait publié une photo où on le voyait coller une affiche, avec une Rolex et des boutons de manchette. Tous ceux qui collent des affiches savent très bien que l’on ne vient pas habillé sur son 31 pour coller des affiches ! Donc, je m’étais moqué de lui et ça lui est resté en travers de la gorge, il ne l’a pas digéré et il est venu m’attaquer. Je lui ai répondu et lui ai dit ses quatre vérités. Ce n’est pas du niveau d’un ministre de venir importuner des gens à la terrasse d’un café.

 

La région Hauts-de-France accueille plusieurs ministres sur la liste LREM pour les régionales. Comment l’expliquez-vous ?

 

Ils ont de Xavier Bertrand qui leur prend des voix. Ils ont peur, aussi, du . Le problème est qu’ils sont donnés à 10 %, donc s’ils font moins, ils ne seraient pas au deuxième tour, c’est un peu la panique.

Ce matin, Éric Dupond-Moretti s’est également disputé avec M. Ruffin. C’était une foire d’empoigne ridicule. Là, on est au niveau d’un militant et non d’un ministre.

 

Que représente cette candidature du ministre ?

 

Éric Dupond-Moretti est largement survendu. Il n’est pas du tout au niveau. Il compte uniquement sur son physique et sur son charisme. En fait, il n’avait pas d’arguments et il n’avait pas travaillé ses sujets, donc ce n’est pas très difficile de lui expliquer que ce n’est pas parce qu’il est ministre qu’il peut se permettre de venir nous importuner.

 

Durant la campagne des départementales, le spectre de la prochaine élection présidentielle occupe-t-il les esprits ?

 

Sur mon canton, certains sujet locaux et nationaux se recoupent. Ainsi, ils sont en train d’ouvrir un camp de en plein cœur de la ville, à proximité d’un lycée. Il y a, par ailleurs, une fermeture de classe dans un village alors que dans des zones de banlieue, les classes sont dédoublées. Le débat national se transpose sur le local.

12 juin 2021

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.

4.9 9 votes
Votre avis ?
59 Commentaire(s)
le plus populaire
le plus récent le plus ancien
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires