Editoriaux - Presse - Société - 4 mai 2017

Le crypto-anarchisme de la CGT

L’odieux tweet de la CGT du groupe Publicis, parlant d’un “poulet grillé” concernant notre camarade CRS, durement touché à l’occasion des violences du 1er mai, nous rappelle les déferlements de haine anti-flics, de la CGT encore, sur des tract à l’occasion des contestations sur la loi Travail, l’année dernière. Nous avions connu, là aussi, une violence inouïe à l’encontre des forces de police.

Nous avons donc été voir le profil Twitter de la CGT Publicis, qui ne fait que confirmer ce que nous pressentions déjà. Ainsi, la seule présence de CRS à l’occasion de manifestations semble faire bondir cette organisation…

Mais c’est un autre tweet qui appelle notre attention, tant il évoque une certaine malhonnêteté intellectuelle :

Tout lecteur peut ainsi comprendre que la CGT critique “l’évolution” de la société qui aurait, selon elle, glissé vers une dictature policière de plus en plus violente.

Tout d’abord, ce montage est fallacieux car il oppose un policier de 1967, en tenue de service courant, avec un CRS de 2017. En 1967, les policiers effectuant du maintien de l’ordre avaient déjà, à l’époque, une tenue spécifique.

Ensuite, effectivement, la société a changé. Mais si la police a développé des moyens de protection, de plus en plus élaborés, c’est bien pour faire face à des individus de plus en plus violents, et non pas le contraire.

Qui peut soutenir que des jambières, un gilet pare-balles, un casque, etc., seraient des moyens de violence ?

Non. Ces équipements sont là pour protéger les forces de l’ordre des projectiles, tels que les cailloux, pavés, boules de pétanque, mais aussi des cocktails Molotov. Il est évident, pour tous ceux qui daignent réfléchir un tant soit peu, que la police n’aurait pas été amenée à se munir de tels équipements si les manifestants n’avaient toujours été que des babas cool pacifistes.

En renversant les responsabilités sur la police, la CGT semble cautionner une certaine violence qui ne fait que croître, de la part de manifestants qu’hier elle dénonçait, et se désolidarisait en les appelant “casseurs”.

Le droit de manifester est symbole d’une démocratie équilibrée. Mais ne pas accepter l’ordre, la police et victimiser ou excuser les auteurs de troubles et des pires violences, ce n’est pas du gauchisme, ni de l’extrême gauchisme. C’est une forme d’anarchisme sous-jacent.

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