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Editoriaux - International - 1 juin 2020

Criminalité interraciale aux États-Unis : la réalité des statistiques

La mort de , tué suite à l’interpellation violente d’un policier, embrase les États-Unis sur fond de tensions interethniques au point que plusieurs villes ont décrété l’état d’urgence. Les médias portent une lourde responsabilité dans cet embrasement pour avoir transformé ce triste fait divers en opération mondiale de victimisation d’une minorité noire prétendument oppressée par les Blancs. En réalité, les premières victimes de ces tensions entre groupes ethniques ne sont ni noires ni hispaniques, contrairement à ce que veulent faire croire les médias progressistes qui exploitent ce drame pour relancer leur cabale contre Trump.

L’utilisation des statistiques ethniques, aux États-Unis, permet d’engager un débat serein sur la base de faits et de chiffres. Ainsi, les chiffres officiels (tableau 14, page 13) du Département de la Justice dévoilent qu’en 2018, 3.581.360 Blancs ont été victimes de crimes et délits. 15,3 % de ces crimes et délits (547.958) ont été commis par des Noirs. En revanche, sur les 563.940 crimes et délits dont ont été victimes les Noirs, seulement 10,6 % (59.777) ont été le fait de Blancs. En valeur absolue mais aussi relative, les Blancs sont donc plus victimes de crimes et délits commis par des Noirs que les Noirs ne sont victimes de crimes et délits commis par des Blancs. Ces statistiques officielles ne sont pas exploitées par la plupart des médias américains et internationaux qui relaient la propagande victimaire du mouvement Black Lives Matter.

Cela révèle l’incroyable inversion victimaire créée et propagée par la plupart des médias. D’aucuns argueront que l’affaire Floyd ne relève pas du droit commun, un policier étant mis en cause. Il existe, pourtant, de nombreux cas de citoyens américains blancs tués froidement par des policiers noirs sans que cela n’émeuve les médias qui ne crient jamais au racisme anti-blanc.

En octobre 2019, Shannon Rupert, une femme blanche de 45 ans, provoque verbalement un policier noir qui l’abat de deux balles. Il sera simplement placé en congé administratif et l’enquête a conclu que la fusillade était « justifiée ». En 2017, Justine Ruszczyk Damond est abattue par un policier noir alors qu’elle voulait dénoncer une tentative de viol. Sa mort a rassemblé quelques dizaines de personnes dans le calme. Gilbert Collar (sic), un jeune homme de 18 ans non armé et sous l’influence de la drogue, est abattu le 6 octobre 2012 par l’agent Trevis Austin, qui est noir.

Les médias sont donc en grande partie responsables de l’embrasement des États-Unis. Le même schéma est suivi en France par nos médias qui prennent systématiquement la défense d’individus issus de l’immigration, fussent-ils des délinquants notoires.

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