J’entendais, sur CNews, un syndicaliste de l’Éducation nationale se plaindre de ses conditions de travail et réclamer l’arrêt des politiques libérales… Sans que Morandini ne réagisse. Hier, c’était un représentant du personnel de santé qui s’en prenait à l’ultralibéralisme qui tue…

Petit rappel : en France, la dépense publique accapare 57 % du PIB. Nous sommes le pays de l’OCDE où l’État intervient et dépense le plus. Pour couvrir cela, nous sommes le pays le plus taxé du monde, et malgré cela, nous sommes toujours en déficit. Nous ne sommes donc pas un pays ultralibéral mais ultra-socialiste. Selon ces personnes, il faudrait donc dépenser encore plus, taxer encore plus… Jusqu’où ? En URSS, la dépense publique atteignait 73 % du PIB ; nous nous en approchons de plus en plus.

Le coronavirus devrait pourtant éclairer sur la réalité. L’Allemagne prouve, actuellement, qu’elle a un système de santé bien plus performant que le nôtre. Sa dépense publique est de 42 % du PIB, de 15 points inférieure à la nôtre ! Son budget de santé est de 4,8 % du PIB, le nôtre de 5,5 % ; la différence est de l’ordre de 20 milliards d’euros de dépense en moins côté allemand, avec un résultat supérieur et, en plus, de meilleurs salaires pour le personnel !

Concernant le système éducatif, là encore, l’Allemagne dépense moins, prélève moins sur la société, mais au classement PISA, elle est devant la France dans tous les domaines : sciences, mathématiques, langues, écriture, culture…

Des deux pays, c’est donc le plus libéral, celui qui prélève le moins, dépense le moins, qui est le plus performant : cherchez l’erreur ! À y regarder de près, c’est normal : dans un pays où l’État intervient dans tout, se mêle de tout, contrôle tout, il est celui vers qui tous se tournent à la moindre occasion : il devient le bureau de toutes les plaintes, de tous les mécontentements, et se transforme en tiroir-caisse pour calmer les revendications qui le harcèlent. La dépense a beau augmenter, elle n’est pas allouée dans le sens d’un meilleur service mais pour complaire aux syndicats.

Pour redresser la barre, ce n’est pas un fantomatique ultralibéralisme qu’il faut combattre, mais l’ultra-socialisme qui nous conduit à la ruine assurée…

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