Depuis mardi midi, l’activité du pays est à l’arrêt. Chacun doit rester confiné chez soi et cette situation ne sera pas sans répercussions sur le déficit budgétaire et l’économie française, déjà en mauvaise posture. La question qui se pose alors, et qui se posera de façon plus évidente dans les semaines qui viennent, est : était-ce évitable ?

La revue Conflits a publié, le 14 mars, un article du South China Morning Post expliquant comment la est arrivé à maîtriser l’épidémie sans faire appel au confinement de sa population et, donc, en préservant l’activité économique du pays alors que ce pays a été le plus touché après la Chine, plus de 500 infections par jour étant détectées durant les deux dernières semaines. Ce chiffre est tombé à 248, dimanche dernier. Comment sont-ils parvenus à ce résultat ? Les médias français sont restés, jusqu’à présent, bien silencieux sur cette réussite.

Au moment où le Président Macron faisait du climat, selon son expression, « le combat du siècle », le gouvernement coréen mettait en place des tests à grande échelle, certains appelés « drive through », pouvant se faire sans sortir de sa voiture. Ces examens, rendus gratuits, peuvent se faire en dix minutes et les résultats sont connus en quelques heures. Les laboratoires se sont rendus capable de traiter jusqu’à 15.000 tests par jour et plus de 200.000 personnes ont été testées de cette manière. Les personnes positives sont ensuite isolées et tracées pour retrouver avec qui elles ont pu être en contact. Cette technique a permis de traquer les stades précoces de la maladie et de tenir une comptabilité exacte du nombre de personnes infectées, comptabilité que l’on attend toujours en France. Elle a permis, également, de maintenir le taux de mortalité à 0,84 % alors qu’il était, le 10 mars, de 2,12 % en France et de 6,72 % en Italie.

Selon l’article, pour le gouvernement coréen, « les mesures conventionnelles et coercitives telles que le verrouillage des zones touchées présentent des inconvénients, sapant l’esprit de démocratie et aliénant le public qui devrait participer activement aux efforts de prévention ». Cette expérience a été acquise en 2009, durant la pandémie de grippe H1N1, et en 2015, avec l’épidémie de SRAS.

Au lieu du confinement, une communication pro-active a été mise en place, avec des points presse deux fois par jour et l’envoi de SMS aux personnes situées dans des districts où des cas avérés sont détectés.

De plus, alors que notre réserve de masques partait en Chine, pensant probablement que le virus s’arrêterait à nos frontières, en Corée, le port du était généralisé, certains bâtiments affichant : « Pas de , pas d’entrée. » Le public a été sensibilisé également au lavage des mains.

Voilà, en résumé, par quels moyens audacieux un pays technologiquement développé, où les dirigeants ont les pieds sur terre et où le mot « démocratie » a encore un sens, est arrivé à préserver son économie et la santé du plus grand nombre.

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