[CHRONIQUE] La gauche française de plus en plus haineuse et totalitaire

La liberté d’expression est odieuse à la gauche, comme le manifeste son combat permanent contre le groupe Bolloré.
Capture écran LCP
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Chacun se souvient que certains militants de gauche étaient allés célébrer la mort de Jean-Marie Le Pen, place de la République. Quelques semaines plus tard, sa tombe avait été profanée à La Trinité-sur-Mer. Sur un autre plan, mais dans un état d’esprit similaire, certains se sont réjouis ouvertement de l’emprisonnement de Nicolas Sarkozy. Dans les deux cas, les militants de gauche, parfois même des élus, ont manifesté une haine malsaine comme un esprit de revanche ou même de vengeance, le point d’orgue étant la demande d’élus de gauche et d’extrême gauche d’aller vérifier que l’ex-Président ne bénéficiait pas d’un traitement de faveur durant son incarcération.

Sarkozy dans le viseur

Pour ce qui concerne Nicolas Sarkozy, qui affichait dans le discours des positions ouvertement de droite et remettait en cause « l’esprit soixante-huitard », chacun sait que la gauche lui vouait une détestation tenace. Même si, dans les faits, à peine élu sur un programme de droite ferme, il avait tenté l’ouverture à gauche ! Il n’est toutefois pas interdit de se demander si la décision d’exécution provisoire de la peine prononcée lors de son jugement ne relève pas d’une volonté de vengeance corporative et idéologique à l’égard d’une homme qui avait critiqué ouvertement certaines pratiques judiciaires. En effet, il n’existait ni risque de fuite, ni de récidive, ni de trouble à l’ordre public. Décision de justice ou d’injustice ?

Quoi qu’il en soit, tout cela est le signe d’une radicalisation inquiétante de la gauche française. Celle-ci constate bien que son « magistère » intellectuel et « moral » s’effondre. Trop de déni de la réalité, trop de mensonges idéologiques, trop de soutien à des régimes totalitaires ou terroristes immondes, le dernier en date étant le Hamas, finissent par ouvrir les yeux de ceux qui étaient aveuglés par la propagande. Et la gauche enrage de sentir la fin prochaine de son influence. Telle une bête féroce acculée, elle redouble de fureur. Cela se traduit parfois par la violence urbaine et l’appel à la violence, mais surtout par l’abus des procédures judiciaires visant à réduire au silence ceux qu’elle considère comme des adversaires à éliminer.

Un film et un magazine pris comme têtes de Turc

La toute récente tentative du maire socialiste de Marseille, Benoît Payan, d’interdire la projection du film Sacré-Cœur, au château de La Buzine, démontre que l’état d’esprit totalitaire et liberticide n’appartient pas qu’à l’extrême gauche ou à LFI. Elle irrigue désormais toute la gauche. Grâce à Dieu, le tribunal administratif a estimé, dans sa décision, que « le maire de Marseille a porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’expression et à la liberté de création et à la liberté de diffusion artistiques, libertés fondamentales au sens de l’article L. 521-2 du Code de justice administrative ». Car la gauche, qui s'autoproclame la voix du progrès, semble revenir à la frénésie anticatholique des petits bourgeois bedonnants et francs-maçons de la IIIe République, ceux-là mêmes qui appelèrent le maréchal Pétain au pouvoir. Ces « gens d’avenir » sont affectés d’un torticolis qui les tourne obstinément vers le passé.

Le retrait d’agrément de diffusion du magazine satirique de droite La Furia, par la Commission paritaire des publications et agence de presse (CCPAP), relève de la même volonté totalitaire de briser la liberté d’expression en France. Cette décision entraîne la perte des tarifs postaux, de la TVA spéciale et de l’obligation, aux vendeurs, de distribuer le journal. Rien que cela. Et pour quels motifs ? Le contenu du journal serait « susceptible de choquer ». Bien. Le contenu de Charlie Hebdo n’aurait-il jamais été susceptible de choquer ? Ou encore, ce contenu serait susceptible de « constituer des infractions », ce qu’aucune décision de justice n’est venue confirmer. Comprenez-le bien, braves Français, la satire ne peut être que de gauche et une obscure commission inconnue du public décide de ce qui peut vous faire rire et de ce qui ne doit pas vous faire rire !

Acharnement fiscal

La rage de la gauche se déploie aussi sur le plan économique. Alors que la France est le pays le plus imposé du monde, les socialistes en redemandent encore, alors même que le délire français en matière fiscale et réglementaire a prouvé sa nocivité. Depuis des décennies, les Français sont assommés de nouveaux impôts et de nouvelles réglementations et quel est le résultat ? Le déficit public a atteint des sommets, le pays s’est désindustrialisé, la classe moyenne se prolétarise, les Français cessent de consommer pour constituer une épargne de précaution, les cerveaux et les talents fuient la France… Nous sommes bien loin du « Enrichissez-vous par le travail et l’épargne » de Guizot. Pour la gauche, s’enrichir est un péché et toute nouvelle ressource doit être taxée. Pourtant, la création de richesse et l’amélioration de la situation matérielle des particuliers entraînent la consommation et l’investissement, provoquent la circulation de l’argent et profitent à tous. Mais non. Les idéologues de gauche savent mieux que vous comment utiliser cet argent qu’ils viennent subtiliser dans vos poches.

La gauche menace vos libertés essentielles. La liberté d’expression lui est odieuse, comme le manifeste son combat permanent contre le groupe Bolloré. L’expression publique de la foi chrétienne lui est insupportable et elle lui préfère l’islam. Les choix démocratiques, quand ils ne vont pas dans son sens, doivent être effacés par l’instrumentalisation de l’État de droit. Les libertés économiques lui sont intolérables. L’attachement à nos racines culturelles et historiques lui semble révoltant. Ces gens sont dangereux. Ils menacent la civilisation française, notre vie en société, l’humanité en ce qu’elle a d’enraciné, donc de réel. Les combattre est un devoir. Et ce combat est sans merci.

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Stéphane Buffetaut
Chroniqueur à BV, élu de Vendée, ancien député européen

Vos commentaires

70 commentaires

  1. La gauche n’exige trop que par le combat d’idée, d’existence et de freins à une vie positive. Elle va jusqu’à attaquer notre civilisation. Elle utilise les orientations négatives pour proposer une nouvelle culture, une forme de pensée. Elle déconstruit pour acquérir un certain pouvoir
    Qui ne construit rien.

  2. La gauche a toujours détesté la liberté…des autres. Pensant incarner le bien et le vrai, elle ne supporte pas qu’on puisse penser, parler ou agir différemment, jusqu’à enfermer ou tuer ses opposants. Socialisme soviétique ou National socialisme, même façon de procéder !

  3. « La gauche menace nos libertés essentielles … », d’accord, mais pas quand elle se réjouit, comme tant d’entre nous, de l’incarcération d’un traître majeur à « l’union des droites », qui de sa prison aujourd’hui, avec quelques uns de ses amis, continue de jouer le rôle de pître qui, seul, lui a valu ses succès !

  4. GAUCHE TOTALITAIRE

    « Totalitarisme : racisme intellectuel. Lignée pure de la pensée, avec tous les inconvénients de l’homogénéité génétique. » (Jean Rostand – Carnet d’un biologiste, 1959)

    « La liberté de critique des idées et des croyances, c’est le verrou qui garde en cage le monstre du totalitarisme. » (Richard Malka – Le droit d’emmerder Dieu, 2021)

    Cette liberté diminue très rapidement.

  5. Nos grands-parents, la génération de la deuxième guerre mondiale, les disaient déjà: « Derrière tout socialiste se cache un totalitaire ». Imaginez donc la frustration croissante que la haine exprimée reflète.

    • Le stalinisme en France n’est plus à l’état embryonnaire mais relève plutôt d’un cancer métastases qui par la haine de ses adeptes va entraîner lentement mais sûrement une guerre civile assortie d’une immigration incontrôlée et massive qui vient rejoindre les rangs de ses barbares de la politique. Comment en sommes nous arrivés là ?

  6. Le député LFI fiche S Raphaël Arnault s’en prend à Patrick Jardin, ex-candidat Reconquête dont la fille a été assassinée au Bataclan avant de menacer : «Suprémacistes religieux ou nationalistes, on va tous vous dézinguer»

    la porte-parole des députés RN, Laure Lavalette, annonçant une saisine de la justice contre «cet excité». «Ces propos relèvent de l’appel à la violence physique», a estimé son collègue Matthias Renault, qui a effectué un signalement au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, via une lettre à la procureure de Paris

    • J’ai bien peur que ces plaintes n’aboutissent jamais..le  » depute » sera convoqué par la police,,le procureur ne poursuivra pas..et ca continuera..sauf si de jeunes patriotes se chargent de lui appliquer intelligemment ses propres recettes…

    • De toutes les plaintes déposées depuis 2 ans par G.W. Goldnadel et Avocats sans frontières contre des députés de gauche pour propos haineux, incitation à la violence, apologie du terrorisme etc, AUCUNE n’a eu de suite !

  7. La gauche impose se vision par la violence et veut imposer sa dictature. En 2027 je crains une explosion de violence sans précédent pendant les élections et après, s’ils les perdent.

  8. Excellent article. J’apporte toutefois une nuance à cette phrase : « l’état d’esprit totalitaire et liberticide (…) irrigue désormais toute la gauche ». Il y a deux mots de trop, désormais et toute. La gauche n’a jamais été favorable à la liberté d’expression ni au pluralisme sous quelque forme que ce soit. Ce sont les institutions démocratiques des pays occidentaux qui, jusqu’à présent, servaient de garde-fous. Il n’est que de voir comment, bien avant le diktat de Mitterrand auquel on se demande bien pourquoi la droite bidon a cru bon d’obtempérer, il y avait un interdit contre la droite traditionnelle, à commencer par les gaullistes, durant toute la IVe République. Tout comme la propension de la gauche, une fois au pouvoir à n’installer que ses soutiens aux postes clefs de la haute administration. Non, la gauche n’a jamais été pluraliste et d’ailleurs, la vérité provient de la bouche de cette vieile harpie de Simone de Beauvoir qui avait déclaré : « la vérité est une, les mensonges sont multiples, rien d’étonnant à ce que la droite soit pour le pluralisme ». La seule différence est qu’aujourd’hui, la gauche, c’est à dire tout le spectre politique de Poutou à Philippe, se sentant assiégée et menacée, brûle ses vaisseaux et assume son caractère ontologiquement totalitaire. Devant la passivité de la fausse droite qui est terrorisée à l’idée qu’on la compare au RN ou à Zemmour. De toute façon, cette droite-là n’avait jamais, avant 1981 et uniquement pour des raisons pratiques, oser se dire de droite. La grande formation de droite de la IIIe République s’appelait la Gauche républicaine. Et que dire de ce parti insipide et inutile qui, n’ayant aucune colonne vertébrale, s’appelle Les Républicains ? Quand on n’a rien à penser, on se dit Républicain ou gaulliste.

  9. Et ils sont encore très nombreux à se revendiquer fièrement de la gauche. Il y a ceux comme les artistes qui jouent les bien-pensants mais qui changeront de veste en même temps que le vent. Il y a ceux qui on une haine maladive de ceux qui possèdent un peu plus qu’eux-mêmes. Il y a enfin les autres qui endoctrinés par l’idéologie gauchiste sont persuadés d’être dans la vérité et que cette dernière vaut bien la persécution de ceux qui ne seraient pas sur la même longueur d’ondes. Tout ce petit monde a un fond plus ou moins totalitaire mais il ne le comprendront jamais. Aujourd’hui ce sont eux qui font pourtant la pluie et beau temps…Pour le malheur de la France.

  10. à gauche on choisit ses tiches, ainsi monsieur Olivier Legrain multimillionnaire, a t-il aidé Ruffin, Autain et Piolle, mais chut, c’est pas preil disent-ils.

  11. Excellent article. On peut vraiment dire à toute la Gauche, « Votre révolution est finie depuis longtemps », mais ils n’y croient plus eux-mêmes, qui n’ont de socialistes que le nom, qui n’ont jamais vu un ouvrier dans une usine, qui se foutent du prolétariat comme d’une vieille chaussette. En fait, ils font semblant, pour ne pas avouer qu’ils se sont savamment boboïsés (Cohen-Bendit le Rouge est devenu Vert); ils sont européistes, aspirant à l’Internationale bobo, centrisme ennemi de toute vague politique qui pourrait faire tanguer leur navire. De pro Allende en 1973 Ils sont passés pro-USA pro-CIA pour le compte desquels ils vont jusqu’à agir (suivez mon regard, vers la Géorgie). Heureuse élite petite bourgeoise, ils sont la classe sans aucune classe, envieuse jusqu’à la haine de la vraie bourgeoisie et de l’aristocratie qu’ils rêvent de dépouiller. Entièrement tournés vers le confort exclusif de leur gueule, que le pays profond puisse crever est le cadet de leurs soucis. Les Français ne s’y trompent guère, qui les ont gratifié de moins de 2% à la présidentielle, mais qui subissent leur disproportionné pouvoir de nuisance. Totalitaires, ils le sont jusqu’à la moelle.

    • Je ne cris pas que ce soit si nouveau. « L’envie est mère de la haine » disait Freud. La haine de la Gauche c’est l’envie; et surtout des « riches » c’est à dire, en excitant l’envie des Français, de tout ce qui a plus de fric qu’eux: depuis leur voisin jusqu’à M Bernard Arnault. Une envie financière, doublée d’une envie de classe: bobos, petite bourgeoisie, aucune classe; ils voudraient avoir la classe des grands bourgeois et des aristocrates, qu’ils feignent de mépriser alors que l’envie les étouffe.

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