Changement de nationalité sportive : le RN contre-attaque
[MISE A JOUR du 4 mai 2026 à 15h50] Julien Odoul, le député de l’Yonne, a annoncé à BV que la proposition de loi ne serait finalement pas déposée
Kaylia Nemour et Djenna Laroui (Algérie) pour la gymnastique ; Frédéric Kanouté (Mali), Aymeric Laporte (Espagne), Loïc Négo (Hongrie), Houssem Aouar (Algérie), Yacine Brahimi (Algérie) et Ismaël Doukouré (Côte d’Ivoire) en football ; Maya Cloetens (Belgique), Jacques Jefferies (Grande-Bretagne) et Florent Claude (Belgique) en biathlon. Tous ces sportifs ont un point commun : ils ont été formés en France et ont changé de nationalité sportive au cours de leur carrière. Il y en a des dizaines d’autres.
Tous ont bénéficié de l’expérience et du savoir-faire français pour devenir des sportifs de haut niveau. Pendant des années, ils ont arpenté les couloirs de l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), des CREPS (Centres de ressources, d’expertise et de performance sportive) et des Pôles France, ils ont foulé les pelouses de Clairefontaine et ont participé à des compétitions de jeunes sous les couleurs de la France puis, un beau jour, matériel sous le bras, ils ont quitté le pays qui les a fait grandir et se surpasser. Pourquoi ? Parce qu’ils ont préféré la nation de leurs ancêtres à celle qui leur a tout donné, parce qu’en France, la concurrence était trop rude…
Une formation coûteuse
Les raisons sont propres à chacun et, d’une certaine manière, elles importent peu. Ce qui mérite, en revanche, d’être souligné, c’est que la formation dont ils ont profité n’a pas été gratuite. À l’INSEP, elle coûte entre 30.000 et 40.000 euros par an et par athlète et peut être d’une durée allant jusqu’à dix ans. À l’INF Clairefontaine, c’est entre 50.000 et 80.000 euros par an et par joueur sur une durée de deux à trois ans. Et pour ce qui est du biathlon, entre la formation en pôle espoir et celle délivrée au sein de l’équipe de France, la facture totale peut s’élever à 300.000 euros pour un sportif.
Qui paye ? La France ! L’État, via le ministère des Sports et l’Agence nationale du sport, les collectivités territoriales, les fédérations… La part la plus importante de la formation, qui comprend souvent le logement, la nourriture, la scolarisation et l’entraînement, est financée par de l’argent public. En d’autres termes, le contribuable français supporte le coût de la formation de sportifs de haut niveau qui vont ensuite glaner des médailles pour l’Algérie, l’Espagne, le Mali et d’autres nations concurrentes. Chose à laquelle Julien Odoul, député du Rassemblement national de l’Yonne, entend mettre un terme en déposant une proposition de loi.
Une loi dissuasive
Il en détaille les contours pour BV : « Cette proposition de loi s’articule autour de trois volets. Le premier volet, c’est de faire en sorte que l’athlète qui décide de partir perde tous ses avantages et bénéfices du statut de sportif de haut niveau français. Le deuxième volet, c’est que la fédération du pays qui bénéficie de l’arrivée du sportif formé en France indemnise la fédération quittée pour les nombreuses années de soutien et d’accompagnement. C’est, à mon sens, le plus important, puisque c’est le volet qui est le plus dissuasif. Le troisième, qui découle du second, c’est l’information, c’est-à-dire qu’à l’engagement du sportif de haut niveau, dès le début de sa formation, on l’informe que s’il devait concourir sous une autre bannière, s’il souhaitait changer de nationalité sportive, cela aurait un coût. »
Le député préconise également la mise en place, dans tous les sports, d’une règle proche du mécanisme de solidarité de la FIFA, qui prévoit une redistribution des indemnités de transfert aux clubs formateurs d’un joueur professionnel. Selon lui, ce serait une bonne manière « de remercier et de valoriser les formateurs », mais aussi, et surtout, cela permettrait à la France d’éviter d’enregistrer « une perte totale ». Il juge insensé de rester dans un système où il est possible, « après des années de formation, des années d’avantages et d’investissement, que du jour au lendemain, un autre pays rafle tout sans avoir dépensé un centime ». La logique est implacable.
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54 commentaires
Saint Cyriens, polytechniciens voir dans certaines entreprises les formations sont gratuites pour les élèves mais ont un coût pour l’état où l’entreprise ce pourquoi chaque individu est sous contrat durant quelques années avec son employeur et s’il désire partir doit rembourser le montant de sa formation. Ce serait logique que cela soit aussi le cas pour les sportifs.
Faire rembourser à ces sportifs les frais engagés pour leur formation.
Excellente solution mais avec les intérêts.
Je pense que la proposition de loi de Julien Odoul part d’une bonne intention mais ça semble un peu brouillon. Les jeunes sportifs binationaux sont complètement harcelés par des émissaires de leur pays d’origine. Si ces émissaires approchaient des agents de la DGSI, ils seraient mis sous les verrous. C’est là dessus qu’il faut travailler pour prendre des mesures pour mettre hors d’état de nuire ces recruteurs.
Autrefois, les élèves de l’École Normale ( qui formait les instituteurs ) prenait ces élèves en charge complètement ( internat ) mais l’élève était soumis à l’obligation de rembourser sa formation s’il démissionnait à l’issue de celle-ci. C’est simple : contrat à l’entrée de la formation. Vous voulez partir, bon vent ! Mais remboursez d’abord.
Les binationaux : un statut à supprimer. On ne peut être que d’une nation.
Lé vérité est là. Vous avez parfaitement raison.
C’est vrai pour le sport mais pour la politique aussi
Leur supprimer la nationalité Française point barre
surtout à partir du moment où on a porté le maillot d’une nation on ne peut concourir sous le maillot d’une autre nation, les bi-nationaux doivent choisir, ce n’est pas un qui sème et l’autre qui récolte, il est temps de mettre fin à toutes ces aides pour les autres, nous avons des clubs qui peinent à enseigner le sport aux gamins pas besoin de dilapider l’argent, même si tous ne seront pas champions, ils auront le mérite de se battre pour un maillot ne serait ce que celui du club.
C’est aux fédérations françaises concernées d’agir,afin de faire en sorte que tous ces mercenaires ingrats ne puissent plus profiter de nos infrastructures en les OBLIGEANT,(le mot est un peu fort mais nécessaire)à renoncer de changer de nationalité à l’issue ou après leur formation.Définitivement!
Un refus démontrerait leursfutures intentions et un accord devrait les faire accepter d’intégrer les différents équipes de France,quel que soit le sport choisi.
Vous ne trouvez pas qu’on a déjà assez de malgré nous ?
C’est justement pour les éviter que les fédérations devraient agir de la sorte.
Commencer par supprimer le droit du sol , une proposition du RN .
Refuser aux binationaux l’ accéder aux fonctions électives et fonctionnariat
C’était une proposition du FN..le RN on verra!
La suppression du droit du sol était préconisée depuis longtemps par le FN de Le Pen père,pas trop par le RN mariniste.Zemmour avait repris ce projet à son compte ,sans préjudice d’autres mesures de même nature,qui lui ont valu maintes condamnations judiciaires.Je rappelle que le RN avait axé sa campagne présidentielle sur les fins de mois difficiles et l’âge de la retraite.Le RN considérait à l’époque que les problèmes migratoires n’étaient pas prioritaires.Le RN est à présent pris de lucidité et surfe soudain sur des thèmes qu’il considérait avant comme étant secondaires.Mieux vaut tard que jamais…..
Belle initiative!
Le sportif de haut niveau veux changer de nationalité , soit mais il rembourse la totalité des sommes engagé pour sa formation, cela représente plusieurs centaines de millier d’euro, pas sur ensuite qu’il change de nationalité.
Il faut AUSSI regarder les « techniciens » qui encadrent les autres « équipes nationales » ! …
Un exemple : laura flessel en Escrime … Après son parcours en compétition, elle a eu une formation en « encadrement » … POUR aller « partager ça » avec les adversaires à la France ! …
Dans le Sport, c’est devenu une « fabrique de gladiateurs » qui n’ont pas « la fibre patriote chevillée au corps ! … C’est le moins qu’on puisse dire ! …
Ça fait penser aux » artistes » gauchistes..mêmes raisonnements…
je pense que c’est difficile parce qu’un entraîneur ne gagne aucune médaille. De plus, c’est un objet de fierté quand une équipe, dirigée par un français, gagne une grande compétition. Voez le foot !
Il est « question » d’équipe DE FRANCE ! …
Un entraîneur dans un club ? ! … OK ! Pourquoi pas ! …
Mais là il s’agit de représenter une équipe nationale ! …
Ben oui , quand je faisais mes études enFrance, j’étais payé , et a la fin, je devais travailler dans les centres français pendant au moins 5 ans , afin d’apporter a ces établissement le fruit de la formations q ue l’on m’a offerte. Cela est un minimum que l’on doit légiférer pour toutes les formations payées par le contribuable. Alors que fai sons nous actuellement ? ? ? rien sauf payer !
Oui ne serait ce qu’à l’hôpital.. public formation aide soignante ou infirmiere = » plusieurs années de service a l’hôpital sinon on rembourse…
Ca existait il y a quelques années. Vous deviez signer un contrat avec l’hôpital qui vous avait formé.
Entièrement d’accord avec cette proposition de loi initiée par Julien Odoul .
Il suffit juste de leur faire payer le coût de leur formation en France bien souvent payée par Nicolas …