Eh oui, il suffit d’aller là où il y en a et prendre exemple sur les États-Unis.
Tout récemment, la Société générale a versé à divers organismes fédéraux la modique somme de 1,3 milliard de dollars en s’excusant presque. Il s’agit de pénalités infligées à la banque par les autorités américaines pour avoir travaillé avec le Soudan, Cuba et l’Iran malgré l’embargo US.

La banque a déclaré que cela n’aurait aucun impact sur les résultats 2018, cette somme étant provisionnée.

Quant à son président, il est allé franchement à Canossa ! Jugez plutôt : “Nous reconnaissons et regrettons les manquements identifiés dans le cadre de ces enquêtes et nous avons coopéré avec les autorités américaines […] À l’avenir, notre objectif est d’être un partenaire de confiance. Ancrer une culture de responsabilité […] au cœur de notre plan stratégique “Transform to Grow”.”

Remarquez, la Société générale s’en tire bien, BNP Paribas a déboursé 8,9 milliards de dollars pour la même « infraction » en 2014 et, plus modeste, le Crédit agricole 787 millions de dollars. Et puis, il y a eu aussi quelques centaines de millions d’amendes pour manipulations sur les taux d’intérêt – des broutilles, quoi.

Mais bon, dans le contexte actuel où on fait « suer et sur-suer le burnous », il y a quelque chose d’indécent, d’autant plus que ces sommes ont été payées par vous et moi par le biais des véritables rackets auxquels se livrent les banques, avec leurs frais et commissions divers et variés.

Racket bancaire et racket fiscal, ça fait beaucoup de rackets, alors qu’on vient pourtant de perdre la Coupe Davis.

Mais non contents de faire payer les banques, les États-Unis s’en prennent aussi aux grandes entreprises.

C’est ainsi que Volkswagen a versé 30 milliards de dollars environ aux États-Unis au titre du “dieselgate”.

Rien que tout cela, cela représente une cinquantaine de milliards de dollars. De quoi financer la « transition écologique » pour sauver la planète et ses habitants d’une mort atroce, grillés par le soleil ou noyés par les flots ou asphyxiés par les gaz comme un vulgaire gilet jaune sur les Champs-Élysées.

Trump, c’est une réincarnation de Jessie James, ce bandit au grand cœur qui pillait les banques pour redonner l’argent aux pauvres. Et Dieu sait qu’il y en a, de l’argent, dans les banques ! Nous, on a “Nibor sed Siob” (Robin des bois à l’envers) : il pille les pauvres pour… pour quoi, au fait ?

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