Censure en ligne : l’État sous-traite à des assos militantes de gauche !

Pour réguler Internet, le ministre Aurore Bergé s’entoure de gendarmes aussi neutres que SOS Racisme ou la LICRA...
©Dumitru B/Pexels
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C’est sur le plateau de France 2 qu’Aurore Bergé, ministre de l’Égalité entre les hommes et les femmes et de la Lutte contre les discriminations, a dévoilé son nouveau chantier : réguler les réseaux sociaux et lutter contre les contenus haineux en ligne. Afin de « faire cause commune », comme elle l’a martelé, le ministre a annoncé une série de mesures, dont le financement renforcé d’associations qui pourront signaler, « de manière systématique », les contenus jugés problématiques.

Douze partenaires auront ainsi pour mission d’endiguer « la haine en ligne », dans ce que le ministre qualifie d’« enjeu de santé publique », et même de « santé démocratique ». Mais ce qui aurait dû être un plan d’action contre le harcèlement, l’intimidation et les menaces sur Internet vire, en réalité, à un dispositif de censure idéologique, au vu des alliés choisis.

Les éternels vigies du progressisme

SOS Racisme, SOS Homophobie, la LICRA, Addam, Osez le féminisme !, le CRIF ou encore le Planning familial... Autant de noms qui résonnent comme les relais d’un militantisme progressiste et dont les revendications, de plus en plus radicales, coïncident avec les obsessions de l’extrême gauche.

Parmi ces associations, à l’exception du CRIF, aucune n’a aujourd’hui osé établir de lien entre antisémitisme et islamisme. Aucune ne reconnaît, en France, l’existence d’un racisme anti-Blanc. Aucune ne veut avouer la surreprésentation, pourtant établie, des étrangers dans les délits et crimes sexuels, notamment dans les transports en commun. En revanche, elles veulent nous faire dire que les hommes « aussi » peuvent être enceints, que le racisme est systémique, que les petits garçons peuvent être des petites filles et que quiconque le nie est transphobe, donc vecteur de haine.

Des signalements « prioritaires »

Avec cette réforme, les signalements émis par ces associations bénéficieront d’un statut prioritaire auprès de l’Arcom, en vue d’un retrait accéléré des contenus visés. Autrement dit, un pouvoir de censure partiellement délégué à des structures notoirement militantes, dont plusieurs ont explicitement appelé à « faire barrage à l’extrême droite » lors des précédents scrutins où le Rassemblement national était en tête.

Faut-il s’étonner d’un filtrage à deux vitesses ? Car si la véritable haine en ligne doit être combattue, encore faut-il le faire sans œillères. Or, dans la sélection opérée par le ministère, aucune association ne représente la lutte contre la haine antifrançaise, anti-Blanc ou antichrétienne, alors même que les actes antichrétiens sont les plus nombreux recensés chaque année et que le racisme anti-Blanc n’a jamais été aussi décomplexé, en ligne comme ailleurs.

Le « masculinisme » a bon dos

Pour justifier ce dispositif, Aurore Bergé s’appuie sur un cas précis et, pour autant, bien peu représentatif des dangers causés par les réseaux sociaux. Elle rappelle le cas récent d’un jeune homme interpellé après avoir été radicalisé par des contenus masculinistes. Il projetait de tuer des femmes « parce que femmes ».

Les attentats islamistes, eux, ne manquent ni en nombre ni en préparation. Et c’est bien souvent sur Internet qu’ils prennent forme. Pourtant, parmi les associations retenues, Addam, qui lutte contre la haine anti-musulman, a toute sa place, quand d’autres, qui pointeraient les racines idéologiques islamistes de certaines violences, ne semblent même pas avoir été envisagées.

Sur les réseaux, la réforme suscite des inquiétudes. Et pas seulement chez les électeurs du Rassemblement national. Plusieurs internautes rappellent qu’ils « ne sont pas RN » mais dénoncent une dérive : « déléguer la régulation des réseaux sociaux à des organisations d’extrême gauche extrêmement biaisées et politisées » revient, selon eux, à confier les clés du débat public à un camp militant. « C’est une dérive autoritaire. Voire même fasciste », s’inquiète-t-on.

Mais qu'importe. Visiblement, ce n'est pas tant la haine qui importe que ceux qui s’arrogent le droit d’en définir les contours.

Vos commentaires

77 commentaires

  1. Pour trouver un boulot, plus besoin de traverser la rue, il suffira de s’affilier à une de ces assocs de Gôche et de jouer au caporal-chaf bien-pensant ;-)

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