En 2018, Rokhaya Diallo avait été évincée du Conseil national du numérique. Le New York Times avait réagi, accusant la de refuser d'affronter la question du racisme. La chroniqueuse et essayiste Céline Pina avait alors réfuté les arguments du journal américain, écopant ainsi d'une mise en examen.

 

Céline Pina avait accusé Rokhaya Diallo d'une « proximité avec la mouvance islamique »

Alors que le New York Times réagissait à l'éviction de Rokhaya Diallo du Conseil national du numérique, Céline Pina répondait au journal américain, le 2 janvier 2018, soulevant les vraies raisons, selon elle, de cette affaire : « Si Rokhaya Diallo n’a pas été jugée digne d’intégrer cette instance administrative, ce n’est pas parce qu’elle est noire, mais bien à cause de son propre racisme, de son sexisme et de sa proximité avec la mouvance islamiste », avait-elle déclaré.

 

Mise en examen pour injure publique

Suite à cet article, l’ex-conseillère régionale socialiste d’Île-de-France, fondatrice de « Viv(r)e la République », un mouvement associatif qui ambitionne de « combattre l’islamisme politique et défendre la laïcité », avait été poursuivie par la journaliste et militante Rokhaya Diallo pour injure publique, rapporte le Courrier de l'Atlas. Céline Pina a été jugée le 8 octobre dernier devant le tribunal de et, ce vendredi 5 novembre, elle a annoncé qu'elle avait gagné son procès contre Rokhaya Diallo.

« Être mise en examen n’est pas chose agréable. Apprendre cette issue favorable est une vraie joie. Merci à tous ceux qui m’ont soutenue », a-t-elle partagé sur Twitter.

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6 novembre 2021

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