Canal ne financera pas ceux qui lui « portent préjudice » : la gauche s’insurge !
Ils ont joué, ils ont perdu. Le 27 juillet, Maxime Saada annonçait, sur son compte X, la signature d’« un nouvel accord historique entre Canal+ et les organisations du cinéma français », avec « près d’un milliard d’euros investis par Canal+ sur une durée inédite de 5 ans, entre 2028 et 2032, dans le cinéma français et européen ». Une annonce qui, loin de rassurer unanimement le monde de la culture, voit aussi la gauche s’insurger en apprenant que ces investissements ne concerneront pas ceux qui « portent préjudice à l’image de Canal+ » alors même que Maxime Saada les avait prévenus.
Un accord financier pour promouvoir le cinéma français
Sur X, le PDG de Canal se réjouit d’annoncer cet « engagement historique à la hauteur d’une conviction profonde », celle que « le cinéma français, le plus dynamique des cinémas européens et aux tout premiers rangs des cinémas mondiaux, mérite d’être soutenu, financé et accompagné ». Il se félicite aussi parce qu'avec cet accord, « Canal+ [reste le] premier partenaire du cinéma français et européen pour longtemps ».
Dans son communiqué, le groupe Canal+ insiste sur le fait qu’« au-delà de son importance économique, [ce nouvel accord] réaffirme un principe fondateur de l'exception culturelle française [et ses] signataires réaffirment ainsi leur volonté de préserver un modèle garantissant la diversité des œuvres, la pluralité des regards et des esthétiques, le renouvellement des talents et des écritures, et la vitalité de l'ensemble de la filière ». Une façon de couper court à toutes critiques par anticipation, à tous les procès d’intention qu’avaient formulés les signataires de la tribune « Zapper Bolloré », la veille du festival de Cannes.
Des signataires imaginatifs
En effet, ces derniers avaient jugé bon de crier au loup et d’alerter contre un péril fantasmé au nom de la lutte contre « un projet civilisationnel » de Vincent Bolloré dont « l’influence idéologique sur le contenu des films » ne serait pas longtemps « discrète », ils en étaient certains. « Voulons-nous prendre le risque que demain ne soient plus financés que des films de propagande au service d’une idéologie ? », demandaient ces 600 signataires, qui expliquaient qu’« en laissant le cinéma français aux mains d’un patron d’extrême droite, nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films, mais une prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif ».
Des accusations auxquelles Maxime Saada avait répondu, en marge du festival de Cannes, en disant avoir « vécu cette pétition comme une injustice vis-à-vis des équipes Canal qui s'attachent à défendre l'indépendance de Canal+, et dans toute la diversité de ses choix », et en annonçant qu’« en conséquence, [il] ne travaillerai[t] plus, [il] ne souhaite plus que Canal travaille avec les gens qui ont signé cette pétition » puisque « si certains en viennent à qualifier Canal+ de "crypto-fasciste", alors [il] ne peu[t] pas accepter de collaborer avec eux ». Une réponse qui avait le mérite d’être claire et qui semblait bien naturelle.
Alors, si Canal+ renouvelle ses financements et continue d’affirmer sa volonté de financer le pluralisme et l’indépendance du cinéma français, comment s’étonner que ceux qui ont craché dans la soupe ne soient plus invités au festin ? Ainsi, « le dirigeant, interrogé mardi par l'AFP en marge des résultats de son groupe, a assuré qu'il "n'oublie rien" », rapporte France 24, qu’il « reste sur [s]a position qui est que si des gens portent préjudice à l'image de Canal+, on ne financera pas leur film ». Une décision frappée au coin du bon sens : on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis impunément !
Défendre la diversité sans se faire insulter
Et pourtant… à gauche on s’insurge. « Chez Bolloré, la méthode est éprouvée », écrit L’Humanité, « les chefs regardent les têtes qui dépassent, les décapitent, et continuent leur petit bonhomme de chemin, en se glorifiant d’être les sauveurs de la presse, des médias, et, depuis hier, du cinéma français ». Et le journal explique que « si les organisations professionnelles se réjouissent, cet accord pourrait s’avérer une vraie guillotine pour tous les créateurs, comédiens et techniciens, soit 4.200 personnes, qui se sont opposées, au moment du festival de Cannes en mai dernier et dans les semaines qui ont suivi, à l’hégémonie de Canal+ sur le secteur » et que « Vincent Bolloré, à la tête du groupe, de ses journaux à CNews en passant par les Relay, dans les gares, joue dans la cour de l’extrême droite, et a trouvé un moyen radical de se débarrasser de tous ceux qui contestent sa politique éditoriale et industrielle, au nom de la démocratie et du pluralisme ».
Autrement dit, le média s’étonne de ne pas voir le groupe Canal accepter gentiment de payer pour se faire insulter au nom de la diversité. Et il n’est pas le seul ! Pour Les Inrocks, cet accord financier, c’est « une somme dont tout le monde ne pourra pas bénéficier. Vous êtes contre Vincent Bolloré ? N’espérez même pas recevoir un centime de cette enveloppe. » Le média n’a manifestement pas peur du ridicule, puisqu'il conclut : « La diversité, oui, à condition d’être dans "le bon camp"… » Chacun pourra juger de l'ironie d'une telle sentence !
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82 commentaires
Je te nourris, tu prends ce que je te donne et puis tu me mords la main? Alors, va te faire financer par un autre gogo. C’est quand même dure la vie à gauche!
Maxime Saada, un homme d’honneur. Il respecte ses engagements.
Quant aux « signataires », ces personnages « extra-ordinaires », qu’ils assument leurs positions. Ils élèveront peut-être un peu leur dignité.
« Voulons-nous prendre le risque que demain ne soient plus financés que des films de propagande au service d’une idéologie ? »
Mais quand ce sont eux qui le font sur France TV jusque dans les pubs et à saturation, ça ne pose aucun problème.
La plupart des films d’aujourd’hui sont des films de propagande au service d’une idéologie politique pourtant financés en grande partie par des fonds privés
Le groupe Canal fait ce qu’il veut, il est maitre chez lui … normal qu’il résiste et se débarrasse d’opposants qui lui nuisent …
On ne finance pas ceux qui vous insultent… Quoi de plus normal.
Bien fait pour leurs gueules. Espérons qu’un jour le cinéma français retrouvera la qualité du passé.
Les téléviseurs, les salles de projection sont de plus en plus sophistiqués, comme beaucoup je me suis remis a regarder des films en noir et blanc, le progrès n’a de cesse de me surprendre !
Ces gens, incapables de vivre de leurs œuvres, passent leur temps à mendier, c’est tout ce qu’il savent faire. Ils réalisent des films insignifiants, boudés du public, qui ne font pas 20 000 entrées et exigent que Canal+, qu’ils insultent, finance leurs niaiseries et éponge leurs dettes. Et pourquoi ne se tournent-ils pas vers Pigasse ou Niel pour les financer ? Pourquoi ces milliardaires qui se disent de gauche ne les soutiennent-ils pas ?
Canal Plus a raison
Même si ça paraît un peu puéril : « Bien fait ! » On récolte ce que l’on sème, et depuis le temps que la gauche sème, il est temps qu’elle récolte.
Quand on crache en l’air, cela vous retombe toujours dessus.
Qui sème le vent récolte la tempête.
Bravo Messieurs BOLLORE et SAADA.
Par chez moi, on dit : si tu pisses face au vent, ne t’étonne pas de mouiller tes souliers !
Et puis il y a ceux qui se font du souci pour pouvoir acheter « leur dose »
Alors ça c’est mesquin ! Il y aura bien un copain du côté gauche de l’Assemblée nationale pour les dépanner ?
Ils ont raison, il faut pousser jusqu’à l’absurdité ! Que Canal + arrête de financer ces abrutis à 100% ! Et là, petit, on va bien rire ! C’est comme l’Ukraine qui fanfaronnait d’avoir viré la flotte Russe de la mer noire ! On voit le résultat en ce moment à Odessa ! Des BRANQUES !
Il faut espérer que Canal + restera ferme sur sa décision. Au delà de ce qui concerne la production cinématographique, il n’est pas désagréable de voir que les couineurs bornés et improductifs éprouvent les effets de leurs jérémiades comme nous éprouvons ceux de leurs revendications idéologiques des dernières décennies.
J’aime beaucoup M. SAADA. Il est droit dans ses bottes. Les artistes qui l’on insulté via leur tribune n’auront qu’à prendre leur responsabilité. Mais c’est un mot qu’ils ignorent, ils ne sont jamais responsables de rien.
Il ne reste qu’a la gauche de subventionner ses/ces navets.
Allez Pigasse, crache ton pognon !
Allez Niel, crache ton pognon !
Bien dit !
Mais oui, ce serait pourtant si simple de se passer de Boloré en allant « taper » ces fortunés de gauche. Le problème, c’est que même de ce côté là de l’échiquier politique on sait que l’on ne s’enrichit pas en financant des choses dont personne ne veut. Il n’y a guère que le contribuable qui est sommé de payer tout et n’importe quoi sans aucun souci de rentabilité ou d’intérêt général du service rendu.
Très bonne idée !