Selon un sondage Odoxa-CGI publié ce mardi 28 avril, 65 % des Français estiment que le gouvernement « n’est pas à la hauteur de la situation » depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19 et 62 % ne lui font pas confiance pour réussir le déconfinement, à partir du 11 mai.

Réaction de Benjamin Cauchy au micro de Boulevard Voltaire.

 

Un sondage Odoxa-CGI pour France Inter fait état de données assez alarmantes pour le gouvernement. 65 % des Français estiment que le gouvernement n’est pas à la hauteur de la situation depuis le début de la crise sanitaire. Et 62 % ne lui font pas confiance pour réussir le déconfinement à partir du 11 mai. Ce sondage reflète assez bien la réalité.

Depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois, l’opposition que représente Debout la France, le parti de Julien Aubert, Osez la France, le Rassemblement national et la France Insoumise dénoncent l’incapacité du gouvernement à gérer cette crise pour deux raisons.
La première raison c’est qu’ils n’ont pas su anticiper l’absence de stock stratégique pour une potentielle crise épidémique. La deuxième raison, c’est que depuis plusieurs semaines se succèdent des mensonges au plus haut sommet de l’État pour minimiser les conséquences de cette crise. Au fil des semaines et au regard de la situation internationale, les gens ont tout le loisir de comparer les stratégies et les politiques menées par les autres pays européens. Le gouvernement n’est absolument pas à la hauteur. Nous sommes gérés par des bureaucrates et non par des politiques.

En parlant des partis qui s’opposent au gouvernement, vous avez cité le parti de Julien Aubert, Osez la France, mais vous n’avez pas cité les Républicains. Pensez-vous que les LR ne sont pas dans l’opposition ?

Nous avons des Républicains courageux comme Nadine Morano, Julien Aubert, Julien Dive ou Valérie Boyer. Ils ont l’honnêteté intellectuelle de constater que le plan de déconfinement n’est absolument pas à la hauteur de l’enjeu. Ils ont considéré dès le début que le gouvernement était en plein manquement, par rapport à la gestion de cette crise.
Une autre partie des Républicains ont déjà vendu leur âme dans l’hypothèse d’un gouvernement d’union nationale, je pense notamment à Damien Abad, Guillaume Larrivé, Gérard Larcher.

Vous avez parlé à juste titre de ce projet de gouvernement d’union nationale. Les Français y sont favorables. Êtes-vous favorable à un gouvernement d’union nationale ? L’heure n’est-elle pas justement au rassemblement pour lutter ensemble contre cette crise ?

Je vous répondrais dans un premier temps par une petite anecdote. Dans le dernier sondage paru hier, le corps électoral le plus hostile à un gouvernement d’union nationale sont les sympathisants de la République En Marche. Je ferme cette dite anecdote. Ils sont opposés à hauteur de 82 %. Quoi qu’il en soit, un gouvernement d’union nationale existe déjà depuis 2017. a rassemblé une partie des Républicains, les centristes et les socio-démocrates autour d’un gouvernement qui s’appelle la République En Marche.
Aujourd’hui, dire qu’ils souhaitent faire un gouvernement d’union nationale c’est faire une OPA supplémentaire sur ce qu’il reste du parti socialiste et sur les Républicains. Ils préfèrent préserver leurs sièges de députés en 2022 plutôt que d’être à l’écoute de leur population.
Selon moi, le seul gouvernement d’union nationale qui aurait du sens serait celui de l’union de l’opposition nationale. Les démarches qu’entreprennent Michel Onfray par le biais de son mouvement le Front populaire, Guillaume Bigot, Julien Aubert, comme je peux le faire au sein de Debout la France ou d’autres dans d’autres structures politiques cherchent à unir et à faire converger une opposition nationale. Dans ce cas, il y a plus d’intérêt. Je ne suis pas pour un gouvernement d’union nationale, mais pour un gouvernement d’opposition nationale.

Le gouvernement semble déterminé à déconfiner à partir du 11 mai. Pour cela, il faut « coordonner » la communication gouvernementale. À ce sujet, Sibeth Ndiaye a annoncé la mise en place d’une plateforme hébergée par le gouvernement qui démêlerait le vrai du faux de l’information du Covid-19. Est-ce une bonne idée ?

J’ai envie de vous dire que Orwell en a rêvé, Orwell l’a écrit et Macron l’applique. C’est juste le début et les prémices d’une dictature de la pensée. Depuis le début de la catastrophe sanitaire, on voit bel et bien que le gouvernement a pris la main sur les lignes éditoriales des médias mainstreams en muselant l’opposition. Les seules choses qui restent aujourd’hui à l’opposition sont les réseaux sociaux. Lorsque l’incarnation de la fake news – madame Sibeth Ndiaye – annonce qu’il va y avoir un désintox coronavirus, c’est juste ahurissant. J’ai le souvenir que Sibeth Ndiaye avait bel et bien dit dans une interview qu’elle serait prête à mentir pour sauver le président Macron.
Par le biais d’une application et d’une plateforme, elle met en application ses dires d’il y a quelques mois. C’est incroyable et c’est la continuité de la dictature En Marche.

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