Editoriaux - Immigration et diversité - 12 décembre 2018

Attentat de Strasbourg : nous ne pouvons plus pardonner

Je devais être à Strasbourg, ce mercredi 11 décembre, pour une journée au Parlement européen. Une convocation du conseil municipal de Libourne, où je suis élu depuis 2014, m’aura peut-être sauvé la vie. Qui sait ?

Une nouvelle fois, après Toulouse, Montauban, Paris, Magnanville, Nice, Saint-Étienne-du-Rouvray, Marseille, Trèbes, etc., la France est victime de la barbarie islamiste. Victime, aussi, de l’inaction de ses dirigeants qui, depuis 2012, semblent bien trop passifs face à une radicalisation terroriste pourtant prégnante et constatée par tous. Passé le temps du deuil, les pouvoirs publics auront à répondre de cette inaction qui ajoute, aujourd’hui, les victimes de Chérif Chekatt à la liste déjà immense des 250 morts et des quelque 1.000 blessés par des terroristes en France depuis 2010

Face à cette nouvelle attaque, nous ne pouvons qu’être révoltés :

Révoltés de constater qu’une nouvelle fois, l’auteur des faits est fiché S depuis 2016 et connu par la DGSI depuis son passage en prison où il fut remarqué pour ses violences et son prosélytisme religieux.

Révoltés d’entendre sur toutes les chaînes d’information qu’il est impossible de surveiller ou d’interpeller de manière préventive les fichés S jugés dangereux, quand on sait que des arrestations arbitraires et préventives lors des dernières manifestations des gilets jaunes n’ont, semble-t-il, posé aucun problème.

Révoltés de la litanie habituelle des mots vides, des “pas d’amalgame”, du “vivre ensemble”, des “loups solitaires”, des expressions creuses et d’une volonté gouvernementale d’amoindrir la gravité de la situation, symbole du malaise évident qui règne au sommet d’un État dépassé par une guerre qui lui échappe.

Révoltés que les grands médias français fassent, une fois de plus, abstraction de l’origine algérienne du tueur. Car si les Mohammed Merah, les frères Kouachi ou encore les Amedy Coulibaly, Sid Ahmed Ghlam, Ayoub El Khazzani, Salah Abdeslam, Larossi Abballa, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel et, aujourd’hui, Chérif Chekatt partagent tous des papiers français, il n’en demeure pas moins que tous sont d’origine nord-africaine, l’Afrique du Nord regroupant les principaux pays d’émigration vers la France depuis quelques décennies.

Révoltés qu’aucune mesure concrète n’ait jamais été prise depuis 2013 contre la prolifération de l’islamisme en France.

Oui, notre révolte est légitime ! La sécurité et la tranquillité publiques ne sont-elles pas les premières missions qu’un gouvernement doit mener à l’égard de son peuple ? Nous pourrions pardonner si l’ennemi n’était pas connu, agissait par surprise ou venait de nulle part. Mais la guerre est déclarée depuis maintenant plus de cinq ans et nos assaillants sont, à chaque nouvel attentat, des individus connus et reconnus pour leur dangerosité : cela, nous ne pouvons pas le pardonner, nous ne pouvons plus le pardonner.

Il est temps que des mesures concrètes et simples soient enfin prises : expulsion immédiate de tous les étrangers radicalisés et connus des services de renseignement pour leur lien avec des filières terroristes, déchéance de nationalité pour tous les binationaux radicalisés, fermeture de toutes les mosquées salafistes et, plus que jamais, rétablissement des contrôles aux frontières pour que nous sachions avec certitude qui entre sur le territoire national et qui en sort.

Terrible coïncidence : ce nouvel attentat, perpétré en France par un ressortissant d’origine algérienne, intervient quelques heures seulement après la signature du pacte mondial sur les migrations, acté à Marrakech au Maroc, qui consacre officiellement un droit à la migration : tout un programme…

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