Trois gendarmes, Arno Mavel, Cyrille Morel et Rémi Dupuis, ont été mortellement touchés par des tirs lors d’une intervention, dans la nuit de mardi à mercredi 23 décembre, dans le Puy-de-Dôme.

Le coupable : Frédérik Limol, un forcené de 48 ans d’origine antillaise. À l’issue de la fusillade, il sera retrouvé dans sa voiture. Ce soir, trois familles vont célébrer dans le deuil et la douleur. Arno, Cyrille et Rémi sont morts pour avoir porté secours à une femme en détresse soumise aux coups de son mari. On ne peut qu’être saisi d’horreur et d’indignation devant un tel drame.

Mercredi soir, le procureur a donné une conférence de presse dans laquelle il a présenté cet homme de 48 ans comme un adepte du survivalisme qui se décrivait comme catholique très pratiquant, « voire extrémiste ». Appelés pour une affaire de conjugale, les trois gendarmes ont finalement trouvé la mort dans un véritable guet-apens. En possession d’armes de guerre et tireur professionnel, Frédérik Limol était connu comme violent, alcoolique et armé d’un fusil d’assaut et d’un pistolet Glock. Mais également d’un système de visée laser, de quatre couteaux et d’un gilet pare-balles.

D’après plusieurs témoins, il était persuadé que la fin du monde approchait et avait des « antécédents psychiatriques sans traitement médical ». Alors que le responsable du club de tir de Salon-de-Provence chez qui le suspect avait ses habitudes décrit un homme ouvert, avenant et souriant.

Voilà pour les faits.

Là où il faut voir l’acte d’un fou furieux, on a vu beaucoup de commentaires mettant un coup de projecteur insistant sur le catholicisme dont il se réclamait. On en a même vu gloser sur le fait qu’il était blanc… Avant de s’apercevoir qu’en réalité, il ne l’était pas.

Qu’à cela ne tienne, enfin un terroriste catholique ! Une accroche alléchante mais qui ne repose sur rien. Ce n’est pas au nom de Jésus que Frédérik Limol a frappé, a contrario des terroristes islamistes qui agissent au nom d’Allah et de Mahomet.

Cette habitude haïssable de résumer un profil à sa couleur de peau est devenue une maladie chez les indigénistes et les progressistes de tout poil. Mais abaissons-nous à leur niveau : les trois gendarmes étaient blancs. Et ils ont été abattus parce qu’ils portaient secours à une femme. Cela s’appelle la réalité. Pendant qu’ils fantasment leurs terroristes suprémacistes, nous préférerons penser, ou prier pour ceux qui croient, pour l’âme des trois gendarmes et pour leurs familles. Puissent-elles trouver dans la Nativité la force de continuer à vivre sans Arno, Cyril et Rémi.

Car ce sont eux qui donnent leurs vies. 

24 décembre 2020

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