Le géant de l’aéronautique a dévoilé les contours de son plan de restructuration. Le groupe prévoit près de 15.000 suppressions d’emploi dans le monde, dont un tiers en France, d’ici l’été 2021.

11 % des effectifs concernés

C’était une annonce pressentie depuis plusieurs semaines, après la crise sanitaire et l’effondrement du nombre de commandes d’avions. Airbus a présenté son plan de restructuration pour affronter une prochaine crise économique, dans lequel il est prévu des suppressions de postes assez importantes.
Près de 15.000 emplois au sein de l’entreprise à travers le monde, dont 5.000 en France, seraient concernés, d’ici l’été 2021, soit environ 11 % des effectifs totaux qui composent le groupe. Autre élément inquiétant, le géant de l’aéronautique estime qu’un retour du trafic aérien « au niveau pré-Covid » ne serait pas envisageable avant 2023, « voire 2025 ».

Des chiffres « excessifs », selon Bercy

Airbus est « confronté à la crise la plus grave que ce secteur ait jamais connue », a indiqué son président exécutif Guillaume Faury, et devra donc négocier avec les syndicats pour éviter un nouvel appel à la grève. « Nous devons maintenant assurer la durabilité de l’entreprise », a-t-il ajouté, tout en assurant être « déterminé à limiter l’impact social de cette adaptation ».
Les suppressions de postes ne devraient pas concerner la division Airbus Helicopters, ni Defence and Space. Le ministère de l’Économie a jugé « excessif » le nombre de suppressions d’emplois annoncé par le groupe et attend d’Airbus « qu’il utilise pleinement les instruments mis en place par le gouvernement pour réduire le nombre de suppressions d’emplois ».

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