Depuis le 11 septembre 2020, la journaliste subit une campagne de harcèlement massif, condamnée de toute part et menacée de mort pour un simple tweet critiquant une vidéo déplacée de BFM TV mettant en scène une jeune femme voilée parlant de recettes de cuisine accessibles aux étudiants boursiers. Madame Waintraub répondit à cette vidéo par un simple : « 11 septembre », critique évidente d’une vidéo publiée à une date volontairement provocante. Chaque jour, la France s’enfonce un peu plus dans le désamour et la division. La cohésion nationale n’est plus qu’un rêve dépassé par l’importance de faire primer sa communauté religieuse ou ethnique sur la communauté nationale. À mesure que les soldats de l’indigénisme envahissent l’espace public et attendrissent une société médiatique bienveillante à leur égard, les tenants de la République unitaire, universelle et laïque perdent pied. Ils ne saisissent pas l’ampleur du danger que représente ce discours, appelé tantôt « communautariste », tantôt « séparatiste ».

En 2006, la porte-parole du Parti des indigènes de la République, Houria Bouteldja, prévenait : « Aujourd’hui, il y a des gens comme nous qui vous parlons encore. Mais demain, il n’est pas dit que la génération qui suit acceptera la présence des Blancs. » Dès 2006, Mme Bouteldja annonçait la couleur de l’antiracisme d’aujourd’hui : il sera profondément raciste, jugera les opinions de chacun non pas sur leur pertinence mais sur la couleur de celui qui les exprime. La race, ce mot que nous avons longtemps rejeté, préférant parler de « race humaine », sera au cœur de leur projet politique. Un projet mortifère : classer les citoyens selon leurs communautés religieuses et raciales, des communautés fermées qui ne se parlent pas, disloquant ainsi le principe fondamental d’assimilation. Ce futur dystopique est notre présent. Il inonde l’Occident, se drape d’intentions louables, prétendant promouvoir le respect de chacun dans son individualité pour mieux nous vendre son poison communautariste.

Des voix s’opposent à cet indigeste essor de la mouvance indigéniste. Mais qu’ont-elles à opposer à Maboula Soumahoro, qui prétend qu’un homme blanc « ne peut pas avoir raison contre une femme noire ou une arabe » ? La République. Toujours elle. Certains ardents défenseurs de la République la pensent agressée par la pensée décoloniale et indigéniste. Mais sont-ce les valeurs républicaines qui sont attaquées ? En réalité, c’est à la France que s’en prennent les militants racialistes. Obsédés par ce pays « systémiquement raciste », ces activistes meurtrissent la France en niant la grandeur de son Histoire et de sa culture. Ils instillent sur notre territoire un sentiment d’effroi auprès des minorités ethniques, les faisant passer pour des Français de seconde zone, pris pour cible par ceux qu’ils appellent les « souchiens ». Les propos de Camélia Jordana, le 23 mai 2020, à « On n’est pas couché », vont dans ce sens : « Je parle des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau, c’est un fait. » La sortie de Camélia Jordana n’est ni une bêtise ni une maladresse, elle est au contraire pertinente et expose les aspirations réelles de ceux qui s’autoproclament progressistes : diviser les Français pour mieux détruire la France. Pas la République, pas nos institutions. La France.

Le voilà donc, cet antiracisme qui des traits de la tolérance a détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître !

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