En , le ministre de l’Intérieur, Peter Dutton, a commis l’irréparable dans le monde sans pitié du politiquement correct. En effet, l'impudent a cru bon déclarer que les fermiers blancs sud-africains nécessitaient l'"attention particulière" de "pays civilisés" tels que l' pour des "raisons humanitaires".

Quel outrage ! S’en remettra-t-il ?

On se rappelle que les autorités sud-africaines, poussées par les extrémistes de l’Economic Freedom Fighters (EFF), promeuvent "l'expropriation sans compensation" des fermiers locaux. Qu’on puisse traduire cet appel en incitation à la violence serait évidemment un abus de langage impardonnable !

Il est vrai, pourtant, que l’ANC se plaisait à chanter à tue-tête une comptine pour adultes dont le refrain était d’une candeur au-dessus de tout soupçon : "Kill the Boer!" Aujourd’hui, ils font preuve de plus de modération dans leurs effusions de joie.

Le fait que les fermiers visés soient blancs à une vaste majorité n’est que pure coïncidence. Cachez cette vérité que je ne veux pas voir. Cela dit, ceux qui les suivent ou commettent le sacrilège de travailler pour eux sont voués au même sort, quelle que soit leur couleur de peau. L’honneur est sauf. Le racisme, voyez-vous, c’était l’apartheid. Aujourd’hui, le bonheur et la joie règnent dans ce pays depuis l’intervention du sacro-saint Mandela. Vraiment ?

L’exemple a pourtant été donné chez les voisins du Zimbabwe avec le charmant Mugabe. Ce dernier a permis, le premier, de tirer les fermiers comme des lapins ou de les remercier à coups de machette afin d’opérer un remplacement stratégique où la couleur était à peine de mise. Il n’est pas exclu que ces fermiers blancs aient permis de nourrir une population affamée autant qu’asservie. Ils leur donnaient aussi une raison de rester dans le pays lorsque la majorité fuyait vers l’Afrique du Sud, si raciste mais étonnamment plus salutaire. Surprenant.

Le mal s’est propagé et c’est au tour du pays des Springboks de s’en prendre à ceux qui travaillent la terre. Peu de médias en parlent mais c’est pourtant une triste réalité. Bon, il ne s’agirait que d’un millier et demi de victimes. Pas de quoi fouetter un chat - pour peu qu’on soit un chien, bien sûr.

Et voilà donc le sieur Dutton, en Australie, qui met les pieds dans le plat en offrant de dérouler le tapis rouge à ces paysans malmenés. Heureusement que le ministre des Affaires étrangères, Bishop, et le Premier ministre australien, le valeureux Malcolm Turnbull se sont empressés de rappeler le trublion à l’ordre. On croirait voir Macron ou Philippe. Pas question de froisser les respectables autorités sud-africaines. Tout va très bien chez eux, merci : une réforme agraire comme les autres, en somme. Eh oui, c’est un petit peu comme si on demandait l’avis préalable à la Chine avant d’accueillir quelques moines tibétains.

Fidèle au modèle anglo-saxon du Nouvel Ordre mondial, l' préfère concentrer son aide aux réfugiés du Proche-Orient en insistant parfois lourdement afin d’apporter, en bon élève, sa pierre à l’édifice global.

Il vaut mieux accueillir quelqu’un qui aura beaucoup plus de mal à s’intégrer dans le pays dont tout le sépare qu’un autre qui partage la religion, les coutumes, la langue, l’éducation et qui peut travailler de suite cette terre sans fin.

Vous voyez une erreur, vous ?

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19 avril 2018

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