« C’est un jour historique pour l’Amérique ! » déclarait le président des États-Unis, dans la nuit de lundi à mardi. Car malgré les tentatives nombreuses d’empêcher cette candidature vertueuse, l’opposition n’aura pu arriver à ses fins : Amy Coney Barrett vient d’être confirmée par le Sénat à la Cour suprême, désormais ancrée bien à droite. Elle remplace la féministe et progressiste Ruth Bader Ginsburg, décédée d’un cancer, le 18 septembre dernier.

Processus illégitime car trop proche du scrutin, idées trop conservatrices, risques de remettre en cause l’Obamacare en pleine pandémie : les arguments ont été déployés en vain contre cette catholique pratiquante qui n’a pas peur de témoigner de sa foi ouvertement dans un pays où un quart, seulement, de la population se dit athée ou sans religion. Ils n’ont pas empêché la chambre haute d’accomplir son devoir constitutionnel. À une seule exception, les élus républicains, majoritaires au Sénat, ont donc tous voté pour la candidate du président.

Malgré des émeutes, des manifestations et des interpellations devant le Congrès au moment de son audition, celle qui est décrite pour les uns comme opposée à l’avortement et pour les autres comme une universitaire brillante rejoint, ce jour, le temple du droit américain. La Cour suprême compte donc six juges conservateurs sur neuf, dont trois nommés par . Et cette situation sera durable, puisque le président a placé des magistrats jeunes à des postes attribués « à vie ». La magistrate prêtera serment ce mardi et participera à sa première audience dès le 2 novembre.

À huit jours de l’élection présidentielle, Donald Trump enregistre déjà une première victoire sur ceux qui souhaitaient que la juge remplaçante soit nommée par le futur président. Qu’il soit réélu ou pas, avec cette nomination, il laisse ainsi son empreinte sur la politique américaine pour encore de nombreuses années.

27 octobre 2020

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