Meurtre d’Henry Nowak : l’étude qui accable une police britannique « wokisée »

Avec ses politiques « antiracistes », la police a failli à un principe fondamental : agir « sans crainte ni favoritisme ».
Photo de Connor Danylenko: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/pantalon-noir-pour-homme-3075542/
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Huit mois après la mort d’Henry Nowak, poignardé par le Sikh Vickrum Digwa et menotté par la police anglaise sur fonds d’accusation de racisme, le think tank Policy Exchange s’est penché sur les politiques policières en la matière. L’enquête dresse un « état des lieux de la lutte contre le racisme dans les services de police aujourd’hui ». La conclusion est sans appel : c’est un système « à deux vitesses » qui s’est mis en place au Royaume-Uni – au détriment des Blancs.

Mort de George Floyd : une réaction irrationnelle

En 1993, Stephen Lawrence, étudiant britannique noir de 18 ans, est assassiné lors d’une agression à Londres. Le motif raciste de l’agression ne fait aucun doute, mais l’étude de Policy Exchange pointe deux concepts qui naissent alors et qui vont avoir, sur le long terme, « un impact néfaste sur le travail des policiers » : l’idée d’un « racisme institutionnel » et « l’obligation pour la police d’enregistrer tous les incidents où le racisme est allégué […] même s'il n'existe aucune preuve objective démontrant que le racisme est en cause ».

Le ver est dans le fruit. En 2020, la mort de George Floyd, instrumentalisée aux quatre coins de la planète, accroît la tendance de manière irrationnelle. La mort a eu lieu aux États-Unis et Floyd est américain, mais le Royaume-Uni lance un « plan d’action national de la police en matière de questions raciales ». 2022 voit naître le plan spécifique pour « améliorer l'action policière pour les personnes noires ». Les trois quarts des forces policières britanniques l’adaptent à l’échelle locale.

Un principe fondamental bafoué

Loin d’être une série de vœux pieux, ces politiques ont eu des conséquences concrètes. Elles ont créé « une "hiérarchie" implicite des ethnies », écrit Policy Exchange. D’autant qu’un racisme en est totalement absent : le racisme anti-Blanc. La police britannique a-t-elle failli, in fine, à sa mission ? Oui, dit l’enquête. L’un de ses principes fondamentaux, qui lui enjoint d’agir « sans crainte ni favoritisme », a été bafoué. Par crainte, elle a étouffé le scandale historique des groomings gangs. Par favoritisme, elle a contribué à la mort infamante d’Henry Nowak, victime à 100 % mais jugé coupable a priori par la police. Trente-deux ans après la mort de Stephen Lawrence, le système aboutit à la mort non moins scandaleuse d’un autre étudiant britannique de 18 ans – qui a eu le tort d’être blanc.

Il n’y a pas que dans sa gestion des crimes et délits, dans ses rapports avec les criminels et les victimes, que la police britannique a faussé le jeu. En interne, sa gestion du personnel a également pâti de la mentalité woke qui anime ses politiques Diversité, Équité et Inclusion (DEI). L’enquête cite le cas, en 2017, de la mise à l’écart d’un candidat « au motif qu'il était un homme blanc hétérosexuel ». Autre cas, en 2022, de trois agents blancs privés d’une promotion « au profit d'une policière issue d'une minorité ethnique », sur ordre d’un supérieur.

Le coût d’un fantasme

Policy Exchange a chiffré le coût global, pour la police britannique, de ce fantasme masochiste qu'est le « racisme institutionnel » : 631 millions de livres sterling, soit 736,7 millions d’euros, en cumulant les coûts liés aux formations DEI, ceux des postes internes liés à ces DEI et, enfin, les prestations externes de formation et de conseil. Que représentent ces sommes ? L’équivalent de 2.000 policiers de terrain chaque année ou « 8,3 millions d'heures d'activité policière opérationnelle » qui auraient permis de lutter, par exemple, contre la criminalité à l'arme blanche, les viols et violences faites aux femmes et aux filles, et les vols en général. Un manque à gagner significatif en matière de sécurité des personnes et des biens.

« Le débat sur l'existence d'une police "à deux vitesses" ou d'un traitement policier "différencié" se poursuivra sans aucun doute », admet le think tank. Il précise cependant que, lorsqu'ils sont constatés, ces dévoiements ne relèvent pas d'initiatives individuelles mais bien d’un phénomène systémique. Face à une police britannique qui « a perdu ses repères », Policy Exchange appelle à « un redressement décisif » auquel le ministre de l’Intérieur devrait se consacrer. Surveillance d’un commandement policier enclin à la surenchère, contrôle strict des DEI pour empêcher leurs dérapages, vote d’une « loi sur l’impartialité de la police »… Les pistes ne manquent pas pour que la police britannique fasse de nouveau son travail « sans crainte ni favoritisme ». Histoire qu’Henry Nowak, ce 3 décembre 2025, ne soit pas mort pour rien.

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Samuel Martin
Journaliste

Vos commentaires

24 commentaires

  1. La haine de soi faire rage plus ou moins ouvertement dans tous les pays occidentaux. J’ai habité pendant 30 ans au Canada. Le Canada est un model de wokisme et de politiquement correct. Je me souviens que lors d’une campagne de recrutement de la société de transports en commun de la ville de Montréal, seules les candidatures des femmes et des ‹‹minorités visibles, culturelles et sexuelles étaient retenues. En bref, hommes blancs hétérosexuels, circulez y’a rien à voir.

  2. Je rappelle que George Floyd était un voyou malfaisant pour la société. Le fait qu’il avait des problèmes de santé ne change rien à l’affaire.. Comme Nahel. Cette compassion de la société pour les vauriens est totalement irrationnelle (on a bien transformé Robin des bois et Arsène Lupin en héros)

  3. En 2024 un sondage réalisé au Royaume Uni a montré que près d’un tiers des 18-40 ans refuseraient catégoriquement de prendre les armes en cas de conflit majeur. Quant aux vétérans de la deuxième guerre mondiale qui ont dit qu’ils ne se seraient sans doute pas battus s’ils avaient su ce que leur pays allait devenir, cela aurait dû faire sonner toutes les sirènes d’alarme du pays. Mais non. Au lieu de ça une police obéissant aveuglément à des ordres racistes et une justice protégeant les pédophiles (on connaît ça aussi !) ponctuent les étapes d’une décadence déjà bien engagée. Cela a été un grand pays. Adieu les angliches et au suivant !

  4. A titre exceptionnel, je vais faire très simple : faisons confiance au discernement de nos policiers et ne faisons rien pour les influencer, ils sont sur le terrain, ils interviennent avec lucidité. Ne faisons RIEN qui puisse altérer leur qualité de jugement. Ils sont les primo-intervenants, ils sont exposés à tout.

    • Le problème avec la police est que si on lui demande de vous taper dessus, elle le fera. La police et la gendarmerie sont le fidèle bras armé des pouvoirs. Pour aller taper sur la manif pour tous, sur les agriculteurs, sur les gilets jaunes, chasser le passant sans masque…les policiers y mettent même du zèle parfois. Après les avoirs défendus toute ma vie, c’est fini. Je ne leur ferai plus jamais confiance.

      • Bien dit, des témoignages affluent de la part de citoyens « normaux ! » des PV pour des broutilles, qu’un simple rappel aurait suffit, aucun risque à jouer les matadors avec des personnes âgées !
        Il n’en est pas de même lorsqu’il s’agit de sanctionner 2 ou 3 « jeunes ! dans une voiture, étrangement le « policier ! » ne voit RIEN !

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