« Déportations », « ignominie » : l’extrême gauche écume de rage face au règlement « retour »

« Nous refusons cette Europe de la peur, de l’enfermement et de l’expulsion », s'affole l'eurodéputée LFI Manon Aubry.
Capture écran CNews
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Le règlement dit « retour » visant à durcir la lutte contre l’immigration illégale a définitivement été voté, ce mercredi 18 juin, au Parlement européen. Un texte majoritairement adopté grâce à l’union de l’ensemble des partis de droite. L’extrême gauche s’étouffe et n’a pas de mots assez durs pour décrier « la politique migratoire la plus inhumaine » de l'histoire de l'Union européenne.

La France insoumise fulmine. « Droites et extrêmes droites unies dans une même ignominie viennent d’enterrer définitivement le droit d’asile. » Dans un communiqué de presse, la délégation insoumise au Parlement européen a dénoncé une « UE [qui] déroule le tapis rouge à l'extrême droite » en résumant les nouvelles dispositions adoptées par quelques mots synthétiques : « criminaliser, trier, enfermer, déporter [sic], y compris les enfants ». Refusant une « Europe forteresse » qui « devient une Europe far west », l’extrême gauche n’est pas dans la nuance. Durcir notre politique migratoire cacophonique, c’est le « rejet », « la brutalité », la « déshumanisation ». « Nous refusons cette Europe de la peur, de l’enfermement et de l’expulsion ». Manon Aubry frôle l’apoplexie. « C’est une honte absolue », s’indigne l’eurodéputée LFI, qui s’affole face à un texte qui « créé des centres de déportation [sic] » – une politique, selon elle, « digne de l’ICE de Trump », le service américain de l’immigration réputé pour sa fermeté.

Florilège

À l’annonce du vote final, les parlementaires de droite exultent et scandent en chœur « send them back » (renvoyez-les chez eux). « Shame on you » (honte à vous), réplique l’extrême gauche, dans un hémicycle surchauffé. Postant, sur X, une photo de l’eurodéputée Reconquête en liesse, Manon Aubry, qui se dresse « le poing levé », commente : « Sarah Knafo ne fête pas la Coupe du monde. Elle fête la déportation (sic) massive de familles et d’enfants ». « Manon se croit maligne en ne traduisant pas l’anglais deportations, qui veut tout simplement dire "expulsions" », lui a répliqué le député RN Pierre-Marie Thionnet.

« L’agenda irresponsable et mortifère de la droite et de l’extrême droite continue d’avancer un peu plus chaque jourdéclare Rima Hassan. Sous couvert d’efficacité, ce règlement banalise l’enfermement, la déportation et la criminalisation des personnes exilées, au mépris des droits fondamentaux et de la dignité humaine. » Damien Carême, autre eurodéputé mélenchoniste, monte sur ses grands chevaux : « La résistance s’organise maintenant. Notre solidarité sera plus forte que leur inhumanité. Siamo tutti antifascisti. » Le texte soutenu par le gouvernement français n’a pas été voté par nombre de députés macronistes du groupe Renew. Ainsi de Fabienne Keller qui, ce 18 juin, au lendemain du vote des parlementaires, prend la parole dans l’hémicycle pour s'insurger contre « une soirée festive » où des parlementaires de droite fêtaient, la veille, la victoire : « Le siège de cette institution n’est pas là pour servir de cadre à des beuveries politiques, a fortiori pour célébrer des mesures qui contredisent les valeurs de l’Union européenne. » La présidente de séance lui coupe le sifflet…

Coalition des droites

Unie, la droite peut effectivement constater que lorsqu’elle additionne ses voix, elle l’emporte. Une coalition des droites en bonne et due forme. Les voix de quelques centristes et du PPE, dont la délégation française est emmenée par le LR François-Xavier Bellamy, se sont jointes à celles du groupe des Patriotes de Jordan Bardella, d’ECR de Marion Maréchal et d'ESN de Sarah Knafo. Par 418 pour et 218 contre, le succès est éclatant. « L’impuissance et la défiance ne sont pas une fatalité », se réjouit François-Xavier Bellamy, sur X. « Nous sommes fiers de protéger l’Europe de la submersion migratoire. Madame Aubry, nous ne voulons ni de votre "nouvelle France", ni de votre nouvelle Europe », cingle l’eurodéputé RN Philippe Olivier, proche conseiller de Marine Le Pen. « Ce que nous défendions, seuls, hier rassemble aujourd'hui une majorité au Parlement européen », savoure Sarah Knafo. Marion Maréchal, pour sa part, regarde déjà l’étape suivante : « Après notre victoire historique contre l'immigration illégale, il est temps de lutter contre l'immigration légale, qui représente 62 millions de personnes en Europe, soit l'équivalent de la population de la France. »

Picture of Yves-Marie Sévillia
Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire

Vos commentaires

135 commentaires

  1. J’aime beaucoup que la gauche utilise le mot « déportation » pour nommer le fait de rendre des gens à leur terre et les renvoyer dans le pays qui s’est leur et où ils sont nés, c’est à dire chez eux. D’habitude la déportation c’est le déracinement, non ? Les manifestations anti-France, la volonté de recréer ici ce qu’ils ont quitté là-bas, ce besoin, à la moindre occasion, de se draper dans le drapeau de la patrie qu’ils ont quitté pour venir chez nous, le refus de s’intégrer dans leur nouveau pays, montrent bien qu’ils regrettent cet exil et que c’est leur rendre un grand service que de leur permettre de retrouver leurs racines… Bon, on comprend que la gauche râle : ce sont autant d’électeurs qui vont lui faire défaut, déjà qu’elle a perdu ses électeurs populaires… Pour d’autres, c’est la perte d’une main d’oeuvre sous payée, taillable et corvéable à merci… Mais, ils sont tellement compétents… Ils vont pouvoir mettre leurs talents au service du développement de leur pays. Parce que la gauche devrait quand même un peu se soucier de tous ces pays du tiers monde, qui ne demande qu’à se developper, non ?

  2. macron est proimmgrationiste.
     » « Je ne sais pas si ce sont les principes fondamentaux sur lesquels notre Europe s’est construite », a déclaré Emmanuel Macron en fustigeant le projet, de plus en plus populaire, de créer des centres de renvoi pour les demandeurs d’asile déboutés.
    Marine lepen lui a bien répondu…

    • Notre Europe, Notre Europe… C’est vite dit. Il oublie qu’en 2005, nous avions voté NON à cette Europe qui nous a été imposée par Sarkozy contre notre gré. 75% des Français la rejettent. C’est SON Europe, pas la nôtre… Et on n’en veut pas. Qu’il cesse de parler au nom des Français. Il n’y en a plus que 16% qui le suivent. Les 74% qui restent le rejettent et attendent impatiemment son départ.

  3. Pour la bande LFI, l’immigration fait leur leur bonheur, ce n’est pas le cas pour la presque totalité du peuple français de souche et de coeur. Il va falloir qu’LFI s’habitue à quelques petits changements pour remédier à l’insécurité et à la ruine de notre pays. Mais cela désole dame Aubry, elle peut profiter du wagon de la remigration. On vous rappelle au passage, que ce qui est inhumain ou contre-nature, c’est de laisser entrer dans notre pays des peuplades totalement à l’opposé de notre civilisation dont l’objectif de ces dernières est d’anéantir le peuple français pour nous remplacer. Si la bande LFI l’ignore ou l’a oublié, il faudrait leur dresser la liste de toutes les horreurs commises par ces peuplades en quelques décennies.

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