[VOTRE AVIS] Les députés ont-ils eu raison de protéger le secret de la confession ?

Députés RN, UDR et LR se sont opposés aux mesures coercitives concernant l’enseignement privé catholique et le secret de la confession.
@Wikimedia commons
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Ce lundi 1er juin, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité la proposition de loi dite « Bétharram » pour lutter contre les violences en milieu scolaire. Le texte initial prévoyait que les ministres du culte seraient « soumis aux obligations de dénonciation des faits de violences sur mineurs, y compris s’ils en ont eu connaissance dans l’exercice de leurs fonctions : aucun "secret de la confession" ne saurait s’y opposer ». Une mesure visant, à l'évidence, la religion catholique et ardemment défendue par le député insoumis Paul Vannier, mais qui a été rejetée grâce à l'opposition des députés RN, UDR et LR au nom de la défense de la liberté de conscience. Alors...

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Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 06/06/2026 à 11:25.

Vos commentaires

53 commentaires

  1. J’ai répondu OUI bien que n’ayant pas vraiment réfléchi au sujet. mais, le vote ayant eu le chic de mettre en échec une proposition du député LFIste Vannier! Tout ce qui met les gauchistes en transe ne PEUT pas être mauvais à 100%!

  2. La confession, un rite des églises catholique et orthodoxe a dans certains cas un rôle très utile d’aide et de conseil gratuits. Interdire son secret reviendrait à priver de cette aide et de ce conseil des personnes qui en ont vraiment besoin. Car il est évident qu’elles n’y auraient plus recours.
    La suppression du secret de la confession serait donc une mesure d’une parfaite imbécillité.
    On peut penser aussi sans grand risque de faire erreur que les personnes les plus dangereuses, les psychopathes, n’éprouvant ni regret, ni remord, ni empathie pour leurs victimes, n’ayant parfois même pas conscience d’avoir fait mal n’ont pas recours à la confession.
    C’est juste une idée christianophobe de plus.

  3. Pour les croyants, il y a la justice des hommes et celle de Dieu. Un prêtre peut conseiller en confession de se dénoncer ou d aller dire ce que l on sait à la police mais en aucun il trahira le secret de la confession et c est très bien.

  4. Dans le respect des traditions pluri- séculaires, il me semble que, pour les députés, se mêler des rites et rituels propres à une religion endémique, quelle qu’elle soit, à condition que celle-ci ne concoure pas à la mise en danger d’autrui ou au désordre public, me parait incongru. N’ont-ils pas autre chose à faire alors que notre pays est en dissolution dans tous ses corps régaliens ? Maintenant, à titre personnel, je ne vois rien de bien explicite dans les écritures, les évangiles, qui conduirait un pratiquant à aller avouer, ce qu’il veut bien dire, à un officiant. « Remettre les péchés d’autrui, pour qu’il vous remettre les vôtres », cela peut se faire dans son cœur, ou peut être compréhensible si l’on s’adresse à celui envers qui on a « péché ». Maintenant, les hommes ne peuvent s’empêcher d’interpréter et de tordre les mots pour se créer de nouvelles armes (idéologique ou liturgique) grâce auxquelles ils peuvent tenir le monde, le contrôler. Cela s’appelle « l’instrumentalisation ».

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