[POINT DE VUE] À France Culture, une émission « dans l’idée de lutter contre l’extrême droite »

Bref, donc, ce n’est pas simple d’être pluraliste quand on n’aime pas la droite.
Capture d'écran
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La chaîne YouTube de Mediapart recevait, il y a quelques jours, la productrice Sonia Kronlund, illustre inconnue de son état, mais qui produit l’émission de France Culture Les pieds sur Terre. France Cuture chez Mediapart : quel meilleur moment pour parler de… pluralisme ? Ne riez pas, vous allez voir.

Les invités débattaient en plateau du fait que la radio publique consacrait une grande part au pluralisme. Le présentateur se tourne alors vers Sonia Kronlund en lui disant, dans un sourire de connivence assez exaspérant : « Oui, mais ce camp-là, ces gens-là considèrent que ça ne suffit pas. Ils veulent que leurs idées soient davantage représentées et ils font du service public un obstacle à la propagation de leurs idées. » Méditative, la productrice répond en plusieurs temps, enchaînant malgré elle les éléments à charge.

« C’est pas simple de recevoir des gens avec lesquels on n’est vraiment pas d’accord », dit-elle en préambule. Cette question du pluralisme semble donc au cœur de ce qu’elle appelle « nos réunions », sans que l’on sache précisément si ce « nous » désigne la rédaction de France Culture, la société de production de madame Kronlund ou, plus généralement, les gens qui partagent ses idées. « Ils ne le font pas, par exemple, eux, si on peut dire », accuse-t-elle, avec un rictus un peu malaisé, sans préciser davantage qui est ce « eux » : est-ce CNews, sont-ce les « médias Bolloré » ou, simplement, les gens qui ne sont pas aveuglément d’accord avec Radio France et Mediapart ? On ne saura pas. Toutefois, autour de la table, personne ne s’enquiert de la définition de ces termes : on est en famille, on sait très bien qui est ce « nous », qui est ce « eux ».

Bref, donc, ce n’est pas simple d’être pluraliste quand on n’aime pas la droite. OK. On a compris. En revanche, si ce « eux » s’adresse aux médias dits conservateurs, le cas est un peu différent : CNews invite, souvent publiquement, les politiques de gauche à venir s’exprimer sur son antenne. Mais ce sont les progressistes qui déclinent… Difficile, pour eux, d’être pluralistes, mais pour des raisons en quelque sorte inverses.

« C’est pas très agréable, mais on le fait », conclut provisoirement Sonia Kronlund, avant d’aborder un deuxième volet de son argumentaire. Complaisamment relancée par le présentateur, qui lui dit « Vous le faites aussi dans vos documentaires » (sous-entendu : tendre le micro à des gros cons de droite qui vivent en dehors du périphérique). « C’est autre chose », explique la productrice, avant de révéler le pot aux roses : « C’est vraiment notre cahier des charges des Pieds sur Terre, on a vraiment été créés pour pouvoir donner la parole à un plus grand nombre de gens différents, de classes sociales, de milieux, d’âges… dans la grande idée de lutter contre l’extrême droite. »

 

Ah, nous y voilà ! En résumé, le pluralisme, c’est pénible, mais on le fait contraints et forcés, parce que le but de cette émission payée par les impôts de Nicolas, c’est de lutter contre les idées les plus répandues en France en leur accolant l’infamant qualificatif d’extrême droite. Dit comme ça, c’est tout de même beaucoup plus clair.

Allez, ça suffit ! Privatisez-nous tout ça !

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

53 commentaires

  1. À titre personnel, je souhaiterais que le mot France soit retiré des chaînes de télévision et radio publiques, par respect pour les Français qui payent.
    Merci d’avance.

  2. Avec un nom pareil, à consonnance tellement suédoise, elle doit être disciple de Greta Thunberg. Si elle ne se plaît pas en France, qu’elle en parte!

  3. J’aime bien les émissions genre c-con avec des « intervenants » pour un « débat ». Ils nous donnent des gens qui insultent par exemple Donald Trump, un qui explique combien il est lourd, imprévisible,sot, etc et un autre « débatteur » qui prend la parole avec un – « Gustave à raison, mais je voudrais ajouter que « trump » est lourd, imprévisible, sot etc. » le tout sans être interrompu par le journaliste qui écoute attentivement, captivé par le « débat », sans stylo pointé vers l' »expert de l’extrême-droite ».

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