Editoriaux - Histoire - International - 14 août 2019

250e anniversaire de la naissance de Napoléon : une leçon de géopolitique pour aujourd’hui

Comme un cadeau que les Génois nous ont fait en cédant la Corse en paiement de leur dette à l’égard de la France, en mai 1768, naissait, le 15 août 1769, jour de la Vierge pour les protestants, jour de son Assomption pour les catholiques et les orthodoxes, le plus grand homme de l’histoire récente de la France et, pour tous, le plus grand homme de l’histoire du monde (plus de 1.000 films ont été consacrés à Napoléon, soit plus que pour Jésus-Christ… Mais ceux qui produisent les films ne sont peut-être pas des adorateurs de Jésus-Christ. Par contre, Napoléon a pacifié les relations entre les communautés religieuses en France).

Avec cette frénésie française des commémorations, vous vous demandez sans doute pourquoi ce 250e anniversaire est passé à la trappe. Parce que les maîtres du monde, de l’Europe d’aujourd’hui, qui dictent leur politique à la plus vieille nation d’Europe, à celle dont l’histoire est la plus prestigieuse, ont décidé que ce pays devait être définitivement une nation secondaire, voire plus de nation du tout. Les problèmes que nous connaissons sont directement liés à l’agenouillement de la France devant les Anglo-Saxons, ces « boutiquiers », comme les appelait notre petit caporal.

Rappelez-vous qu’il n’y avait pas de représentant français pour les 200 ans d’Austerlitz. Il y avait, par contre, une frégate française à Trafalgar !

Il est temps de signer sur le Niémen un nouveau traité franco-russe ou, mieux, franco-européen avec Vladimir Poutine pour mettre en relation nos technologies, leurs matières premières, l’immense Eurasie… et faire pièce à la Chine qui développe des comptoirs en Europe, leur nouvelle colonie, et aux États-Unis, qui font la guerre à nos portes avec ce cortège de haine à l’égard de l’Occident et de réfugiés mal disposés à notre égard. L’Entente cordiale avec les Anglais, l’OTAN n’excluent pas l’amitié franco-russe.

Pourquoi pas, ce 15 août 2019, dans la modeste maison familiale de Madame Mère à Ajaccio (ce n’est pas loin de Brégançon), avec Angela pour traduire l’allemand que Vladimir parle couramment ?