Mathieu Kassovitz traite les revendications des gilets jaunes de bourgeoises !

Calfeutrées dans leurs beaux appartements des grands boulevards ou terrées dans leurs gentilhommières en campagne ou du bord de mer, aucun risque de voir l’ensemble des vedettes du show-biz – ces « grandes consciences de gauche », comme lu sur Boulevard Voltaire – vent debout aux côtés des gilets jaunes. Et aucune d’elles n’aurait, naturellement, l’idée de dévoiler au grand jour et aussi crûment que, du peuple, elle se fiche comme d’une guigne. Aucune ? Si : Mathieu Kassovitz !

C’est à travers un échange de tweets qu’il a livré son admirable pensée. À un certain Fred qui lui demande, à lui qui « aime le peuple », s’il est donc « pour l’augmentation des taxes sur le carburant, les impôts qui vont je ne sais où, le mépris de ce monarque incompétent », du haut de sa notoriété, il lui répond :

« Le peuple qui se bat pour protéger son confort, je ne l’aime pas. J’aime celui qui se bat pour ses convictions et vous n’en avez pas. Macron n’est pas un monarch (sic). Vous êtes ridicules car votre combat n’est pas essentiel, il est bourgeois ».

Lire d’un grand privilégié, appartenant à un corps de métier qui ne survivrait pas sans les grasses subventions de l’État, que la colère des laissés-pour-compte et des méprisés relève d’un combat bourgeois, c’est épatant ! Les gilets jaunes, dont on comprend bien qu’il se retient de les traiter, lui aussi, de beaufs ou d’abrutis, ne se rebellent pas parce qu’ils commencent à racler les fonds de tiroir bien avant la fin du mois. Ils ne crient pas leur colère et leur désespoir de devoir, en effet, toujours plus compter pour pouvoir régler les factures et remplir la marmite. Non, ces ploucs, les bourgeois nouveaux, seraient des obsédés du fric qui, en plus, ne pensent rien sur rien ! Ce qui n’est pas le cas, évidemment, du penseur Kassovitz. Lui se place tellement au-dessus des basses contingences matérielles ! Et lui ne perd donc jamais une occasion de nous les faire partager, ses belles convictions. Jugez plutôt.

De Donald Trump ? Mais « putain, il est où Lee Harvey quand on a besoin de lui ? »

Des policiers qui perquisitionnent et trouvent de la drogue ? Des « bandes de bâtards, vous êtes une belle bande bon (sic) à rien ».

De Nicolas Dupont-Aignan ? « Espèce de trou du cul. »

En revanche, on a bien compris à qui il réserve sa haute estime. À Yassine Bellatar, celui qui considère Macron comme son « frère », et Médine qui, c’est trop injuste, n’a pu se produire au Bataclan.

« Soutient (sic) à mes deux amis face à la connerie humaine. Continuez à faire beugler les chiens de garde. Vous êtes la France d’aujourd’hui et du futur et ils ne peuvent rien y faire. Ça les rend dingues et ça me rend heureux. Merci à vous. »

Eh bien, un grand merci à ce « fils de » (père réalisateur, mère monteuse), qui a avoué, comme le sont « tous les acteurs », « être trop payé » – mais dont la société de production n’avait, en 201,6 toujours pas remboursé, depuis 2010, l’avance sur recette de 250.000 euros due aux habitants de Picardie. Merci à cet enfant méchant, capricieux, mauvais perdant qui « enc… » le cinéma français quand il ne le récompense pas comme il pense que son moi suprême devrait l’être. Merci à lui, donc, de confirmer tout le bien qu’il pense du peuple. Peuple grâce à qui lui n’a pas besoin de compter. Ou de compter quand cela l’arrange. Enfin, merci tout plein de nous montrer sans plus aucune retenue à qui il réserve son soutien, et qui voit, comme Mélenchon, la « nouvelle France » dans les jeunes des banlieues.

Mais qui ne comprend rien à rien ? Les gilets jaunes contraints de compter le moindre sou ou ce vrai gros bourgeois créateur de La Haine, qui nous balance à la face en avoir trop ?

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