Lobby LGBT

Les homos réclament la GPA au nom du « droit à disposer de leur corps et de leur sexe »

Ecrivain, musicienne, plasticienne
 

L’égalité femmes-hommes progresse. Certes, il reste encore de grands pas à franchir, mais quand même. Tenez, regardez dans le métro, par exemple : 80 % (voire plus) des places assises sont occupées, maintenant, par des hommes. Jeunes, le plus souvent. De grands gaillards bien costauds, vautrés sur leur banquette, calés dans leur monde entre écran et écouteurs pour être plus sûrs de ne pas voir la femme enceinte qui pointe son ventre rond sous leur nez.

Mais, j’en conviens, nous avons encore des progrès à faire, sur la question de la maternité justement, qui reste encore honteusement l’apanage des femmes. Il va devenir urgent de la céder aux hommes comme on leur cède désormais les places dans le métro.

C’est tout le sens de la tribune parue mardi dans Libération, signée Alban Ketelbuters, doctorant en histoire et civilisations à l’EHESS, l’École des hautes études en sciences sociales. Son titre : « Les homosexuels ne vont pas attendre qu’on leur donne l’autorisation pour devenir pères. »

Avant de pénétrer dans le vif du sujet, je ferai remarquer à cet Alban que quiconque a été doté par mère Nature des attributs virils peut fort bien devenir père s’il trouve son complément féminin pour le faire. C’est simple comme la vie et je n’ai jamais croisé quelqu’un pour s’y opposer, sauf dans les régimes totalitaires qui s’arrogeaient le droit de décider qui pouvait ou non se reproduire.

Mais à bien lire son texte, on s’aperçoit que notre Alban glisserait volontiers sur cette pente. Son argumentation repose, en effet, sur le constat que la plupart des parents hétérosexuels ne méritent pas de l’être. Je cite :

« Faut-il s’attarder sur le nombre d’enfants non désirés qui voient le jour en France ? Sur la fréquence des avortements, malgré les progrès de la contraception ? Sur l’abondance de couples éphémères qui ont des enfants par accident ? Sur la quantité d’adultes absolument inaptes à élever des enfants et qui, malgré tout, en ont ? »

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Et ce qui révolte encore davantage notre chercheur en sciences sociales :

« Y a-t-il eu une seule manifestation dans ce pays pour s’opposer à ce que les plus irresponsables, les plus incapables et les plus détraqués d’entre nous aient le droit de procréer ? Jamais. Cela choque-t-il quelqu’un ? Personne. N’importe qui peut devenir père ou mère dans l’indifférence générale. Votre voisin alcoolique, votre collègue névrosé, votre cousine analphabète, les drogué-e-s, les psychopathes, les violents, les pires fanatiques, sans que cela ne soit jamais questionné. »

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Donc, du moins je le suppose, monsieur Alban voudrait instaurer un « droit » à procréer, au nom de la préservation de l’espèce et de la justice sociale ; un comité devant qui passeraient les candidats car, dit-il : « Faut-il rappeler que les familles dites normales sont peuplées de monstres ? Or, nous ne remettons jamais en cause le fait que ces “monstres” puissent avoir des enfants. C’est ainsi. »

La conclusion, on l’aura deviné, est qu’il est préférable pour un enfant de naître au sein d’un couple homosexuel. Lesquels, homosexuels, échappent évidemment par définition à tous les travers des hétéros. Alban Ketelbuters milite donc pour « une GPA éthique » – il faudrait nous en donner la définition –, arguant du fait que « les homosexuels […] sont libres de disposer de leur corps et de leur sexe comme ils l’entendent ».

Sauf qu’autoriser la GPA n’est pas offrir le droit de disposer de son corps et de son sexe – ce qui est déjà acquis à chacun – mais le droit de disposer de celui d’une autre contre rétribution.

Quand il met en avant « les nouvelles techniques de procréation médicalement assistée », monsieur Ketelbuters n’oublie qu’une chose, élément essentiel au demeurant : à ce jour, il faut encore un utérus pour faire un enfant. Mais peut-être compte-t-il instaurer un procès à la nature, par essence « homophobe » ?

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