Migrants et délinquance

Épidémie de viols : les Européennes vont-elles devoir porter des culottes blindées ?

Ecrivain, musicienne, plasticienne
 

Titre provocateur en forme de boutade, mais réalité sordide : devant les agressions sexuelles qui se multiplient partout en Europe au cours d’événements réputés « festifs », on se demande si les jeunes – et moins jeunes – femmes européennes ne vont pas bientôt devoir se doter de culottes blindées.

On se souvient du scandale – feutré et long à se déclencher – des quelque 1.200 agressions sexuelles recensées lors de la Saint-Sylvestre 2015 en Allemagne, notamment à Cologne et Hambourg. Ce sont les chiffres officiels de la Bundeskriminalamt, la police criminelle allemande. Elle dénombrait « environ 650 [agressions] à Cologne et 400 à Hambourg, par plus de 2.000 hommes », précisant : « Il y a plus d’agresseurs que d’agressées, car plusieurs hommes ont abusé d’une seule femme. »

Ben oui, quoi, quand on en tient une, pas de raison de la garder pour soi. C’est ça, l’amitié !

Si l’affaire avait tardé à faire surface, c’est parce que les coupables étaient en quasi-totalité d’origine étrangère, en particulier maghrébine. Le rapport de police initial faisait ainsi référence à une pratique « culturelle » en vigueur dans les pays arabes, le « taharrush gamea », qui consiste à harceler sexuellement des femmes au milieu de la foule. Pratiques « qu’on a vu surgir place Tahrir, au Caire, où, en plein printemps arabe, des dizaines de femmes avaient été violées au cours des mêlées qu’avaient provoquées les manifestations ».

Six mois plus tard, on apprenait que la moitié des suspects arrêtés étaient en Allemagne depuis moins d’un an, la plupart d’origine algérienne ou marocaine, et non de pauvres Syriens fuyant la guerre. Qu’importe, les belles personnes de la politique et des médias se hâtèrent de jeter un voile pudique sur les femmes agressées.

Circulez, donc, y a rien à voir. Et il faut croire – vu le silence qui règne depuis ce malheureux épisode – que rien de tel ne s’est reproduit. Sauf, peut-être, dans le quartier de La Chapelle, à Paris ? Mais chut…

Néanmoins, et parce que, vous le savez, j’ai fort mauvais esprit, je m’interroge sur le papier paru, lundi, dans Le Figaro sous ce titre : « Trop de viols : fin du plus grand festival de rock suédois. »

On y apprend qu’après « un record de crimes sexuels » lors de la manifestation qui vient de s’achever, les organisateurs de Bråvalla, le plus grand festival de rock en Suède, ont décidé d’annuler l’édition 2018. « En l’espace de deux jours, la police a constaté pas moins de 5 viols et de 15 agressions sexuelles. Sans compter 30 à 40 plaintes diverses. Les tracts distribués fin juin par les élues féministes de la mairie de Norrköping aux festivaliers sur le thème “Dix astuces pour éviter les viols” n’ont visiblement pas eu l’effet escompté », nous dit-on. Je serais tentée d’ajouter « de même que les cours d’éducation dispensés aux nouveaux arrivants pour leur expliquer qu’une femme en jupe ou en short n’est pas un tas de viande à disposition », mais là, j’extrapole car strictement rien n’est dit du profil des agresseurs.

Le directeur du festival, Folkert Koopmans, ne décolère pas : « Il n’y a pas de mot pour dire à quel point je suis désolé. P… de m…, ce n’est pas OK. Les viols se multiplient dans tous les festivals. C’est un énorme problème de société dans notre pays. Que certains hommes se comportent mal est une honte. La violence tue l’esprit des festivals et notre amour pour la musique. C’est assez. »

On aimerait savoir : la violence de qui, pourquoi, comment ? On a des noms, peut-être ?

Je le redis, j’ai mauvais esprit, mais quand on est si précautionneux sur les auteurs des crimes, j’ai tendance au soupçon…

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