[TRIBUNE] Quand Laurent Nuñez préfère conserver les délinquants étrangers en France
Il y a quelques jours, le projet de loi Ripost a été voté par le Parlement, sur initiative du ministre Laurent Nuñez. Censé lutter contre la « délinquance du quotidien », ce projet de loi s’attaque pêle-mêle - et bien modestement - aux rodéos urbains, aux utilisateurs de protoxyde d’azote et aux squatteurs. Mais une mesure, ou plutôt son absence, a brillé par deux fois : l’expulsion des étrangers pourtant reconnus coupables de rodéos urbains et de violation de domicile...
Une demande de bon sens
Demandée par 83 % des Français, selon un sondage de juin dernier, l’expulsion de notre sol des étrangers qui se rendent coupables de crimes ou de délits porte à la fois le sceau du bon sens et celui de l’évidence.
Se trouver sur un territoire et bénéficier de son infrastructure, construite par d’autres et leurs ancêtres, est tout sauf gratuit. C’est un privilège que chaque pays normalement constitué fait respecter en tant que tel. Démarches administratives longues, obligation d’avoir un travail (et donc de cotiser), parfois de l’investissement entrepreneurial, etc. Sans parler de la naturalisation, censée être encore plus chèrement payée. Autrement, il n’y a plus aucun incitatif pour les citoyens à bâtir leur pays pour eux-mêmes… et les générations futures.
Et quand le privilège de vivre dans ce pays est bradé, le bon sens (encore lui) commanderait au minimum de le faire perdre dans certaines circonstances extrêmes. Mais… pas en France.
En France, l’expulsion administrative est rare (10,9 % d’exécution des OQTF en 2025), mais l’expulsion judiciaire, elle, est carrément anecdotique. En cause, le Code pénal qui prévoit bien une peine d’expulsion (appelée « interdiction du territoire français »), mais qui n’est que facultative et reste donc à l’entière discrétion des juges.
Alors, depuis 2021, l’Institut pour la justice, que je dirige humblement, porte un combat : l’expulsion automatique des criminels et délinquants étrangers.
La stratégie des petits pas
Modalités parlementaires exigent, le combat se fait par petits pas, en fonction des thèmes choisis par le gouvernement. En 2025, lors de l’examen de la loi narcotrafic, nous réussissions ainsi à créer l’article 131-30-3 du Code pénal qui prévoit désormais l’automaticité d’une peine d’expulsion pour les étrangers reconnus coupables de narcotrafic. Une belle victoire.
Alors, à l’occasion du projet de loi Ripost, nous avions bon espoir de mettre en place l’expulsion de tous les délinquants auteurs des infractions visées par le projet de loi : violations de domicile, rodéos urbains sous alcool ou drogue.
Mais c’était sans compter sur le refus obstiné du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Au Sénat, lorsqu’il était porté par la sénatrice LR Valérie Boyer, et à l’Assemblée, où il l’était par Alexandra Martin (LR) et Jonathan Géry (RN), le ministre de l’Intérieur avait donné deux fois un avis défavorable à nos amendements.
Et ce, malgré un sondage commandé par nos soins qui estimait que 75 % et 82 % des Français sont en faveur de l’expulsion automatique, respectivement, des auteurs de rodéos urbains et de violation de domicile.
N’ayons pas peur des mots : le refus du ministre de l’Intérieur d’expulser ces délinquants est antidémocratique et même tout simplement immoral. Alors qu’un quart des détenus sont étrangers, les Français n’ont pas à être victimes de crimes ou de délits commis par des personnes déjà condamnées par l’État. Or, c’est exactement ce qui se passera, par la faute du ministre.
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69 commentaires
Un clown
Ce Numez n’est pas fou, expulser les délinquants étrangers reviendrait à ce qu’il s’expulse lui même du pays qu’il trahi !
Inutile de s’acharner sur un homme dont on sait la fragilité. Il y a des lampistes qui finissent ministres. M. Nunez n’est pas un homme de mauvaise volonté, c’est surtout un fonctionnaire qui a été accoutumé à exécuter des ordres, à appliquer des directives administratives. Voilà des décennies qu’il est sous le harnois, comme le sont les préfets. Leur avis ? Peu importe, ils sont toujours sur la tangente du limogeoge ou des mutations. Ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils sont. Nunez a oeuvré sous la tutelle de Retailleau et c’est justement son absence décisionnaire politique qui en a fait le prototype macronien parfait. On sait le goût du président pour des hommes sans goût, après dix ans, personne ne peut dire le sens de sa marche ou son horizon prospectif. Il a fait de sa marche ce que les paralytiques font de leurs pieds. La peur en plus. Son leit-motiv carbure à la peur qu’en ébranlant un peu pour le mieux tout ne s’ébranle pour le pire, et lui avec. On peut rire de ce paradoxe : un paon craintif de son ombre, mais c’est la vérité, cet homme est insécure alors n’allez pas lui demander de prendre en charge la sécurité des Français. Ne demandez pas à M. Nunez, casquetté à la fois par Lecornu et par un président incertain mais qui ne lâche rien, justement par faiblesse, des initiatives solides, franches, populaires, indispensables, judicieuses, patriotiques…
Comment cette évidence ne saute-t-elle pas aux yeux de tous : un fonctionnaire dévoué qui a passé trente ans à attendre des ordres et les exécuter pourrait-il soudainement se muer en ministre décisionnaire ? Et ce qui vaut pour M. Nunez est le lot de tous les ministres. Il a fallu que les premiers d’entre eux soient « déposés’ pour ruer dans les brancards. j’attends donc la première ruade de M. Lecornu. Et si ses tripes lui remontront aux cornes. Si toutefois il en a…
Mais qu’attendre de Macron et de sa clique ? Ils aiment tellement les étrangers qu’ils en font entre toujours plus et quand il s’avère que ce sont des délinquants d’abord ils sont peu condamnés et ensuite il faut les garder pour leur donner la chance de s’amander.
En fait, c’est à nous de les accepter trls qu’ils sont.
Les binationaux ne devraient jamais pouvoir occuper des poste politiques et dans la haute publique. Ils ne sont pas vraiment Français la preuve.
En fait, du fait de l’Europe, les peines accessoires, qui étaient automatiques, ont disparu du code (je ne sais plus quand, 1994 sans doute avec le nouveau code). Les peines en question demeurent mais sont devenues accessoires (au sens juridique du terme, c’est à dire qu’elles doivent être explicitement prononcées) Accessoires ou complémentaires, encore faut-il que ces peines soient exécutées.
Hallucinant
Qu’il les prenne chez lui et à ses frais . Nicolas en a marre de subir les délinquants et de payer pou eux .
Il y a comme çà des couples maudits que l’histoire n’oublie jamais :Macron Nunez en fait parti
Macron-Lecornu, Macron-Atal, Macron-Lemaire, Macron-Buzet, Macron-Lemaire, Macron-Philippe, Macron-Castaner, Macron-Dupont-Moretti, Macron-Belloubet, Macron-Taubira, Macron-Sciappa… Bon, certains vont passer à la trappe de la petite histoire, tellement ils sont nombreux. Zut ! on en oubliait un gros : Macron-Hollande.
7% d’exécution des oqtf dont les 3/4 son effectives en Guyane et et aux Comores, il en reste moins de 2% pour la métropole dont les frontières sont passées de passoires à soupapes ( on entre mais on ne sort pas) , donc, dans le registre des fausses vérités,c’est un totem.
Un totem, une synthèse! Les chiffres – robustes – méritent d’être ressassés.
Nunez comme la macronie et l extrême gauche sont des traîtres des lâches des ennemis de la France Ils sont complètement déconnectés de la réalité
Mr NUNEZ a changé l’appellation de son ministère de l’intérieur en ministère de la Temporisation. C’est le filtre idéal pour son patron président d’operette qui dirige la France comme une chef majorette .il jette son bâton en l’air et attend en espérant qu’il lui revienne en main , le fameux en même temps. Heureusement le chef de la fanfare intérieure vient dire la messe en toutes circonstances avec des sermons édulcorés pour que les fidèles français restent bien rassurés.
belle métaphore… la fanfare !
Ce serait très méchant de les renvoyer d’où ils viennent. On les aiment tant en France.
C’est l’inversion de nos valeurs. La justice nous le rappelle chaque jour. Elle pleure sur les délinquants et oublie les victimes. J’espère que la nouvelle présidentielle pourra remettre le train sur les rails.
Nunez sait qu’il peut, avec son complice ministre de la justice, menacer les français de relâcher la racaille.
Ils le font, en douce, régulièrement.