Malgré la volonté de notre Garde des Sceaux, on rechigne parfois à rapatrier des femmes qui ont accompagné des djihadistes en - ; et, en même temps, on fait les unes des sur le « sauvetage » d’une Française elle aussi quasiment passée à l’ennemi.

Il y a des années que les rares nouvelles qui filtraient nous présentaient cette femme comme moribonde aux mains de tortionnaires. Et nous la voyons débarquer de l’avion dans une forme assez étonnante, sur la tête, précisant qu’elle ne s’appelle plus Sophie mais Mariam, remerciant ses « geôliers-combattants » pour leur courtoisie et appelant la bénédiction d’Allah sur le . Elle n’a rien de plus pressé que d’annoncer son espoir de retour prochain dans ce pays. Les Français ont dû être sidérés. Pour un peu, on pourrait croire que nous l’avons enlevée de force. Tout ça pour ça ?

Mais il y a plus dégradant et révoltant que le rôle ubuesque, étalé au grand jour, que nous avons joué dans cette mascarade, conclue par le « traditionnel » accueil national au pied de la passerelle par notre Président. Ce sont les termes du marché passé avec les « ravisseurs ». Outre une rançon d’argent dont le montant restera sans doute inconnu mais servira à acheter des armes et munitions qui seront utilisées contre nous, nous avons ordonné ou cautionné la de 100 ou 200 djihadistes. Demain, des soldats français seront tués par ces gens dont notre chef aura donc tenu la main. C’est à hurler de colère, de dégoût, devant tant de sottise, de lâcheté et de naïveté.

Comment ne pas penser, comme le Romain Marcus Flavinius, centurion à la 2e cohorte de la légion Augusta ? « Si nous devions laisser en vain nos os blanchis sur les pistes du désert, alors que l’on prenne garde à la colère des légions. »

12 octobre 2020

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