[L’ÉTÉ BV] Toujours plus de taxes : la France s’attaque désormais aux serres de jardin
Cet article a été publié le 14/05/2026.
Loin de BV l'idée de vouloir gâcher les vacances de ses lecteurs. La rentrée est encore loin mais, l'automne venu, arriveront les feuilles mortes et les feuilles d'impôt, notamment l'avis de la taxe foncière pour les propriétaires et l'avis de la taxe d'habitation pour les propriétaires d'une résidence secondaire. Des taxes, des taxes, toujours des taxes... Même les serres n'y échappent pas !
La France est championne en matière d’impôts. Quand il s’agit de ponctionner les Français, elle n’a pas son pareil. Après avoir déniché, à l’aide de drones, les abris de jardin et les piscines non déclarés, le fisc va désormais s’attaquer aux détenteurs de serres.
Comme le rapportent nos confrères de Marie France, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) va désormais faire la traque à ce nouvel aménagement de jardin qui tend à se démocratiser. La facture s’annonce très lourde pour ceux qui auraient omis de déclarer une telle construction ou qui songent à en faire installer une.
En effet, le montant de la taxe d’aménagement a été actualisé en 2026 et il est pour le moins dissuasif. Le site service-public.gouv indique : « Hors Île-de-France, la valeur annuelle par m² est de 892 euros ; en Île-de-France, la valeur annuelle par m² est de 1 011 euros. » Cela concerne « toute création de surface de plancher close et couverte dont la superficie est supérieure à 5 m² et d’une hauteur de plafond supérieure ou égale à 1,80 mètre ». S'il y a eu oubli de déclaration, l'amende infligée pourrait aller de 1.200 à 6.000 euros par mètre carré et être assortie d'une obligation de démolition.
Glaneur d’euros
Le service des impôts considère qu’« une nouvelle construction augmente la valeur locative qui sert à calculer la taxe foncière et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires » et, par conséquent, la valeur du bien. Si vous avez envie de faire pousser vos salades et vos tomates sous serre, pour ne pas avoir à les acheter à prix d’or au supermarché ou parce que vous voulez savoir ce que vous mettez dans votre assiette, c’est forcément que vous êtes plus riche et, si vous êtes plus riche, votre maison vaut nécessairement plus : vous devez donc payer plus. À noter, également, qu’à cette taxe d’aménagement peut s’ajouter une taxe d’archéologie préventive, si vous avez le malheur de faire des fondations. Cela n’a évidemment aucun sens, mais quand il s’agit de faire raquer les Français, le gouvernement trouve des logiques à tout.
Pour faire passer la pilule, le fisc précise : « Cet impôt sert principalement à financer les équipements publics (voiries, écoles, transports, etc.) nécessaires aux futures constructions et aménagements. » Comment s’y opposer, dans ce cas ?
Tout ce qui est imposable est évidemment inopposable. Résultat : les Français payent à peu près pour tout. Les piscines et les abris de jardin, comme évoqué précédemment, sont taxés, mais également les petits colis, les ordures ménagères, le tabac, l’alcool, l’énergie, les voitures lourdes, les services numériques, les séjours, le ski de fond, l’ouverture des caveaux… Des taxes en tout genre auxquelles s’ajoutent des éco-contributions par-ci et des éco-participations par-là.
Semeur d'impôts
En tout et pour tout, la fondation iFRAP a recensé « 303 taxes et impôts, 89 cotisations et 46 contributions », pour un total de 438 possibilités pour l’État de se servir dans la poche des Français. Avec un nombre aussi important, c’est à se demander ce qui n’est pas encore taxé. Côté jardin, les barbecues en dur semblent pour le moment avoir échappé à la vigilance de la DGFiP, comme les terrains de boules particuliers. Il n’y a pas encore, non plus, d’impôt sur le mobilier de jardin ou les feuilles des arbres qui tombent à l’automne, mais ne crions pas victoire trop tôt.
Les Français sont étranglés par les prélèvements obligatoires, ce n’est plus un secret. Chose moins connue : pour collecter toutes ces sommes, l’État français dépense des milliards d'euros - 6,7, plus exactement, en additionnant les coûts de collecte de la DGFiP, de l’URSSAF et des douanes. Le serpent se mord la queue.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR


































222 commentaires
Donc vous avez une serre depuis plus de 20 ans qui fait en gros 20 m2 pour y planter 20 pieds de salades 5 pieds de tomates,et vous aller payer un impots pour cela qui représente pour vous environ 200 euros,donc la serre détruite avant de payer le vol.
prochaine étape : les fruits et légumes consommés par les propriétaires représentent un manque à taxer de TVA …je vous laisse deviner la suite , tout comme la production électrique de vos panneaux solaires autoconsommée .
Dont aussi la CVO Contribution Volontaire Obligatoire (sic) dû par les propriétaires de forêt. Facile, si vous êtes volontaire vous payez et si vous ne l’êtes pas vous payez quand même. Pas à l’abris d’une contradiction notre administration, tout est bon pour nous faire payer.
J’espère simplement qu’un jour qqu’un s’attaquera aux « serres » de cet oiseau de proie qu’est l’état français qui nous « enserre » chaque jour un peu plus dans les mailles de son filet fiscal.
Quand on nous parle de « valeur locative », c’est donc que le fisc considère que, bien qu’étant propriétaire d’un immeuble que j’habite et en payant la taxe foncière sur la propriété, je suis également locataire de mon propre bien et qu’en tant que tel, je dois aussi être taxé. C’est bien ça ? Et si de plus j’ai fait des travaux pour mettre mon bien à jour avec des normes perpétuellement changeantes, au lieu de me féliciter d’avoir fait cette mise aux normes, on va encore me taxer davantage pour m’être montré un bon citoyen respectueux des lois perpétuellement changeantes. Suis-je trop naïf dans mon raisonnement face à un Etat kafkaïen ?
Ajoutons un gag du cru 2026. Le « traitement » de la Légion d’honneur et de la Médaille Militaire va être soumis à l’IR dans le budget 2027 voté par nos députés. C’est de l’ordre de quelques euros puisque c’est symbolique et gelé à peu près à Napoléon 1er. Il va falloir déclarer cette somme. Problème: Quasiment tous les récipiendaires en font cadeau à l’institution et ne la perçoivent donc pas. Ils devront quand même la déclarer dans les revenus (6 euros pour la LH!) puis la mentionner dans les dons (case 7UF comme chacun sait) Courteline (sé)vit toujours mais pas dans les armées!
« Pour faire passer la pilule, le fisc précise : « Cet impôt sert principalement à financer les équipements publics (voiries, écoles, transports, etc.) nécessaires aux futures constructions et aménagements. » Comment s’y opposer, dans ce cas ? »
En rappelant une règle simple du fisc, aucune recette de l’Etat ne peut être affectée par avance. Seules les assemblées peuvent affecter les recettes à des postes de dépense. Cela s’appelle la loi sur le budget de l’Etat. L’inconvénient c’est que cette loi sur les dépenses est votée avant que l’on connaisse les recettes fiscales.
et le surplus pour envoyer à l’UKRAINE…..
Mes tomates vont me couter cher !! Et si je changeais de culture et que je me lance dans quelque chose de plus lucratif et que je pourrais vendre ?? A voir
Du canabis……
L’Etat va bientôt taxer les « nains de jardin »…..mon voisin va dérouiller !
au delà du plaisir de cultiver son potager…….il va bien falloir en déduire le coût d’une carotte ou d’une salade !…..