L’ancien président de la République a été mis en examen le jeudi 15 octobre pour « association de malfaiteurs » dans le cadre de l’enquête sur le financement de sa campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2007, a annoncé le vendredi 16 octobre le Parquet national financier (PNF), confirmant ainsi une information de Mediapart.

Quatrième mise en examen

Après quatre jours d’audition et d’un interrogatoire de plus de quarante heures jusqu’à lundi soir, Nicolas Sarkozy a été mis en examen une quatrième fois dans ce dossier, instruit par les juges d’instruction Aude Buresi et Marc Sommerer, ayant succédé à Serge Tournaire, explique Le Monde.
Il a également été mis en cause, depuis mars 2018, pour « corruption », « recel de détournements de fonds publics [libyens] » et « financement illicite de campagne électorale » et placé sous contrôle judiciaire.

Le 31 janvier, les magistrats ont mis en examen pour « association de malfaiteurs » l’un des anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, soupçonné d’avoir touché des fonds provenant de l’Etat libyen, qui auraient pu financer la campagne électorale. Lors de sa dernière audition, en juin 2019, Nicolas Sarkozy avait déclaré être « totalement innocent dans cette affaire », dénoncé un « complot », et demandé un recours visant à faire annuler l’enquête.

Mais l’enquête a été relancée par un arrêt de la cour d’appel de Paris du 24 septembre : la chambre de l’instruction, chargée d’étudier les recours, a rejeté la plupart des arguments des avocats de l’ancien président qui s’est alors pourvu en cassation contre cette décision.

« Innocence à nouveau bafouée »

L’ancien chef de l’Etat s’est aussitôt exprimé sur les réseaux sociaux : « J’ai appris cette nouvelle mise en examen avec la plus grande stupéfaction (…). Mon innocence est à nouveau bafouée par une décision qui ne rapporte pas la moindre preuve d’un quelconque financement illicite ».

L’enquête avait été lancée à la suite de la publication par Mediapart, en 2012, entre les deux tours de la présidentielle, d’un document censé prouver que la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 avait été financée par le régime de Mouammar Kadhafi.

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